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de l'empire) : ce furent Constance Ctilore et Galérius ;il assigna des provinces à chacun d'eux. Ces quatreprinces obtinrent chacun de leur côté des succès, etrentrèrent en triomphe dans Rome l'an 303. En cettemême année Dioclétien, à l’instigation de Galérius ,commença contre les Chrétiens une terrible persé-cution qui dura dix ans. L’année suivante il tombadans une grave maladie qui affaiblit sa raison. Cetaffaiblissement, joint aux menaces de Galérius , l’en-agea à abdiquer l'an 305 de J.-C. 11 se retira àalone où il cultivait lui-même son jardin; il disaitn’avoir commencé à vivre que du jour de son abdica-tion. On ajoute même que, Maximien ayant voulul'engager à reprendre la couronne , il l'invita ,pour toute réponse, à venir voir ses jardins de Sa-lone. Il mourut en 313.
DIODORE de Sicile , historien grec, né à Agy-rium en Sicile, vivait du temps de César et d'Au-guste . Après avoir visité les principaux pays del’Europe et de l’Asie, il s’établit à Rome et y pu-blia sous le titre de Bibliothèque historique un ou-vrage en 40 livres qui contenait l’histoire univer-selle depuis le commencement du monde jusqu’àla 180' olympiade (CO ans av. J.-C. ). Il ne nousen reste malheureusement que 15 livres, savoir; les5 premiers , qui traitent de l’Égypte , de l’Assyrie et des premiers temps de la Grèce ; le 11' et suivantsjusqu’au 20', qui vont jusqu’à la bataille d’ipsus(301 ans av. J.-C.). Cet historien montre peu decritique ; il paraît n’avoir pas puisé aux meilleuressources, mais son ouvrage est néanmoins fort pré-cieux et contient des détails qu’on ne trouveraitpas ailleurs. Son style est simple et clair, mais peuélégant. Les éditions les plus estimées de Diodore sont celles de Wesseling , grecque et latine , Ams-terdam , 1746,2 vol. in-fol. ; et de Dindorf, Leip-sick, 1828-32, 6 vol. in-8; celle-ci contient denouv. fragm.MM . Didot l’ont publ. avec tous lesfrag.et une trad.lat., 1843, 2 vol. gr. in-8. Diodore a ététr. en fr. en partie par Amyot, 1554, et en totalitépar Terrasson, 1737, et plus récemment parM. A.-I‘\ Miot, 7 vol. in-8, 1834.
DIOGÈNE, philosophe "cynique, né à Sinope , 413ans av. J.-C., fut chassé de sa patrie avec son pèrepour avoir fait de la fausse monnaie , et vint debonne heure à Athènes où il étudia la philosophiesous Antislhène. Il y vécut dans la plus grande mi-sère, et ne subsistait guère que d’aumônes. Dans lasuite, ayant été fait prisonnier par des pirates, ilfut vendu comme esclave à Corinthe , et acheté parle pnilosophe Xéniade , qui, frappé de son mérite,lui confia l’intendance de ses biens et l’éducation deses enfants. Biogène mourut à Corinthe l’an 323 av.J.-C., âgé de 90 ans. 11 avait ordonné qu’on jetât soncorps dans un fossé ; mais ses amis lui firent desfunérailles magnifiques. Ce philosophe outra les aus-térités de la secte cynique. 11 logeait, dit-on, dansun tonneau, n’avait pour meuble qu’une besace ,un bâton et une écuelle. 11 jeta même son écuelle,parce qu’il avait vu un jeune enfant boire dans lecreux de sa main. On conte que, plein de méprispour ses contemporains, il se promena un jour enplein midi une lanterne à la main, disant : « Jecherche un homme. » En partisan de Zénon d’Élée niait devant lui le mouvement: il se leva, et se mità marcher, réfutant ainsi ses ridicules arguties.Il y avait dans sa pauvreté volontaire beaucoupd’orgueil et de vanité. Alexandre-le-Grand , étantà Corinthe , eut la curiosité de le voir, et lui de-manda ce qu’il pouvait faire pour lui : « Te retirerde mon soleil, » répondit le philosophe. On assurequ’Alexandre s’écria : « Si je n’étais Alexandre, jevoudrais être Diogène . » Toutes ces anecdotes etune foule d’autres, que l’on raconte de Diogène , sontloin d’être authentiques. On a sous le nom de Dio-gène des Lettres qui sont évidemment supposées.
diogène d’Apollonie , philosophe grec, né dansl’île de Crète, disciple et successeur d’Anaximènes dans l’école d’Ionie , florissait vers 500 av. J.-C. 11se distingua parmi les philosophes qui enseignaienten Ionie, avant que Socrate philosophât à Athènes ;il croyait comme son maître, que l’air était lamatière de tous les êtres ; mais il attribuait à ceprincipe primitif une vertu divine.
DIOGÈNE laerce , Laerlius , écrivain grec, natif deLaërte en Cilicie, vivait l’an 190 de J.-C., et appar-tenait, à ce qu’on croit, à la secte épicurienne. On ade lui, sous ce titre, De vitis, dogmatibus et apo-phlhegmatibus clarorum philosophorum, un ouvrageen 10 livres, fort précieux pour l’histoire de la phi-losophie. 11 est à regretter que l’auteur manque decritique ; il s’attache plus aux anecdotes qu’aux vuesscientifiques, vise au bel esprit et mêle des épigram-mes en vers de sa façon aux récits historiques. Leséditions les plus estimées de Diogène Laërce sontcelle de Meibomius , grecque - latine, avec des notesde Ménage, etc., Amsterdam , 1692, 2 vol. in-4; etcelle de Htibner, Leipsick, 1828, toute grecque.Gassendi a donné à part le x' livre ( Épicure ), avecun commentaire. Tout l’ouvrage a été traduit enfrançais par Gilles Boileau , 1668, et par un anonyme,1758 et 1796.
diogène (romain) , empereur d’Orient. Voy. ro-main DIOGÈNE .
DI01S (pays de), Diensis traclus , ancienne pe-tite province de France , faisait partie du Bas-Dauphiné, et était située entre le Yalentinois etle Gapençais; 40 kil. sur 30. Ch.-l. Die; autresplaces, Aoust, Luc, Saillans , etc. Le Diois étaitjadis habité par les Vocontii et les Tricastini , peuplede la Viennoise; ce fut dès le X' siècle un comtévassal des comtes de Toulouse marquis de Provence ,ceux-ci le donnèrent en fief à Aymar II de Poitiers1189), qui le réunit au comté de Valentinois ,’où finalement il passa à la couronne au xv' siècle.Les évêques de Die avaient depuis 1178, par don del’empereur Frédéric I, le domaine direct de cetteville, qu’ils abandonnèrent en 1449 à Gharles Vil.Auj. le Diois est compris dans le dép. de la Drôme .D10LIBA, riv. d’Afrique . Voy. djoliba.
D10MA, riv. de la Russie d’Éurope, dans le gou-vernement d’Orenbourg , prend sa source à 130 kil.N. O. d’Orenbourg , tombe dans la Biélaia un peuau-dessous d’Oufa , après un cours de 270 kil.
DIOMÈDE, roi fabuleux des Bistones , peuple deThrace , est célèbre par sa cruauté : il nourrissaitses chevaux de chair humaine. Hercule le vainquitet le fit dévorer par ses chevaux ; le héros bâtit en-suite la ville d’Abdère dans ses états.
diomède, héros grec, fils de Tydée et roi d’Etolie ,se distingua parmi les plus braves au siège deTroie, livra des combats singuliers à Hector , àÉnée , se saisit des flèches de Philoctète et des che-vaux de Rhésus , enleva le palladium de Troie.Conduit par Pallas, il combattit les dieux eux-mê-mes, blessa Mars et Vénus qui venaient secourirÉnée . Au retour de Troie , trahi par son épouseEgialée, il s'éloigna de sa patrie, et alla fonder enItalie la ville d'Arpi, et, dit-on,celle de Bénévent .
diomède, grammairien latin du v' siècle, auteurd’un traité De Oratione et partibus oratoriis , publiepar Putschius dans ses Grammatici veteres, 1005.
DIOMÈDE (champs de), plaines de l’Apulie orien-tale, entre l’Aufide et le Cerbale, où se livra la ba-taille de Cannes en 216.
diomède (îles de), îles de l’Adriatique , sur la cotedu roy. fondé par Diomède dans la Daunie , vis-à-visde l’emb. du Tifernc. Auj. les îles Tremiti.
diomède (promonloirede), auj. capo di San-Nico-lo, presqu’île de la Liburnie, sur la mer Adriatique .
DION de Syracuse, disciple et ami de Platon , étaitgendre de Denys l'Ancien , jouit de la confiance ds