DJIO — 501 — DJOU
eh.-l. une ville de même nom, à 130 kil. N. O. deBikanir .
DJ ESSORE, Jessore , district de l'Inde anglaise,borné à t’E. par les districts de Dakka-Djelaipour etde Bakergandj, au N. par le Gange , au S. par le golfede Bengale, et à 10. par l’Hougly. Cii.-l., Morlay.
DJEYPOUR ou DJE1NAGAR, Jaypoor des An-glais, ville de l'Inde anglaise, dans le pays des Rad-jepoutes, ch.-l. d'une principauté de môme nom, par26° 34’ lat. N., 73° 20' long. E. ; 60,000 hab. Belleet bien bâtie. Fabriques de drap, de tissus de coton.Commerce considérable, surtout en chevaux. — Laprincipauté de Djeypour est située dans le Guzzerat,dont elle coupe la partie S. E.; elle est bien arrosée,très fertile et très riche ; 220 kil. sur 102; 700,000 hab.
DJE7.AYR (eyalet ou pachalik d’AL-), c.-à-d. pa-chalik des îles. Voy. caiutan-racha (gouvern. du).
DJËZ1REH ou DJËZERET-EL-OMAR, ville de laTurquie d’Asie (üiarbekir), dans une île du Tigre ,par 39° 50’ long. E. , 37° 23’ lat. N. Ch.-l. d'uneprincipauté kourde héréditaire.
djézireh (al), contrée d'Asie . Voy. algi'zirf.h.
DJEZZAR (Ahmed), pacha de Saint-Jean-d'Acreet de Saïde, né au cominencemeuldu xvm e siècle enBosnie. Vendu comme esclave en Egypte , il s’élevasuccessivement du rang de simple Mamelouk à ladignité de gouverneur du Caire . Nommé ensuitepaeliade Saint-Jean-d’Acre, ilserenditindépendant.11 régnait en souverain sur la Syrie lors de l’expé-dition des Français en Egypte . Enfermé dans Saint-Jean-d'Acre, il y soutint un siège mémorable, où lafortune de Bonaparte éprouva son premier échec.Djczzar mourut très vieux en 1804. 11 était d'unecruauté extraordinaire, ce qui lui a mérité le sur-nom de Djezzar (bouclier).
DJIA-LAONG. souverain de l’empire d'Annam ,dit aussi N'gai-en-Clioung. Voy. annam.
DJIDD1 ou DJED1I), riv. de l'état d’Alger , sortde l’Atlas, sépare le pays de Zab d’avec la provincedeConstantine, et tombe, après un cours de 400 kil.,dans le lac Melgig.
DJ1GELL1, ciceri, Igi/gilis des anc., v. de l’étatd’Alger (prov. de Conslantine), à 100 kit. N. O. deConstantine , à l’entrée du golfe de Bougie. Peiitchâteau-fort. Les Français s'emparèrent de cctieville en 1664 ; iis l’ont occupée de nouveau en 1839.
D.IIHAN (Chah). Voy. chah.
DJIHOUN, dit aussi Amou, Amou-Daria, l'Oxus des anciens, un des plus grands fleuves do l’Asie in-térieure, naît par 69° 30’ long. E., 38° 25’ lat. N.,dans les Hautes-Alpes du Retour, sous le r.om deZourab, reçoit le Badakchan, le Kafermhan, leToupalak , le Golam, le Tcrinedz-roud ; arrose lesvilles de Termedz, Tchardjou , Kliiva; se divise dansle khanat de Kliiva en 2 bras et en une foule decanaux, et se perd dans la mer d’Aral après uncours de 1,600 kil. On présume quo lo cours duDjihoun a changé et qu’il se jetait autrefoisdans la merCaspienne . — L'ancien l'yrame , dans l’Asie-Mineure(Adana), qui tombe dans le golfe de Scanderounaprès un cours de 200 kil., se nomme aussi Djihoun.
DJIM1LLAH, Gemellœ, appelée aussi en latinCuiculum, ville d’Algérie, à 11 1 kil. S. 0. de Cons-tantine . Belles ruines. Les Français y ont établi uncamp retranché en 1839.
DJINGHIZ-KIIAN. Voy. gengis-khan.
DJINNS, ou GEN,ouG 1NNES, démons de l’an-tique religion des Arabes et des Persans, sont desêtres d une nature élherée, dont les uns sont mal-faisants et les autres protecteurs de l’homme. Les■ erses modernes en font des génies femelles et lesu'sent maudits par Salomon.
P'jJ^TlAH, district de l’Inde . Voy. gentiah.
DJ10CM0U, ville de l'Inde septentrionale, par, 12 long. E., 32° 56’ lat. N. Principal entrepôt
DJIRDJEH ou GYRGEH, ville de ta Haute-Égypte ,sur la rive occidentale du Nil , par 29° 35’ long. E.,26° 25’ lat. N., jadis capitale de la H.-Egypte, etauj. ch.-l. du dép. deDjirdjeh; 7,000 hab. Indus-trie, commerce. Aux environs, se trouve le village deMenchiet-el-Nédé où l'on voit les ruines de Ptolémaïs .
djirdjeh (abou-), ville de la Moyenne-Égypte . Voy.
AEOU-DJIRDJEH.
DJIZEH, Gyzeh, Gliizeh , ville de la Moyenne-Égypte, sur le Nil, vis-à-vis du Caire , est le ch.-l.du dép. de Djizeh. Elle est remarquable par le voi-sinage des grandes Pyramides. Cette ville est regar-dée par quelques voyageurs comme la ville la plusagréable de l'Egypte .
DJOBLA, ville d’Arabie (Yémen ), i 40 kil. N. deGaas ; 1,200 maisons. Assez jolie ville. Une partiedes habitants sont Juifs.
DJOCJAKARTA, Youngjacana , Dschukschukarta ,etc., ville de File de Java, ch.-l. de la résidence ouprovince de ce nom, à 400 kil. S. E. de Batavia età 22 kil. de la mer; 80,000 hab. Palais avec fossé,muraille, artillerie. C’est dans ce palais que résidele prince ou sultan de Djocjakarta qui dépend desHollandais. L’état de Djocjakarta compte 600,000 hab.
DJ0110RE, petit état de la presqu'île de Malacca ,vers l'extrémité, a pour ch.-l. Djohore, à 200 kil.S.E. do Malacca.Gutta-pcrchi.—Etatpuiss. jadis,auj.faible et dépeuplé. 11 dépend des Anglais ; aux xvi«et xvü' siècles il avait dépendu des Portugais . Djohorefut fondée par ceux-ci en 1511.
DJOL1BA ou NIGER, grand fleuve de l’Afrique intérieure, sort du versant septentrional des montsKong, au N. de la Guinée , et se dirige d’abord de10. à l’E. en faisant un grand circuit pendant le-quel il prend divers noms; arrose les états de Bam-makou.Y’amina, Ségo, Djenny; traverse le lac Dibbieou Djebou, puis se détourne brusquement et courtvers le S. 11 entre alors en Guinée où il se diviseen un grand nombre de bras, dont les trois princi-paux, le vieux et le nouveau Calabar , et la rivièrede Noun, forment un grand delta, puis il se jette dansl'Océan Atlantique par plusieurs embouchures. —Le cours de ce fleuve a été longtemps mal connu.Les anciens paraissent en avoir soupçonné l’exis-tence; ils lui donnaient le nom de Niger; les Ara-bes , qui le connaissaient en partie, le nommaientle Nil des Nègres. Les modernes crurent longtempsque ce fleuve allait se perdre dans le lac Tchad ;d’autres s'imaginaient qu’il allait se réunir au Nil ;les découvertes récentes de Clappcrlon, de Caillé etde Llander nous ont enfin appris le véritable coursdu Djoliba, et ont confirmé l’hypothèse de Reichard,qui dès 1803 proclamait l'identité du Niger et dufl.de Guinée. —Le Djoliba senommeaussi Kouarra.
DJOMNAH, Jumnah des Anglais , Jomanes desanciens, rivière de I'Hindouslan, sort des monts Hi-malaya , par 76° long. E., 30° 38'lat. N.; traverseles prov.de Delhi , Agra.AUahabad, et baigne les troisvilles de môme nom ; reçoit le Tchambal, le Betouah,la Kiane, et joint le Gango sous les mûri d’Allaha-bad. Coure, 1,350 kil.
DJONKSE1LON ou SELANGA, Junkseilon desAnglais, île voisine de la péninsule de Malacca , esttrès importante par sa position et ses riches minesd’étain. Elle dépend de l’établissement siamois dePangah, situé dans la péninsule. Très florissanteavant l’invasion des Birmans en 1810, elle étaitpresque déserte en 1824.
DJORHAT, lorhaui des Anglais, ville de l'Inde Transgangélique anglaise, dans l’ancien roy. d’As-sam , dont elle était en dernier lieu ia capitale.
DJOUANPOUR, ville de l'Inde anglaise (Calcutta ),dans l’ancien Allahabad , ch.-l. d’un district, à 65kil. N. O. de Benarès , sur le Goumti. Beau pont,murailles, fort. Belles ruines.
DJOUBAN, tuteur du jeune Behader-khan, roi