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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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lovura et leguminum historia, Anvers , 15GG, in-8;Florum et coronariarum odoratarumque herbarumhistoria, 1568, in-12; Purgantium radicum, her-barum historia, 1574, in-8; Stirpium historiéelibri XXX, 1516, in-fol. (traduit en français parL'Ecluse, sous le titre (l'Histoire des plantes, Anvers ,1557, in-fol.); Medicinalium observationum exemptarara, 1585, in-8; Historia vilis, 1580. 11 travaillaen commun avec L'Ecluse (Clusius) etLobel.

DODONE , /lodofiG(auj. Heloni-Mon, bourgauS.E.de Castrissa), ville d'Épire, en Chaonie, au pied duTomarus, au milieu de vastes forêts, était le sanc-tuaire du culte pélasgique, et avait un oracle deJupiter, l’un des plus célèbres comme des plus an-ciens de la Grèce . Les prophéties étaient renduespar un chêne, nommé l'arbre fatidique; la prê-tresse interprétait tantôt le bruissement des branches,tantôt le son rendu par des vases de cuivre sus-pendus à l’arbre sacré, tantôt le chant des colombescachées dans son feuillage. Pendant un temps les ré-ponses furent données au moyen d'une source sacrée.

DODSLEY (Robert), littérateur et libraire anglais ,né en 1703 àMansfield (Nottinghamshire ), mort en1764, avait été d’abord laquais et commença à sefaire connaître par un petit recueil en vers intitulé :la Muse en livrée, qui lui concilia l’estime de Pope.On a de lui en outre ; la Boutique de bijoux, 1735,traduit en 1767 ; le Roi et le Meunier de Mansfield,1736 , farce qui eut un grand succès, traduite avecplusieurs autres de ses pièces par Patu, 1756; C lèone,tragédie, 1758; l'Économie de la vie humaine, 1748,traité de morale en style oriental, plusieurs fois tra-duit en français , et des Fables en vers qui ont étéaussi traduites.

DODWELL (Henri), né à Dublin en 1641, morten 1711, se livra avec ardeur aux sciences ecclésias-tiques, quoiqu’il fût laïque. 11 se lia étroite-ment avec Lloyd, évêque de Saint-Asaph; fut nomméen 1688 professeur d’histoire à Oxford, et se fitbientôt destituer pour avoir refusé le serment d’allé-geance. On a de lui de savantes dissertations sursaint Cyprien, saint Irénée, Sanchoniathon ; des notessur Velléius Paterculus, Xénophon , Denys d’Halicar-nasseune belle édition des Petits Géographes grecs,Oxford, 1698, etc. ; mais il est surtout connu par dehardis paradoxes qui l’engagèrent dans de vives dis-putes avec Clarke, Norris, Baxter, Burnet. C’estainsi qu'il soutenait que l'âme était mortelle de sanature, et que l’immortalité lui était conférée parun don de Dieu et par le ministère des évêques; queles quatre Évangiles avaient été rédigés du temps deTrajan , etc. — Son Ûl3 aîné, Henri Dodwcll, publiaen 1742 un pamphlet anonyme intitulé ; le Chris-tianisme non fondé en preuves, où il attaquait la ré-vélation, tout en affectant du zèle pour le christia-nisme. —1 William Dodwcll, frère du précédent, néen 1709, mort en 1788, entra dans le clergé anglicanet devint archidiacre de Berks. On a de lui uneLibre Réponse aux Libres Recherches du docteur Mid-dleton, et un grand nombre de Sermons, parmi les-quels s’en trouve un contre le livre de son frère,le Christianisme non fondé, etc.

DOEBELN, ville du roy. de Saxe , à 12 kil. E. deLeisnig, dans une île de la Mulde ; 4,200 liab.

DOEM1TZ, ville du grand-duché de Mecklem-bourg-Schwérin, auconfluentde l’Elbe et de l’Eide,à 60 kil. de Schwérin ; 1,700 hab. Château-fort,écluse pour inonder les approches. Distilleries, bras-series, fabrique de tabac.

DOER1NG (Georges-Chr.-Guillaume Asme), poèteallemand et auteur fécond, naquit à Cassel (liesse)en 1789, et mourut en 1833. On lui doit 2 drames :Cervantes, 1809, et Albert-le-Sage, 1825; 4 tragé-dies : Posa et le Fidèle Eckert, 1822; Zénobie , 1823;le Secret du tombeau, 1824; une foule d’opéras, laplupart réunis dans les Nouvelles dramatiques (1831),

plusieurs,romans et nouvelles en prose et eu vers.

Il fournit aussi un grand nombre d’articles auxjournaux littéraires de l’Allemagne , et fonda lui-même deux journaux, l'Iris, en 1816, et le Kaléido-scope, en 1819.

DOESBURG, ville de Hollande (Gueldre ), à 13 kil.S. de Zutphen, au confluent du Vieux et du Nouvel-Yssel ; 2,400 hab. Prise par Louis XIV en 1672.

DOER1NES, dites aussi Alpes Scandinaves , chaînede montagnes qui traverse dans toute sa longueurla péninsule Scandinave en séparant la Norwége dela Suède , et en formant la ligne de partage des eauxentre la Baltique et la mer du Nord. Elle prend suc-cessivement du N. au S. les noms de Kiœlenfield,Langfield, Doverlield, Sognefleld, Hardangerüeld,Jonglelield. Son point culminant, le Sneehœltan (oubonnet de neige), a 2,548 mètres. Les Dofrinessontles montagnes les plus riches de l’Europe en minesde fer et de cuivre. On y trouve aussi du plomb, del'arsenic, du cobalt et de l’argent.

DOGADO, ancienne prov. de l’État de Venise ,élait située entre la Polésine au S., le Padouan à10., le Trévisan au N., et l'Adriatique à l’E. Ellecomprenait quantité de petites îles réunies sous lenom de lagunes de Venise , savoir : les nombreuxîlots qui forment la ville de Venise, plus Giudeca ,St-George, St-Rasmo, Jlalamocco etc., et un peude terre ferme. Venise en était le eh.-lieu.

DOGES . On appelait ainsi le premier magistratde plusieurs républiques italiennes, particulièrementde Venise et de Gênes. A Venise , le doge avait pourattributions principales : de décider la guerre ou lapaix, do commander les armées, de nommer auxfonctions civiles et ecclésiastiques, de présider lesénat; mais il 11 e pouvait prendre aucune résolutionsans l’assentiment du Conseil des Dix . La monnaieétait frappée au nom du doge, mais non à ses ar-mes ; il ne pouvait choisir une épouso ailleurs qu’àVenise ; il devait aussi en entrant en charge se fian-cer avec l'Adriatique , usage qui faisait sans douteallusion à l’empire que Venise avait sur les mers.Le premier doge fut Paulucci Anafesto (697), et ledernier Ludovico Marini qui était en exercice lors-que la république de Venise fut conquise par lesarmes françaises (1797). Les doges vénitiens lesplus célèbres sont les Dandolo , les Faliero, les Tie-polo et les Gradenigo ( Voy . ces noms). — A Gênes ,la dignité de doge fut créée en 1339 et fut d’abordconférée à vie.; le doge devait être de famille plé-béienne et de la faction gibeline. Parmi ces dogesperpétuels nous citerons les noms de Guarco, Mon-taldo, Fregoso et Adorno. En 1528 André Doria chan-gea la forme du gouvernement: il fit décréter qu’onélirait un nouveau doge tous les deux ans et qu’ilserait choisi parmi les familles aristocratiques ; cedoge devait en outre partager le pouvoir avec unconseil de 400 membres choisis dans la noblesse.Les Spinola , les Doria, les Grimaldi, les lmperiali,les Durazzo , les Balbi, les Pallavicino, etc., sont lesplus célèbres de ces derniers doges. Gènes cessa d’a-voir des doges en 1797, lors de l’occupation de cetterépublique par les armées françaises .

DOGGER-BANK, banc de sable de la mer duNord , entre l’Angleterre, la Hollande et le Dane-mark , par 54» 10’-57» 23' lat. N. et 1» 21’-4» 1Tlong. E., est fort étendu. 11 est très fréquenté pourla pêche de la morue. Il s’y livra un célèbre combatnaval entre les Hollandais et les Anglais , le 5 août 1781.

DOGNACZKA, bourgde Hongrie (Krasso), à 12 kil.S. de Boksan. Aux environs, mines d’argent, fer,plomb, cuivre.

DOHNA (comtes de), ancienne et illustre familled’Allemagne , originaire de la Gaule Viennoise(Dauphiné), fut transportée en Allemagne par Char-lemagne (806), pour défendre les frontières de l’em-pire contre les Wcndes. Elle tire son nom du ehâ-