Buch 
Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
Entstehung
Seite
491
JPEG-Download
 

DIDE — 491 — DIDI

les orties de mer, les actinies ou anémones de mer,les huîtres, etc., que l'on trouve consignées dans leJournal de Physique , 1172-1789. 11 s'occupa aussid’astronomie et de géographie, et inventa un cos-moplane qui sert à résoudre les problèmes d'astro-nomie nautique.

D1CTÆUS mons, montagne de la Crète orien-tale. Voy. dicté.

DICTAMNliM. Voy. dictynna.

DICTATEUR. On nommait ainsi à Rome un ma-gistrat extraordinaire que l'on investissait de l'au-torité suprême dans les moments ditliciles. 11 étaitnommé par le consul. La durée de son commande-ment était de 6 mois. A l'exception des tribuns dupeuple, tous les autres magistrats étaient suspenduspendant cet espace de temps. 11 nommait pourcommander la cavalerie sous ses ordres un lieute-nant qu’on appelait le maître de ta cavalerie ( magis-1 er equitum). 11 marchait précédé de 24 licteurs, fai-sait la paix et la guerre, avait le droit de vie et demort, sans appel au peuple, il ne pouvait toutefoisdisposer des deniers publics sans l'autorisation dupeuple, nis’éloignerde l'Italie , et il rendait compte desa gestion à i'inslant où il sortait de charge. La dic-tature fut créée l'an 498 av. J.-C., sur la propositionde T. Lartius b’Iavus, qui en fut le premïêr revêtu.Primitivement les patriciens seuls exercèrent cettemagistrature, mais ensuite les plébéiens l'obtinrent(356). Sylla (82) et César (48-44) en furent les der-niers revêtus ; ils se firent nommer dictateurs perpé-tuels, titre qui équivalait à celui de roi. La dictaturefut abolie avec la république, ou plutôt les empe-reurs ne furent que des dictateurs perpétuels.

DICTÉ, nymphe de Crète , se jeta dans la merdu haut d'un rocher, pour échapper aux poursuitesde Minos , lequel, en mémoire de sa chasteté, donnale nom de Dictœus à cette montagne.

D1CTYNNA ou DICTAMNL’M, ville, promontoireet montagne de Crète , au N. 0. L'herbe merveil-leuse appelée diclamne y croissait en abondance.

DICTYS de Crète, auteur pseudonyme d'unoHistoire de ta guerre de Troie en G livres. On conteque Dictys suivit Idoménée au siège de Troie , qu'àson retour il écrivit en phénicien l'histoire de cesiège célèbre, que son ouvrage fut mis avec lui dansson tombeau, et qu'il y resta jusqu'au règne de Néron ,époque à laquelle il fut découvert par l'effet d'untremblement de terre, et traduit en grec . Toutesces circonstances sont autant de fables; T 11 isloire deDictys, que nous n’avons aujourd'hui qu'en latin,paraît avoir été traduite ou fabriquée au HF ou auiv' siècle par un certain Q. Seplimius. Cet ouvrage,qui du reste est digne d'intérêt, fut imprimé pourla première fois vers 1477 ; il est généralementjoint àDarès de I’hrvgie. La dernière édition de cesdeux auteurs est celle de Yalpy, Londres , 1825,2 vol. in-8. M. Dederich a publié, à llonn, 1833,une édition séparée de l'ouvrage de Dictys. 11 a ététraduit en français par Achaintre, 1813.

D1CU1L, géographe irlandais du IX e siècle, acomposé un traité De Mensuva Or bis > publié parM. Walckenaér, Paris , 1807 (texte seul), et parM. Letronnc en 1814, avec de savants commen-taires. Cet ouvrage a permis de lixer l’époque dela découverle de l’Islande et des îles Féroé, et cellede la rupture du canal entre le Nil et la mer Kouge.

DIDEROT (Denis), philosophe du xvm e siècle, néà Langres en 1712, mort en 1784, était fils d’uncoutelier. Destiné à l'état ecclésiastique , il futenvoyé à Paris pour étudier en théologie, puis ilentra chez un procureur ; mais n’ayant de goût quepour les sciences et les lettres, il renonça à prendreun état, et se livra tout entier à l’étude, embrassanttout à la fois littérature, méfapliysique, morale,physique, géométrie. Il se mit en'même temps àdonner des leçons et à faire des livres pour vivre.

1! lit d’abord quelques traductions de l'anglais ; ilpublia en 1745 un Essai sur le mérite et la vertu,imité de Shaftcshury; en 1746 des Pensées philo-sophiques qui commencèrent à attirer i’attention surlui, et qui furent condamnées au feu par le parle-ment; en 1749, la Lettre sur'les aveugles, à l’usagede ceux qui voient, qui renfermait quelques para-doxes impies et quelques allusions hardies à despersonnages puissants: il fui pour ce dernier ou-vrage enfermé plusieurs mois à Yincennes. Devenulibre, il conçut le projetdc Y Encyclopédie, et s’étantassocié d'Aiembert et quelques autres gens de let-tres, il réussit, à travers mille obstacles que lui sus-citaient le clergé et l’autorité civile, à mettre à fincette grande entreprise (1751-72, 28 vol. in-fol., sa-voir, 17 de texte et 11 de planches). 11 se réserva larédaction des articles sur la philosophie ancienne,et ceux sur les arts et métiers qui étaient tout entiersà créer, et qu’il traita avec un talent supérieur. Enmême temps qu’il publiait les volumes de VEncy-clopédie, il composait plusieurs ouvrages, les unssérieux, tels que les Pensées sur l'interprétation dela nature, 1754, qui lui furent inspirées par le No-vum Organum de Bacon; les autres frivoles, tels queJacques le Fataliste, la Religieuse, romans licencieuxqui déshonorèrent sa plume ; il donnait deux dra-mes, le Fils naturel, 17 57, et le Père de Famille, 1158,pièces d’un genre tout nouveau; il faisait connaîtreet goûter Richardson ; il jugeait dans ses Salonsles ouvrages de peinture exposés en 1765 et 1767. Ce-pendant, tous c.es travaux ne l’enrichissaient pas, etil so vit réduit en 1765 à vendre sa bibliothèque :l’impératrice de Russie, Catherine 11, qui favorisaitles philosophes, Tacheta 50,000 francs, à conditionqu'il continuerait d’en jouir, et dès ce moment ellese chargea de pourvoir à ses besoins. En 1773, Di-derot fil le voyage de St-Pétersbourg pour visiter sabienfaitrice. Après avoir passé quelques mois auprèsd’elle, il revint à Paris où il vécut fort retiré jus-qu'à sa mort. 11 publia dans ses dernières années unEssai sur les règnes de Claude et de Néron , 1779, quin’est autre chose qu’une apologie de Sénèque avecune appréciation de sa philosophie et de ses écrits.Outre les ouvrages qu’il publia sous son nom, Diderot a beaucoup contribué à Y Histoire philosophique desdeux Indes de Raynal, au Système de la nature ded’Holbach, et à quelques autres publications anti-religieuses. On lui atlribue à tort le Code de la nature( K.mohelly au Slip.) etautres écr.du même genre. D.était un des ennemis les plus acharnés du christia-nisme, et même de toute idée religieuse ; il professaitouvertement le matérialisme et l'athéisme, et prê-chait ces doctrines désolantes avee une sorte d’en-thousiasme et de fanatisme. Comme écrivain, il brillepar le mouvement, la chaleur, l'abondance, la har-diesse ; mais il ne sait pas tempérer son imaginationet tombe souvent dans la déclamation. On a dit delui : a II a écrit de belles pages, il n’a jamais su faireun livre.» Diderot fut lié avec les principaux écri-vains du xvni' siècle, avec Rousseau, qui plus tard de-vint son ennemi, avec Voltaire , d’Aiembert, d’Hol-bach. il eut pour amis particuliers Griinm et Nai-geon. !1 s’était marié de bonne heure, et il eut unefille qu'il chérit tendrement (madame de Vandeuil).Nuigeon puhlia en 1798 une édition de ses œuvresen 15 vol. in-8. 11 en a paru en 1821, chez Brière,une édition plus complète, en 22 volumes, avec lesMémoires de Naüjeon sur Diderot . On a enfin publiéchez Paulin, en 1830, (les Mémoires et œuvres inéditesde Diderot , 4 vol. in-8, précédés de Mémoires sursa vie par sa tille.

DIDIER (saint), Desiderius, évêque de Langres ,subit le mariyre en 264. L'Église célèbre sa tète)e23 mai,avec celle du suivant.

Didier (saint), archevêque de Vienne en Dau-phiné (596), assassiné v. 612 près de Lyon par or-