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tenu de Dohna ou Donye, situé à quelques kil. S. E.de Dresde . Le titre de burgrave était héréditaire danscette maison. Elle a produit un grand nombre de per-sonnages distingués. Les principaux sont : Fabien,burgrave de Dohna , né en 1550, mort en 1622; ilfut le compagnon d’enfance d'Albert , premier ducde Prusse, parcourut la France et l'Italie , puis entraau service de Jean-Casimir, compte palatin, qui lechargea de plusieurs missions, et reçut le comman-dement d'un corps de troupes allemandes envoyé ausecours de Henri IV. roi de France . De retour enPrusse , il reçut de l'électeur de Brandebourg, Jean-F’rédéric, le titre de grand-burgrave du duché dePrusse, 1004. —Acace, burgrave de Dohna , neveu duprécédent, né en 1581. Après un voyage en F’rance, ilfut nommé gouverneur du fils de l'électeur palatin,et fut, dans la suite, chargé de plusieurs missions di-plomatiques par son élève, Frédéric V, électeur palatin et roi de Bohème. Après les désastres do ce prince,Dohna se retira en Prusse , où il mourut en 1047. —Dideric, burgrave de Dohna , né en 1581, mort en 1020.11 entra au service de Maurice de Nassau , général desProvinces-Unies , passa à celui de l’électeur de Brande-bourg , puis rejoignit son frère Acace à la cour deF’rédéric V. 11 possédait parfaitement les langueslatine, française, espagnole et polonaise.—Frédéric,bourguemcslre de Dohna , de la famille des précé-dents, acheta en 1057 la seigneurie de Coppet enSuisse, reçut le droit de bourgeoisie à Berne , et oc-cupa une place dans le grand-conseil de ce canton. Ildonna pour précepteur à ses trois fils le célèbre Bayle.— Alexandre, comte de Dohna , fekl-maréchal desarmées prussiennes, premier ministre d'état de Fré-déric 1 et Frédéric-Guillaume 1 er : il avait été gouver-neur de ce dernier. Il mourut en 1728.
D01L, riv. de France . Voy. authhin.
D01UE BALTÉE, Dora Ballea des Italiens, DuriaMajor des anciens, riv. d’Italie , qui prend sa sourceau pied du Pelit-St-Bernard, arrose Aoste et Ivrée ,et tombe dans le Pô entre Crescentino et Brusasco ,après 175 kil. de cours. — Elle a donné son nom àun dép. de l'empire français dont Ivrée élait le ch.-l.
DO ire ripaire , Dora Itiparia des Italiens, DuriaMitior des anciens, riv. d'Italie , au S. de la précé-dente, sort du versant oriental des Alpes Cottiennes ,traverse la province de Suse , et va grossir le Pô unpeu au-dessous de Turin après 120 kil. de cours.
DOKKUM , ville de Hollande (Frise), à 19 kil.N. E. de Lceuwarden, à 9 kil. de la mer, A laquelleelle communique par un large canal ; 3,200 hab.Patrie de l'astronome Gemma Frisius .
DOL, ch.-l. de canton fllie—et-Vilaine), à 6 kil.S. E. de St-Malo ; 3,990 hab. Ane. évêché. Cidre.
DOLABELLA (P. Corn.), gendre de Cicéron ,embrassa pendant la guerre civile le parti de César,servit sous ce général à Pharsale , à Thapse et AMunda. 11 fut successivement tribun, consul (44 av.J.-G.), et gouverneur de Syrie . Après la mort deCésar, il fut dépouillé de son gouvernement parCassius, et s'en vengea en faisant périr Tréhonius,gouverneur de l’Asie Mineure, et l’un des meur-triers du dictateur. Déclaré pour ce meurtre ennemide la république, il s'enferma dans Laodicée , et yfut assiégé par Cassius, qui lç réduisit à se donnerla mort, l’an 43 avant J.-C. Dolabella était trèspetit : Cicéron , le voyant un jour ceint d’une épéefort longue, lui dit plaisamment : « Qu; vous adonc attaché à cette épée? »
DOLCE ou DOLCI (Carlo), peintre italien, né AFlorence en 1010, mort en 1GS0, excellait surtoutdans le portrait. On lui doit aussi plusieurs tableauxtrès estimés , entre autres : Jésus-Christ duns lejardin des Oliviers , qu’on voyait au musée du Lou-vre avant 1815; Jlérodiade portant la tête de saintJean - Baptiste ; une Sainte Cécile; Jésus-Christbénissant le pain; la Vierge allaitant Nolre-Sei-
gnettr . Ce dernier a été gravé par François Rartolozzl.
DOLE , Dola Sequanorum et Diduitiuni , ch.-l.d'arr. (Jura), près du Doubs et sur le canal du lihinau Rhône , qui y prend son origine, A 47 kil. N. deLons-le-Saunier; 10,187 hab. Belle église de Notre-Dame, h. college (jadisanx Jésuites ). Produilschimi-oues; mécaniques hydrauliques, etc. Quelques restesde monuments romains.—Dôleesl très ancienne; elleélait la capl. de la Franche-Comté avant Besançon ,et eut un parlement, et une université cél., créée en1422. Cliarles-Quint la fortifia en 1530 ; le prince deCondé l’assiégea vainement en 1030, mais LouisXlVla prit et la démantela en 1074, et transféra le siègedu gouvernement A Besançon . — L’arr. deDôle a 9cantons (Chaumergy, Chaussin , Chemin, Dampicrre,Gendrey, Montbarrey, Montmirey-le-Chàteau , Ro-chefort, plus Dole ), 155 comm., et 74,040 hab.
dôle (la), un des plus hauts sommets de lachaîne du Jura, est située en Suisse (pays de Yaud),A 20 kil. N. de Genève , 1,090 mètres au-dessus duniveau de la mer ; de cette hauteur, on voit le Mont-Blanc et toute la chaîne des Alpes, depuis le Saint-Gothard jusqu'au mont Cenis.
DOLET (Etienne), savant du xvi* siècle, et l’unedes plus déplorables victimes de l’intolérance, naquità Orléans en 1509.11 fut dans sa jeunesse secrétaired'ambassade A Venise , puis étudia la jurisprudenceA Toulouse où il se fit, par son humeur turbulente,des querelles avec le parlement. Vers 1534, il s'é-tablit imprimeur A Lyon . 11 s’attira dans cette villede nouvelles persécutions par son caractère satiriqueet par la hardiesse de ses opinions religieuses, et futdeux fois mis en prison. 11 fut bientôt relâché; maisayant commis de nouvelles imprudences, il fut in-carcéré une seconde fois. Fin vain F’rançois I, qui leprotégeait, avait-il consenti A lui faire grâce, la Sor-bonne le condamna et il fut amené A Paris pour ysubir le suppl.; il fut pendu, puis brûlé en place Mau-bert (1540). On dit que, voyant le peuple attendri,il fit lui-même ce vers en allant au bûcher ;
JXott dolet ipse Dolet t sed pia turba dolct.
Son crime était, selon les uns, d’avoir professél’athéisme, selon les autres, de s'être montré favo-rable aux opinions de Luther. Ses principaux ou-vrages sont : Commentarii linguæ lalinœ, Lyon , 1536-1538, 2 vol. in-fol. ; Formulée latinarum loculionum,1539 ; De Imitatione Ciceroniana, 1535 et 1540, oùil combat Érasme . 11 a aussi laissé des poésies la-tines et françaises fort médiocres, des traductionsde Platon, de Cicéron , des pamphlets de circons-tance, dont un sur son second emprisonnement,intitulé : Second Enfer d'El. Dolet , 1544, et unautre cù il demande qu'il soit loisible de lire l'É-criture en langue vulgaire , qui fut brûlé.
DOLGELLY, ville d’Angleterre (principauté deGalles ), dans le comté de Merioneth, A 44 kil. S. E.de Caernarvon ; 4,000 hab. Lainages et drap grossier.
DOLGOROUKI (princes), illustre fainillo russe,qui fait remonter son origine A saint Vladimir et AIturik, tige des grands-ducs de Russie . Son nom, quisignifie longue main, fut porté pour la première fois,au xii' siècle, par Georges, 8' fils de Vladimir Mono-maque. Fille a fourni un grand nombre de géné-raux et d'hommes d'état distingués; nous citerons ;Jacques F’edorovitch Dolgorouki, né en 1039, morten 1720, qui fut en 1687 chef de la première ambas-sade russe envoyée en F'rance et en Espagne . Rentréen Russie , il combattit d’abord contre les Turcs,puis contre le roi de Suède, Charles XII , qui le fitprisonnier A Narwa. Après dix ans de captivité, illarvint A s'échapper et revint A Saint-Pétersbourg.
1 fut nommé sénateur en 1702 et se distingua danscette charge par sa franchise et par la fermeté aveclaquelle il sut résister aux volontés souvent despoti-ques de Pierre-le-Grand . — lwan, prince do üol-gorouki, petit-neveu du précédent, s'empara de