DIDY — 492 — DIEM
dre de la reine Brunehaut.— Les légendes mention-nent 4 autres saints prélats du même nom : le1 er , évêque de Nantes vers 451 ; le 2 e , évêque deCahors , dont plusieurs lettres se trouvent dans laBibliothèque des Pères, et qui mourut en 655: le 3',ar-chevêque de Bourges vers le v' siècle ; le 4 e , évêquede Châlons , puis de Gap, mort vers 531.
Didier, dernier roi des Lombards, était d'abordduc d'Istrie . Astolphe, roi des Lombards, étantmort sans enfants, Didier rassembla une armée,força Rachis , frère d’Astolphe, à lui céder ses droits,757. 11 attaqua ensuite Etienne 11 ; mais fut repoussépar Pépin. En 770, il donna sa fille à Charlemagne ,espérant avoir en ce prince un allié sûr; mais dèsl'année suivante, il eut la douleur de voir sa fillerépudiée, et en 773 ses propres états furent envahispar son gendre, qu’avait appelé le pape Adrien, me-nacé par les Lombards. Assiégé et pris dans Pavie (774), il fut relégué au monastère de Corbie , où il m.
DIDIUS JULIANUS , empereur romain, avait d'a-bord servi avec distinction, sous le règne de Com-mode, et subjugué lesCattes, peuple germain. Aprèsla mort de Pertinax (30 mars 193), il acheta l'em-pire, mis à l'encan par les prétoriens. Il se renditbientôt odieux par son luxe et son extravagance, etayant d’ailleurs refusé de payer la somme pour la-quelle on l'avait élevé à l'empire, il fut tué par sessoldats, à l’approche de Septime Sévère , 2 juin 193
DIDJELou Petit-Tigre, riv. de la Turquie d’Asie (Bagdad), sort de la rive droite du Tigre , près deSamarra , et va se perdre, à 26 lui. O. de Bagdad,dans le canal d'issa qui joint le Tigre à l'Euphrate .Son cours est de 110 kil.
D1DON, princesse de Tyr , fille de Bélus, sœur dePygmalion et épouse de Sichée, fut forcée de quit-ter sa patrie à cause des cruautés de son frère, quivenait de faire périr Sichée pour s’emparer de sestrésors, et s’enfuit en Afrique, où elle fonda Car-thage vers l’an 860 av. J.-C. On raconte que, pourse soustraire aux poursuites dlarbas, roi des Gélules,qui voulait la forcer à l’épouser, elle se précipitasur un bûcher et s’y frappa d’un poignard. Virgile s’est écarté de la vérité historique en faisant vivreDidon du temps d’Enée, auquel elle est postérieurede 300 ans. On lui donne quelquefois le nom d’Élise.Lefrancde Pompignan a fait unetragédiede Didon .
D1DOT, famille d’imprimeurs-libraires, ’qui abeaucoup contribué aux progrès de l’imprimerie enFrance . Le premier de cette famille qui se soit dis-tingué est François-Ambroise Didot, né à Paris en1730, mort en 1804. 11 établit chez lui une fonde-rie d'où sortirent les plus beaux types qu’on eût vusjusque-là, inventa un instrument propre à donnerau corps des caractères une juste proportion, et pu-blia des éditions admirables par la correction dutexte, entre autres la collection dite d'Artois, en64 vol. in-18, et une Collection de classiques fran-çais, imprimée par ordre de Louis XVI , dans lestrois formats in-4, in-8 et în-18. — Kirmin Didot,(ils du précédent, né à Paris en 1764, mort en 1836,travailla, de concert avec son frère aîné, Pierre, àajouter de nouveaux perfectionnements à son art,et lit le premier des éditions stéréotypes, 1797. Parmileurs éditions,on estimesurtoul: Virgile , 1798, in-fol.;Horace, 1799, in-fol., le Camoens , 1817; la Henriade,1819. Firmin Didot cultivait aussi les lettres : onlui doit de bonnes traductions en vers des Bucoli-ques de Virgile, 1806 , des Idylles de Théocrite ,
1833,et une trag. û'Annibal.U fut dép. en 1829.—Ses2tils.Ambr.etllyac.-Firm.soutienn.l’honneurdu nom.
D1DYME, c est-à-dire jumeau, nom ou surnomde plusieurs personnages anciens: de saint Thomas ,un des apôtres ; d’un grammairien d’Alexandrie ,contemporain d’Auguste , qui composa plus de 4,000traités, tous perdus aujourd’hui. On lui attribueun traité De Marmoribus et lignis, grec et latin, Mi-
lan, 1817, et des Scholies sur Homère , dans l’édi-tion A’Homère, Elzévir , Levde, 1656, en 2 vol. in-4.
DIDYMOT1CHOS, ville deThrace, auj. dimotika.
D1DYMUS mons. Voy. dindvmus.
DIE , Dea Voconliorum ou Augusla Dea chez le»anciens, ch.-l. d'arr. (Drôme ), à 43 kil. S. E. deValence ; 3,900 hab. Tribunal de première instance.Porte Saint-Martin , ancien hôtel de l’évêché. Draps,tanneries. Bon vin blanc mousseux, dit clairette deDie .— Cette ville était jadis eh.-I. des Voconces ; elledevint sous Auguste une colonie romaine impor-tante ; elle devint ensuite ch.-l. du paysdeDioisfDien-sis tractus), et fut jusqu'au xm* siècle le siégé d’unévêché suffragant de Valence . Dans le xvi«, avant larévocation de l’édit de Nantes , les Calvinistes jétaient en grand nombre. —L'arr. de Die a 9 cant.(Bourdeaux, LaChapelle-en-Vercors, Châtillon , Crestqui compte pour deux, Luc-en-Diois, La Motte -Cha-lançon, Saillans,plus Die ), lOOcomm., et.66,787hab
DIEB1TSCH-ZABALKANSK1 (Jean-Charles-Fré-déric, comte de), général russe, né en 1785 d’unefamille noble de Silésie , entra d'abord dans lesarmées prussiennes, et passa ensuite au service dela Russie . 11 devint un des favoris d’Alexandre,fut blessé à Austerlitz, se distingua à Eylau et àFriedland (1807), puis à Dresde (1813). On prétendque c’est lui qui conçut et donna le premier l'idéede marcher sur Paris . Dans la guerre contre lesTurcs (1828), il se signala par le passage du Balkan ,ce qui lui valut le surnom de Zabalkanski, et futnommé feld-maréclial. Il commanda l'armée russedans la guerre de Pologne , enlS31, et vainquit à Os-trolenka, mais il éprouva ensuite des revers et m. peuaprès. Les uns attribuent sa mort à un suicide, d’au-tres aux effets du choléra joints à des excès de boisson,
B1EBOURG, ville d'Allemagne , dans le grand-duché de Hesse-Darmstadt , à 12 kil. N. E. deDarmstadt : 2,300 hab. Château-fort,
DIEGO, corruption de Jacobus, Jacques, prénomtrès commun en Fîspagne. Pour les personnagesainsi nommés, Voy. le nom qui suit Diego.
D1ÉGO ALVAREZ, île de l’Océan Atlantique , par11° 3’ long. E., 40° 19’ lat. S.
diégo garcia (archipel de), dans l’Océan Atlan-tique. Voy. CHAGOS .
diégo rays (îles), dans l'archipel des Maldives ,sous l'équateur. Découvertes par les Portugais .
diégo ruys (îles). Voy. Rodriguès.
D1ËK1RCH, ville du duché de Luxembourg , à 26kil. N. de Luxembourg , sur la Sure ; 2,800 hab.Draps, tanneries.
D1ELLY ou D1LLY, ville de l'île Timor , sur lacôte sept., dans l'archipel de là Sonde , par 123° 10'long. E., 8“ 33’ lat. S. Port sûr. Sandal et cire.—Les Portugais y ont un résident dépendant de Macao .
D1EMEL, riv. d’Allemagne . Voy. dimel.
DIEMEN (Ant. van), gouverneur-général déséta-blissements hollandais dans les Indes orientales, de1636 à 1645 , avait d'abord été simple commis. Ils’empara des établissements portugais à Ceylan et àMalacca , introduisit le commerce hollandais au Ton-quin, contracta plusieurs alliances avantageuses, etfit faire des voyages de découvertes. Abel Tasinan,chargé par lui d’explorer la mer du Sud, découvriten 1642 la terre qu’il a appelée, du nom du gouver-neur, terre de Diémen .
D1ÉMEN (terre de van) ou diéménie, dite aussiTasmanie par quelques modernes, grande île del’Océanie, au S. de l’Australie (ou Nouvelle-Hol-lande), dont la sépare le détroit de Bass , a 280 kil.sur 240; 4,200 hab. européens en 1819, etî,200 en1821. Sol très fertile, superbes forêts, beaux ports.Ses habitants de race nègre sont peut-êlreles homme»les moins civilisés et les plus stupides du globe.—LaDiéménie fut découverte en 1642 par Abel JanssenTasman, Hollandais, qui l'appela Terre de Diémen .