DRUI — 516 — DRYA
struction ilns Lapons, elc. Entrepôt (lu cuivre desmines de Roraas. Coinm. de bois, de harengs etd’huile de poisson. Deux incendies, en 1841 et 1842.
DRONTHF.IM (NORDUE-) et SO.NDRE-DRONTHE1M, nom
de deux bailliages du Nordenfiels en Norwége. Lesecond a pour ch.-l. Drnnlheim.
DROUE, ch.-l. de cant. (Loir-et-Cher ), à 2C kil.N. de Vendôme ; 900 hab.
DROUET, convenlionncl, né en 1763, mort en1824, était maître de poste à Sainte-Ménehould lors-que Louis XVI, fuyant de Paris avec sa famille, passapar celte ville, le 21 juin 1791, pour se rendre àMontmédy . Drouet, ayant reconnu ce prince à causede sa ressemblance avec le portrait empreint sur lesassignats, prit une route détournée pour arriveravant lui à Varennes ; il mit sur pied dans celte villeles autorités et la garde nationale, et parvint ainsià faire arrêlcr la famille fugitive. En 1792, il futnommé député à la Convention, et s’y fit remarquerpar son exaltation. En 1795, il siégea au Conseil desCinq-Cents, en 1798 au Corps législatif , et l'année sui-vante il fut nommé sous-préfet à Sainte-Ménehould .Tl fut exilé comme conventionnel à la Restauration.
DROZ (Pierre jacquet-), habile mécanicien suisse ,né en 1721 à La Chanx-de-Fond, dans le comté deNeufchàtel. mort à Uienne en 1790, trouva d’abordle moyen d'adapter, à peu de frais, aux horlogescommunes un carillon et des jeux de flûte; inventaune pendule qui, au moyen de la combinaison dedeux métaux inégalement dilatables, marchait sansêtre remontée tant que les pièces n’en seraient pasusées par le frottement; fit une pendule astrono-mique et un automate qui écrivait lisiblement etfaisait tous les mouvements des doigts. — Henri-Louis Jacquet Droz, son fils et son élève, né à LaChaux-de-Fond en 1752, mort en 1791, n’avait pasencore 22 ans lorsqu’il apporta à Paris un automatedessinateur et une figure de jeune fille qui louchaitdu clavecin, suivait des yeux la musique, et indi-quait la mesure par des mouvements de tète, selevait quand elle avait fini de jouer, et saluait lacompagnie. Droz fabriqua encore deux mains arti-ficielles , imitant et remplaçant presque la nature ;Vaucanson lui dit en les voyant : « Jeune homme,vous commencez par où je voudrais finir. »
DRUENTIA, riv. de Gaule , auj. la durance.
DRUIDES, ministres de la religion chez les an-ciens Gaulois ou Celtes ; on fait dériver leur nom,soit du mot grec drus (chêne), soit des mots irlandaisde rhouydd (parlant de Dieu). Les Druides se parta-geaient en trois classes : 1° les druides proprementdits ou prêtres, qui furent dans l’origine possesseursdu suprême pouvoir, mais qui le cédèrent dansla suiteaux brenns ou chefs des guerriers ; 2° les cubages,devins et sacrificateurs ; 3° les bardes, qui chantaientles hymnes divins et les exploits des héros. LesDruides croyaient à l'immortalité de l’âme et à lamétempsycose ; l’objet de leur culte était surtout laNature; cependant ils reconnaissaient plusieurs dieux,tels qu’Esus ou Hésus, Teutatès , etc. ; maisils n’avaientpoint de temples ; ils se réunissaient dans de sombresforêts, entre Dreux et Chartres , et à certains jours ycueillaient en grande cérémonie le gui sacré sur unchêne antique. Dans les grandes calamités, les Drui-des immolaient des victimes humaines. Les dol-menet les men-hir, pierres énormes que l’on trouveen grand nombre sur les côtes de la Bretagne , sontregardés comme les autels où se consommaient cessacrifices sanglants. Le druidisme était mêlé d’unefoule de pratiques superstitieuses ; il attachait demystérieuses vertus â certaines plantes, telles que lasélage, la samole, la verveine, et surtout le gui, au-quel étaient attribuées des propriétés merveilleuses.Les Druides étaient en même temps médecins, astro-nomes, physiciens ; ils n’avaient rien d écrit ; touteeur science était contenue dans des pièces de vers
qu’ils apprenaient par cœur. Il y avait aussi desDruidesses ; elles prédisaient l’avenir et consultaientles entrailles des victimes. Les invasions successivesdes barbares et l’établissement du christianisme dansles Gaules mirent fin à la religion des Druides; elledisparut vers le vi' siècle.
DRULINGEN , ch.-l. de cant. (B.-Rhin), à 24 kil.N. O. de Saverne ; 400 hab.
DRUMMOND (William), historien et poète écossais,surnommé le Pétrarque écossais, né en 1585 à Haw-thornden, mort en 1649 du chagrin que lui causèrentles malheurs et la fin tragique de Charles 1 . 11 aécrit une Histoire d'Êcosse de 1423 à 1643, in-8, oùil professe les opinions les plus monarchiques, el despoésies éiégiaques remarquables par leur mélodie.On a publié ses Œuvres complètes, Edimbourg , 1711.
DRUNA, riv. de Gaule, auj. la drôme.
DRUSUS (M. Livius), tribun du peuple l’an 122av. J.-G., fut opposé par le sénat à C. Gracchus , quis’était rendu redoutable par sa popularité. Pour dé-truire l’influence de ce tribun séditieux, Drusus , aunom du sénat, combla le peuple de faveurs et delargesses, et distribua gratuitement des terres. 11géra ses fonctions avec la plus grande intégrité, el futnommé consul l’an 112 av. J.-C. — M. Livius Dru-sus , son fils, tribun l’an 91 av. J.-C., suivit le mômeplan de conduite que lui, et chercha à rattacher lepeuple au sénat par des largesses et des lois popu-laires. 11 alluma la guerre sociale en voulant étendreaux Italiens le droit de cité, et périt assassiné (90).
drusus (Cl. Nero), fils de Livie et frèrepuînédeTibère, fut adopté par Auguste . Il remporta plu-sieurs victoires dans les Gaules, la Rhétie , la Yin-délicie et la Germanie, et fit creuser le canal du Rhin au Flevo (Yssel ). 11 mourut jeune, l’an 9 de J.-C. Ilfut père, du célèbre Germanicus .
drusus, fils de Tibère et de Vipsanie, 2' femmede cet empereur, montra beaucoup de courage lorsde la sédition de Pannonie (14 de J.-C.). Son pèrel’éleva au consulat (21) el partagea avec lui la puis-sance tribunitienne. Mais le jeune prince ayant donnéun soufflet à Séjan , celui-ci, pour se venger, le filempoisonner, l’an de J.-C. 23.
DRUZES ou DEROUZ, peuple de la Syrie , habitele N. du pachalik d’Acre , dans le pays qui s'étend deRalbek à Arnoun, et le long de la Méditerranée, entreDjébaiT el Saïde. Leur nombre s’élève à 120,000 indi-vidus, dont 40,000 hommes pouvant porter lesarmes.Ils sont tributaires du pacha d’Egypte , mais de faitpresque indépendants. Les Druzes sont hospitaliers,belliqueux ; ils professent une religion particulière,dérivée de celle des Ismaéliens et dont le point capitalest l'adoration du calife Hakem Biamrillah, qui vivaitau commencement du xi« siècle, et qu’ils croient unDieu incarné; aussi leur chef s’appelle-t-il toujourshakem. Le hakem des Drnzes réside à Déir-el-Ka-mar. Les Druzes ont pris, dit-on, leur nom deDurzi , un des premiers apôtres du calife Hakem, quiconduisit en Syrie ses partisans persécutés en Egypte .Retirés dans les montagnes du Liban , les Druzes de-vinrent redoutables : ils résistèrent longtemps aux at-taques des Turcs , et ne furent soumis au tribut qu en1588 par le sultan Amurat 111. La Porte leur adonné en 1842 un chef de leur nation. Al. Sylvestrede Sacy a publié l 'Exposé de la religion des Druzes,Paris . 1838, 2 vol. in-8. .„
DRYADES (du mot grec drys, chêne), nymphe»qui présidaient aux bois et aux arbres en général,ne faut point les confondre avec les Hamadryaa■Celles-ci étaient pour ainsi dire attachées a la™’’et ne pouvaient le quitter un instant : elles mraient avec lui. Les Dryades au contraire Pvaient errer dans les bois ; elles étaient immorte ■
DRYANDER (Jonas eichmann, connu sous le no»
grec de), naturaliste suédois, disciple de Linné n