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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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plus beau temple de l’univers fce temple fut brûlé parErostrate) ; en Tauride , où on lui immolait les étran-gers que la tempête jetait sur la côte; à Aride prèsde Home, où son temple était desservi par un prêtrequi ne pouvait parvenir à cette fonction qu'en tuantson prédécesseur. On la représente ordinairementvêtue d'une tunique courte et légère, un arc à lamain, le pied chaussé d’un brodequin, et accom-pagnée d'une biche ou d’un chien de chasse.

Diane de Poitiers , duchesse de Yalentinois, filleaînée de Jean de Poitiers , seigneur de Saint-Vallier,née en 1499, morte en 1566, épousa, à l'âge de 13 ans,Louis de Brézé, comte deMaulevrier etgrand-sénécha)de Normandie . Elle perdit son mari en 1531 et de-vint, quelques années après, la maîtresse du ducd’Orléans, filsde François!, etdepuis roi sous le nomde Henri II. Diane se trouva alors en concurrencepour le crédit avec la duchesse d'Etampes, maîtressedeFrançois I : chacune d’elles eutson parti à la cour,et leur rivalité occasionna plusieurs scènes scanda-leuses. Mais à la mort de François I , et à i’avénementde Henri II, Diane fit exiler la duchesse d’Etampes, etrégna désormais seule en France sous le nom de sonamant. Catherine de Médicis, femme de Henri II ,dut elle-même, malgré sa beauté et son esprit, céderà l’ascendant de la favorite, qui fut faite duchessede Yalentinois, et qui s'entoura d'une cour brillantedans son château d’Anet , un des plus beaux ouvragesde l’architecte Philibert Delorme . Elle conservason pouvoir jusqu’à la mort de Henri 11 (1559).

diane de France , duchesse d'Angoulême , fillenaturelle du dauphin Henri (Henri II ) et d'unePiémontaise, ou de Diane de Poitiers suivant Bran-tôme, née en 1538, morte en 1619, épousa HoraceFarnèse, puis François de Montmorency , fils duconnétable (qu’elle sauva de la Saint-Barthélemy ).Elle négocia la réconciliation de Henri III son frèreavec Henri roi de Navarre, et jouit auprès de ceprince, devenu roi de France , d'un grand crédit.

D1ANIUM, Dénia, ville d’Hispanie , dans la Taiva-conaise, chez les Contestant , sur la mer, près d’uncap nommé aussi Dianium (auj. le cap Martin) , étaitune colonie de Marseille et devint fameuse pendantla guerre de Sertorius . Voy. dénia.

^ HIANO, ville du roy. de Naples (PrincipautéCitérieure), à 75 kil. S. E. de Salerne , dans unebelle vallée; 4,000 hab. Château-fort. — Ville desEtats sardes, dans le duché de Gênes , à 4 kil.N. E.d'Oncglia; 3,000 hab.

DIARBEK ou DIARBEKIR , autrement Amicl ouKara-Amid, Carcathiocerta ou Arnida des anciens,ville de la Turquie d’Asie , ch.-l. du pachalik deDiarbekir, sur le Tigre , rive droite, à 625 kil. N. O.de Bagdad , par 37° 31’ long. E., 37° 55' lat. N.;sa population est évaluée à 38,000 hab. par lesuns, et à 80,000 par les autres. Archevêché nesto-rien. Murailles épaisses et très élevées, flanquéesde tours. Cathédrale arménienne, mosquées remar-quables, fontaines, bazar, caravansérail. Maroquinsrenommés; tissus de soie, laine, coton ; poterie, us-tensiles de cuivre. Grand commerce avec Smyine,Alep, Bassora, Constantinople . Aux environs, beauxjardins, fruits exquis. — On ignore l'époque de lafondation de cette ville. Elle fut plusieurs fois dé-truite; sa dernière restauration date des règnes deValens et de Valentinien . Après avoir subi diversesdominations, elle Unit par tomber en 958 au pou-voir des Turcs qui la possèdent encore aujourd’hui. ,diarbek ou diarbekir (pachalik de), un des 4 pa-chaliks de l'Aldjezireh, dans la Turquie d'Asie , au S.de celui d'Erzeroum et au N. de celui de Bagdad ;324 kil. sur 163. La population de ce pachalik se 'compose de Kourdcs, de Turcs, d’Arabes, d’Àrmé-niens et de Juifs. 11 se divise en 17 livalis. Ch.-l.,Diarbek. Au N. s'élèvent les monts Nimrod et Ba-reina, d’où sortent un grand nombre de riv.; au S.

le Karadja-dagh et le Giondi-dagh, etàl’O. la par-tie du Taurus appelée Kurin, qui donne naissanceau Tigre. Ce fleuve reçoit dans le Diarbekir un grandnombre d’afQuents, dont les principaux sont le Kha-bouret l'Erzen. Climat chaud et sec dans les vallées,froid dans les montagnes. Grande fertilité; or, ar-

f ent, cuivre, étain, fer, marbre, albâtre, chaux, etc.,e Dinrbeck est la partie N. O. de la Mésopotamie .DIAS ou D1AZ (Barthélemy), navigateur portu-gais, découvrit en 1486 le cap qui termine l’Afri-que au S.; il le nomma cap des Tourmentes à causedes tempêtes qu'il y avait essuyées; mais le roiJean 11 préféra l’appeler cap de Bonne-Espérance,parce qu’il espérait, à juste titre, que cette décou-verte ouvrirait la route des Indes .

dias (Michel), Espagnol , un des compagnons deChristophe Colomb , découvrit en 1495 les minesd'or d'Hayna dans l'île de Saint-Domingue , et futnommé en 1509 gouverneur de Porto-Rico .

dus (Balthazar), poêle portugais , né à Madère,aveugle de naissance, a composé un grand nombrede ces œuvres dramatiques que les Espagnols et lesPortugais appellent autos (actes). Ses productionsles plus renommées sont : l'Acte du roi Salomon,Evora, 1612; l’Acte de la Passion, Lisbonne , 1613;l’Acte de saint Alexis; l'Acte de sainte Catherine;l'Acte de la Malice des femmes ; Conseil pour se bienmarier, Lisbonne , 1633, etc. — Le nom de Dias aencore été porté par un grand nombre de poètes,de théologiens, etc.— dias de sous. Voy. sous.

D1BBIE, dit aussi Bahr-Tieb (lac noir), lae d'A-frique, dans le Soudan , entre 15° 40' et 16° 35’ lat.N., et dontle centre est par 3° long. 0. Son étenduen'est pas connue. On croyait jadis que le Djoliba s’yjetait. — Une ville, sur le bord S. 0. du lac, senomme aussi Dibbie et quelquefois Sibby.

DIBDIN, auteur dramatique anglais , né en 1748à Southampton, créa à Londres , dans le Leieester-square, un petit théâtre où il était à la fois auteur,compositeur et acteur. Ce théâtre acquit une vogueimmense, grâce à la gaîté de Dibdin et à l’à-proposde ses chansons contre la France , qui lui valurentmême une subvention de la part de Pitt. A la mortde ce dernier, Dibdin, ne pouvant couvrir ses frais,ferma son théâtre; il mourut pauvre en 1815. Lespièces de Dibdin sont aujourd’hui oubliées ainsique plusieurs romans qu'il avait composés.

D1BIO ou DIVIO, ville de la Gaule (Lyonnaise 1"),auj. DIJON .

D1BUTADE, jeune fille de Sicyone ou de Corin-the , imagina de tracer l'ombre de son amant, dontle profil était dessiné sur une muraille par la lumièred'une lampe. Ce fut là, dit-on, l’origine de la pein-ture. Son père, qui était potier, appliqua de l'argilesur ces traits en observant leurs contours, et fitcuire ce profil de terre. Ce fut là l’origine de lasculpture en relief.

DICËARCHIE, ville de Campanie , auj. poiizzoles.DICÉARQUE, disciple d'Aristote, de Messine enSicile, ou, selon d'autres, de Messène dans le Pélo-ponèse, fut à la fois philosophe, historien, géogra-phe, et fleurit vers l’an 320 av. J.-C. Il avait écritdes traités sur l’âme où il soutenait que la matièrea par elle-même la facullé de sentir et que Pâmen’est qu’une force vitale naturelle au corps. II avaitcomposé une histoire de Sparte qu’on lisait tous lesans en public à Sparte même pour l’instruction dela jeunesse. Il ne reste de lui que des fragmentsd'un ouvrage sur la géographie de la Grèce , queTon trouve dans les Petits Géographes grecs, aveudes notes de Dodwell.

D1CQUEMARE (l’abbé J.-Franç.), naturaliste, néau Havre en 1733, enseigna la physique et 1 his-toire naturelle dans cette ville, et y mourut en 1789.

11 a fait de nombreuses observations sur les ani-maux marins sans vertèbres, particulièrement sur