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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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DIOÎS - 497 — DIPP

ce prince, fut exilé par son fils Denys le Jeune , quiétait jaloux de ses vertus et de son crédit; rentra dansSyracuse à la tête des mécontents, 357 av. J.-C., ety fut re'. Jtu de l'autorité souveraine. Il périt quatreans après, assassiné par l’Athénien Callippe qu’il avaitcomblé de bienfaits. Sa vie a été écrite par Plutar-que et par Cornélius Népos .

dion uhrvsostôme, c.-à-d. Bouche d'or, ainsisurnommé à cause de son éloquence, rhéteur grec,né à Pruse en Bithynie , se fit admirer à llome sousNéron et ses successeurs. Consulté par Vespasien ,qui venait d’être proclamé empereur, il l’engagea,mais vainement, à rétablir la république. 11 se vitimpliqué sous Domitien dans une conspiration, et seréfugia dans le pays des Gètes où il resta longtempsignoré. A la nouvelle de la mort de Domitien , l’ar-mée campée sur les bords du Rhin était sur le pointde se révolter ; Dion, qui se trouvait dans le camp,déguisé en mendiant, se fait aussitôt connaître, ha-rangue les troupes et fait proclamer Nerva . U jouitde la faveur de ce prince et de Trajan . !1 reste delui 80 discours, d’un style simple et élégant. Ils ontété pub.p.F.Morel,gr.-lat.,Par.,1604;Rciske,Leips.,1781: Etnporius, Brunsvv., 1844.Bréquignyen atra-duit trois dans ses Vies des orateurs grecs, 1751-52.

dion cassius, historien grec, fils de Cassius Apro-nianua (consul en 191), et descendant du préeéden!par sa mère, né à Nicée vers 155, remplit les plushauts emplois sous les règnes de Commode , Porti-nax, Alexandre-Sévôre ; fut sénateur, consul (229),gouverneur en Asie-Mineure et en Afrique . 11 re-nonça aux affaires vers 235 et se relira à Nicée pour s’y livrer à l’étude. Il avait composé entreautres écrits une Histoire romaine depuis l’arrivéed'Énée en Italie jusqu’à l’année de son consulat, en80 livres. Il ne nous en reste que 19 (36' à 54'), etquelques fragments. On supplée au reste par l’A-brégi de Xiphilin . M. Morelli a retrouvé quelquesfragments des livres 55' et 56' (Bassano, 1798). Lesmeilleures éditions de Dion Cassius sont celles deBeimar, gr.-lat., Hambourg , 1750-52, 2 vol. in-fol.,et de Fr.-G. Sturzius, Leipsick, 1824. M. Amb.-F.Didolcn impr. une nouv .édit.avec trad.tr. par Jl. Gros(7 v. in-8, 1846, etc.). On n’avait que la Irad. de Cl.d’Eroziers, Paris, 1542, in-fol. Dion Cassius est le der-nier écrivain grec qui mérite le nom d’historien. 11 esten général exact ; on lui reproche cependant quel-que partialité contre plusieurs grands hommes, entreautres contré Sénèque .

DIONÉ, mère de Vénus, était fille de l’Océan et deTéthys ; c’est d’elle que Vénus reçut le surnom deDionée que lui donnent les poètes.

DION1S (P.), chirurgien et anatomiste, fut mé-decin de la reine (femme de Louis XIV ), du dauphinctdeplusieurs princesdu sang; il professa l’anatomieet la chirurgie au Jardin des Plantes , et mourut en1718. On a de lui : Anatomie de l'homme suivant tacirculation du sang, 1690; Cours de chirurgie, 1707,Traité des accouchements, 1718.

mojiis du séjour (Achille-Pierre), géomètre,de 1 Académie des Sciences, né à Paris en 1734,mort en 1794, était conseiller au parlement, mem-bre de l’Académie des Sciences . On a de lui : Traitéles courbes algébriques (avec Goudin), 1756, in-12;Recherches sur la ynomonique et les rétrogradationsdes planètes, 1761, in-8; Trailé analytique des mou-vements apparetus des corps célestes, 1774, 2 vol.p -/ * Ëssui sur les comètes en général, etc., 1775 ;hssai sur les disparitions périodiques de l'anneau deSaturne , 1776, in-8, etc. Il appliqua avec succès l’ana-Phénomènes célestes, surtout aux éclipses.

DIONYSIAQUES, fê,es de Bacchus (qui se nom-mait e n grec Dionysos ). Ces fêtes sc célébraientavec magnificence à Athènes . On y faisait des pro-cessions où l’on portait d’immenses vases remplis dovm ut couronnés de pampre des corbeilles d’or

pleines de fruits et d'où s’échappaient des serpentsapprivoisés ; on y voyait des Silènes , des Fauneset des Phallophores ou hommes portant un phal-lus, emblème de la fécondité de la nature.

D10NYS1KNNE (période). Voy. denys-t.e-ï'E’t't.

DIONYS1US (c.-à-d. qui est consacré à Bacchus ),forme grecque du nom de Denys. Voy. denïs.

DîüNYSÜS, Dionysos , nom grec de Bacchus. Voy.BACCHUS.

DIOPHANTE, mathématicien grec, naiif d'A-lexandrie , vivait à une époque incertaine (scion lesuns sous Néron , selon d’autres sous Antonin oumême sous Julien). 11 est regardé comme l’inven-teur de l’algèbre. Nous avons sous son nom le traitéle plus ancien de cette science; ii ne nous resteque les six premiers livres de cet ouvrage qui enavait treize. Ils ont été publiés, gr.-lat., avec desnotes de Bachet, Fermât, etc., Toulouse , 1670, ettraduits en français par Simon Stévin et Gérard, 1625.

DIOSCORE, patriarche d’Alexandrie , succéda àsaint Cyrille en 444 et adopta les principes d’Euty-cliès. 11 soutint cette hérésie dans le faux conciled’Êphèse , en 449, connu sous le nom de brigandaged'Ëphèse. De retour à Alexandrie , il osa excom-munier le pape saint Léon ; mais l’année suivante ilfut déposé dans un concile de Constantinople . Leconcile général de Chalcédoine , tenu en 451, le dé-posa de l’épiscopat et du sacerdoce, et l’empereurMarcien l'exila à Gangues en Paphlagonie , où ilmourut l’an 458.

DIOSCORIDE (Pedanius ), médecin grec, natifd’Anazarbe en Cilicie , et qui vivait dans le i" sièclede notre ère, a laissé six livres sur la Matière médi-cale, qui sont la source la plus abondante pour lesconnaissances botaniques des anciens. Les meil-leures éditions de cet ouvrage sont celles des Aides,Venise, 1518 ; de Marcellus Vergilius, Cologne , 1529,gr.-lat.;de Sprengel, Leips., 1828, 2 v. in-8. Il a étécommenté de la manière la plus étendue par Mat-thiole, Venise, 1554, et traduit en français par Mart.Mathée, Lyon , 1559.

D10SC0R1DIS insui-a , île delà mer Erythrée,dans le golfe Avalites, auj. socotora.

D10SCURES, c.-à-d. enfants de Jupiter, surnomde Castor et Pollux ; on le dorme aussi à Hercule .

D10SCUR1ADE, depuis Scbastopolis ou Soterio-polis, auj. Isgaur ou Iskuriah, ville de la Oolcliide,sur le Pont-Euxiu. Elle doit son nom aux Dioscures ,Castor et Pollux , qui y abordèrent, sous la conduitede Jason. lors de l’expédition des Argonautes .

DIOS-GYOR, ville de Hongrie (Borsod ), à 53 kil. O.de Tokai ; 4,000 hab.Fruits, bons vins.Eaux thermales.

DIOSPOLIS , c.-à-d. ville de Jupiter, nom com-mun à plusieurs villes anciennes dont les principalessont : 1° Diospolis , dans la Il.-Égyple, au S. deMendès, et la même que Panephysis, suivant _d’An-ville;— 2° Diospolis, en Judée , à l'E. de Joppé, diteaussi Lydda, auj. Ludel ou Loddo; —3° DiospolisMagna , dans la H.-Égypte, la même que Tlièbes(Voy. tiièbes) ; — 4» Diospolis parva, dans la Haute-Égypte, au N. 0. de Tentyra , auj. Hou ou llow.

D1P11ILE, poète comique grec, né à Sinope, con-temporain de Ménandre , qui ilorissait vers l’an 300av. J.-C., avait composé cent comédies, dont il nenous reste que de très courts fragments dans lesrecueils de G. Morel et de Grotius . Plusieurs de sespièces ont été imitées par Térence et par Piaule,notamment dans les Adelphes, la Casina et le Rudetis.

D1PPEL (J.-Conrad), théologien et chimiste alle-mand, né en 1673 près de Darmstadt , mort en 1754,était fils d’un ministre protestant, et s'occupa d'a-bord de théologie. Quoique protestant, il écrivit con-tre ses coreligionnaires un petit traité intitulé : Pa-pistnusProtestanlium, quilui fit beaucoup d’ennemis.Dégoûté de la théologie, il s'occupa de médecine etd’alchimie, et mena une vie errante et persécutée,

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