Buch 
Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
Entstehung
Seite
502
JPEG-Download
 

DOBB — 5<

mogol de la Perse, épousa la sœur de ce prince, 1323,mais bientôt après il se révolta contre lui, et se renditindépendant. 11 devint la lige de la dynastie des Djou-baniens qui régnadans l'Irak (de 1336 à 1359) et dansle Khoraçan (de 1335 à 1378).

DJOUÜPOUR, district de l'Inde. Voy. marwar .

DJOULAMERK, principauté kourde de la Turquie d'Asie , qui occupe la partie méridionale du paclialikde Van. Elle est nominalement soumise à l'empireottoman , mais de fait elle est à peu près indépen-dante. Ch.-l., Djoulamerk, à 93 kil. S. de Van.

DJOL.NYR ou SOUNUR, Jooneer des Anglais , villede l'Inde anglaise (Bombay ), dans l'ancien Aureng-abad, par 71° 50' long. E., 19“ 12' lat. N. Ruinesd'édiûces turcs taillés dans le roc. — Le district deDjounyr est situé à l'E. de la chaîne des Chattesoccident. ; il a pour ch.-l. Pouna, et est arrosé parun nombre infini de rivières dont les principalessont la Bima, la Pouna et la Moula.

DJOOR1A, Jooria des Anglais, ville de l'Inde médiate, dans le Guzzerat, sur le golfe de Katch,à 220 kil. E. d’Ahmedabad , par 68“ 10’ long. E.,22“ 37' lat. N. Bon port, grand commerce. Détruiteen partie par un tremblement de terre en 1819.

DJOWAR, Jowaur des Anglais, ville de l'Inde anglaise (Bombay ), dans l'ancien Aurengabad, ch.-l.d'un district de même nom, par 71» 20’ long. E.,19“ 55' lat. N. — Le district de Djowar, qui occupeune grande partie du Konkan septent., est borné auN. par le Guzzerat, et à 10. par la mer d'Oman ; ilest arrosé par la Veytarnah et la Souria, le Styxdes mythologues hindous.

DLUGOSZ (Jean), dit aussi Longinus , historienpolonais, né à Brzeznice en 1415, d'une famillenoble, prit une part importante aux affaires duroyaume, fut chargé de plusieurs missions diplo-natiques, Ht le voyage de Palestine, fut nommé àson retour archevêque de Lemberg , et mourut àCracovie en 1480, avant d'avoir été consacré. On ade lui plusieurs ouvrages dont le plus remarquableest intitulé : Historiée Polonicœ usque ad annurn1480 libri XIII, Leipsick, 1711, 2 vol. in-fol.

DM1TRI. Voy. dimitri et démétrios.

DM1TROV, ville de la Russie d'Europe (Moscou ),à 65 kil. N. de Moscou : 3,200 hab. Draps, porce-laine, tanneries. Cette ville fut fondée en 1154 ; elle aplusieurs fois servi d’apanage à des princes russes eta été souvent ravagée par la guerre et par la peste.

DNIEPR ou DNIEPER, Danapris ou Boryslhenes,rivière de la Russie d’Europe , sort du gouvernementde Smolensk , arrose les gouvernements de Molli—lev, de Minsk, de Tchernigov , de Pultawa, d'iéka-térinoslav, de Kherson, de la Tauride , et tombedans la mer Noire par une large embouchure ditegolfe du Dniepr . Son cours est d’environ 1,500 kil.

Il reçoit de nombreux affluents, dont les principauxsont : la Bérézina et le Pripetz à droite ; à gauche, laDesna et le Psioul. Son cours est embarrassé par desblocs de granit et des bancs de craie qui donnentnaissance à plusieurs cataractes. Le Dniepr n'a qu'unpont, celui de Kiev ; encore s'enlève-t-il au commen-cement de l'hiver. Ses eaux sont très poissonneuses.

DNIESTR ou DNIESTER , Danaster ou Tyras,rivière de la Russie d'Europe , sort des monts Kra-pacs en Galicie , coule d’abord au N., puis au N. E.,et ensuite au S. E.; passe à. Sambor , Ilalicz, Ma-riampol, Zaleszczyski, Mohilev , et tombe dans lamer Noire au-dessous d'Ovidiopol, après avoir reçule Sered , la Podharca, le Reout. Cours, 660 kil.

DORAROA, Coloe, ville d'Abyssinie, à 110 kil.N. d'Axoum , était très florissante il y a trois siècles,et passait pour la clef du pays du côté de la mer.

DOBBERAN, Dobranum, bourg du grand-duchéde Mecklembourg-Schwérin, à 58 kil. N. E. deSchwérin, à 4 kil. de la mer Baltique -, 1,500 hab.Église où sont les tombeaux des anciens ducs de

*2 - DODO

Mecklembourg. Aux environs, bains de mer. Cebourg doit son origine à un ancien couvent de l'or-dre de Cîteaux .

DOBUKA, comitat de la Transylvanie , dans lepays des Hongrois , est borné au N. par le districtde Bistrilz, au S. par le comitat de Klausenbourget à TO. par celui de h’rasna ; il a 160 kil. sur làet environ 13,500 familles. Ch.-l., Szek. ’

DOBRZYN, nom commun à deux villes de laRussie d'Europe (Pologne ), Tune à 28 kil. N. 0.de Plock , 1,500 hab.; l'autre à 30 kil. N. 0. deLipno ; 1,200 hab.

DOBS1NA, Dobschau en allemand , ville desEtats autrichiens (Hongrie ), dans le comitat deGœmœr, à 22 kil. N. O. de Ilosenau ; 4,000 hab.Mines de fer, cuivre, cobalt. Forges et fonderies.

DOGE, riv. du Brésil , naît dans la prov. de Minas-Gerafis, et tombe dans l'Atlantique par 42“ 1Tlong. 0., 19“ 36’ lat. S., après un cours de 400 kil.

DOCTRINAIRES. Voy. doctrine chrétienne(Pères de la).

DOCTRINE CHRÉTIENNE (Pères de la) ou DOC-TRINAIRES, congrégation religieuse fondée en1592 par César de Bus, à Avignon , et qui se consa-cra exclusivement dans l'origine à l'instruction desenfants du peuple dans les campagnes ; elle acceptadepuis des collèges et eut des établissements floris-sants. Une fraction des Doctrinaires, ayant refusé defaire des vœux, se sépara en 1619 de César de Bus et se réunit aux Oratoriens. — César de Bus formaaussi une congr. de filles de la Doctr. (Ursulines ).

DOCTRINE chrétienne (Frères de la), ou plus exac-tement Frères des Écoles Chrétiennes , religieux nonecclésiastiques, institués à Reims , en 1681, par J.-B.de La Salle, chanoine de celte ville, pour enseignergratuitement aux enfants du peuple les éléments dela religion et de l'instruction primaire. Cet ordre lutapprouvé en 1724 par Benoît XIII . 11 a pris en peudo temps une très grande extension, surtout enFrance , où réside le supérieur général. Les frèresportent une grande robe de bure noire et un cha-peau à cornes ; ils doivent vivre dans le silence etla retraite, tout entiers à leur vocation. On les dé-signe souvent dans le peuple sous le nom de Frèresignorantins, ou simplement sous eelui de Frères.Cet ordre a survécu à la suppression des autres or-dres religieux, et il rend encore les plus grandsservices à l'éducation. Voy. la salle et saint yon.

DODD (Guillaume), écrivain anglais , né à Bourne(Lincoln) en 1729, reçut les ordres et devint cha-pelain du roi et précepteur du fils du comte de Ches-terfield. Entraîné par des passions déréglées à desdépenses au-dessus de sa fortune, ii fit une fausselettre de change au nom de Chesterfield et futpendu (1777). H a composé plusieurs écrits en verset en prose qui ont eu du succès ; le plus estimé est:Pensées écrites en prison , qu'il rédigea dans lesjours qui précédèrent son supplice.

D0DDR1DGE (Philippe), théologien anglais nonconformiste, né à Londres en 1702, mort à Lisbonne en 1751, a surtout travaillé pour l'enfance. 11 estauteur de plusieurs ouvrages, dont les principauxsont : Sermons sur l'éducation des enfants, 1732;Sermons aux jeunes gens, 1735; Sermons divers,1736, traduits en français par Bertrand de Genève ;l’Interprète des familles, paraphrase de l’Écriture,

17 39-56 ; la Naissance et les progrès de la religiondans l'âme, traduit en français par Vernède, Bâle ,1754, in-8; Cours de lectures sur différents sujets,1763, traduit en français, Liège , 1768, 4 vol. in-12.

DODOENS (Rembert) ou DODONÆUS , savanthollandais , né dans la Frise en 1517, cultiva avecsuccès l’astronomie, la médecine et surtout la bota-nique ; fut médecin des empereurs Maximilien II etRodolphe II, et mourut à Leyde en 1585. On dis-tingue dans le nombre de ses ouvrages = Frumen-