Buch 
Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
Entstehung
Seite
517
JPEG-Download
 

DUBA — 517 — DUBL

1748, mort en 1810, se rendit en Angleterre , devintmembre de la Société Linnéenne de Londres, et futmis par J. Banks à la tête de sa bibliothèque. On ade lui des Mémoires, qui se trouvent dans les Tran-sactions delà Société Linnéenne , etl e. Catalogue de labibliothèque de J. Banks, 1800, 5 vol. in-8, ouvragequi présente la bibliographie la plus complète et lamieux faite des sciences naturelles.

DRYDEN (J.), célèbre poêle anglais , né en 1031 àAdwinckle (Northamptonshire ), mort en 1701, com-mençai faire des vers au collège. D'un caractère versa-tile et vénal, il débuta devant le public par des stancesà la louange de Cromwell (1658), et deux ans après,il célébra le retour de Charles II , dans un poëmeintitulé : Astrca redux; il composa aussi en l'hon-neur de ce prince VAmms mirabilis ( 1060), etfut nommé en récompense poète lauréat 11668). Ils'adonna ensuite au théâtre, fit des comédies et destragédies, et obtint pendant trente ans une suite desuccès non interrompue. Ses meilleures pièces sontDon Sébastien et la Conquête de Grenade. Il s'exerçaaussi dans le genre satirique, publia quelques satirespolitiques, entre autres Absalon et Achitopltel (contrela révolte de Monmouth ), qui lui attirèrent beau-coup d'ennemis et l’exposèrent même à de mauvaistraitements. Peu avant la révolution de 1688, il sefit catholique pour plaire à Jacques 11 ; aussi perdit—ilson titre de poète lauréat sous Guillaume d’Orange .N’ayant plus d'autres ressources que son talent, ilse remit à l'œuvre, quoique déjà vieux. C'est alorsqu'il composa plusieurs de ses meilleurs ouvrages :sa Traduction de Virgile , 1697 ; des traductionsde Juvénal , de Perse, ses Fables, 1698, et laplus belle de ses odes, la Fêle d'Alexandre, pour laSainte-Cécile. Outre ses ouvrages en vers, il en acomposé quelques-uns en prose : le plus estimé estl 'Essai sur la poésie dramatique. Dryden est mis àla tête des poètes classiques de l'Angleterre pourl'élégance, l'harmonie, le goût ; on le regarde commele père de la critique dans son pays. Il est à regretterque, pressé le plus souvent par le besoin, il ait tra-vaillé avec trop de précipitation. Walter Scott adonné en 1808 une édition complète de Dryden, Lon-dres, 18vol. in-8, réimprimée à Edimbourg , 1821.

DUYOPES, peuplade sortie, dit-on, de l'Arcadie ,lisse fixèrent à une époque reculée sur les bords duHaut-Céphise et au S. du mont OEta, d’où ils éten-dirent leurs ravages dans les environs. Hercule leschassa de ce pays qui reçut alors les Doriens et pritle nom de Doride. Les Dryopes se dispersèrent etallèrent, les uns en Argolide où ils élevèrent Asine,les autres en Eubée où ils fondèrent Caryste ;quelques-uns passèrent en Asie avec les émigrantsathéniens et ioniens, et s’établirent près de Cyzique ,quelques-uns même abordèrent dans l’île de Cypre.

DUARTE. Voy. Edouard, roi de Portugal .

DUACUM , ville de la Gaule, auj. douai.

DU BARRY (Jeanne vaubernier, comtesse), maî-tresse de Louis XV , née à Yaucouleurs en 1744,était fille d'un commis aux barrières. Après avoirpassé quelque temps chez une marchande de mo-des, puis dans une maison de débauche à Paris , sousle nom de mademoiselle Lange , elle fut présentéeà Louis XV (1769) par le comte Jean Du liarry,dont elle avait été la maîtresse. Le vieux roi ,frappé de sa beauté, conçut pour elle une vivepassion et lui accorda bientôt un crédit sansbornes. On lui fit épouser, pour lui donner unrang à la cour, Guillaume Du Barry , frère du comteJean. Elle devint bientôt l’instrument de tous lesintrigants ; fit disgracier le ministre Choiseul, quiavait osé reprocher au roi l’abjection de son choix ;contribua beaucoup à l'exil des parlements (1771),distribua les grâces au hasard, et dilapida les finances.LouisXV fit bâtir pour elle le pavillon de Luciennes,urèsde Marly. A la mort du roi (1774), elle se retira

de la cour et vécut ignorée jusqu’à la Révolution. Acette époque elle fit courir le bruit qu'on lui avait voléses diamants et les porta en Angleterre pour se-courir les émigrés. Arrêtée à son retour , elle futcondamnée à mort en 1793. Elle montra une grandefaiblesse dans ses derniers moments. On a publiéun grand nombre d'ouvrages sur mad. Du Barry. Onpeut consulter VHistoire de France au xvni' siècle,de Ch. Lacretelle ; la Vie privée de Louis XV , parMoufle d’Angerville, Londres , 1781, 4 vol. in-12;Lettres originales de madame la comtesse Du Barry ,parPidansatdeMairobert, Londres , 1779, in-12, etc.

DU BARTAS (Guillaume de saluste), poète fran-çais , né à Montfort, 1544, mort en 1590, se distin-gua sous Henri IV par sa bravoure dans les com-bats et son talent pour les négociations, et fut chargéde missions en Angleterre et en Danemark. 11 composades poésies qui obtinrent un grand succès ; le plusconnu de ses ouvrages est la Semaine de la Créa-tion, en 7 livres, qui eut plus de 30 éditions en sixans ; il a fait aussi une Seconde Semaine, qui com-prend des histoires de l’Ancien Testament . Ce poèteavait de la verve, de l'imagination, mais manquaitdégoût. Ses Œuvres ont été réunies en 1611, lv. in-f.

DU BELLAY (Jean), cardinal et homme d’état,1492-1560, jouit de lafaveur de François I , occupa lessièges de Bayonne, Paris, Limoges, Bordeaux , futambassadeur près de Henri VIII et de Paul III , puislieutenant-gén. du royaume pendant que le roi re-poussait Charles-Quint en Provence . Disgracié à lamort de François I, il se retira à Rome . Le card. DuB. protégea et cultiva les lettres: c’est sur sa propo-sition que fut fondé le Collège de France . On a de luides Poésies latines, 1546, des Lettres, etc. Rabelais avait étéattachéàsamaison.—Guill. DuB. , seigneurde Langey , son frère, un des plus braves généraux deFrançois I, 1491-1543, fut vice-roi du Piémont , où ilbattit les Impériaux, remplit div.missions, et laissadeprécieux mémoires qu’il intitula Ogdoades (Huitai-nes), parce qu’il les divisa de 8 on 8 livres.—Ces mé-moires ont été continués par son plus jeune frère, Mar-tin Du B., qui fut aussi grand capitaine et bon négo-ciateur. Les Mémoires de Martin Du B., avec desfragments des Ogdoades, ont paru en 1569, in-fol.

du bellay (Joachim), poète, cousin des précéd.-né vers 1524 à Liré près d’Angers, mort à Paris en1560. Ses vers lui donnèrent accès à la cour, oùon l’appela l'Ovide français . Des ennemis secrets lefirent accuser d’irréligion; ces tracasseries le con-duisirent au tombeau. On a de lui : Poésies fran-çaises, Paris , 1561, in-4, et 1597, in-12; Poésieslatines, 1569, en deux parties, in-4.11 écrivit en prosela Défense et illustration de la langue française, 1553,in-8. Du Bellay fut avec Ronsard un de ceux quitentèrent de régénérer la poésie française .

DU B1EZ (oudart), maréchal de France , illustrales règnes de François I et de Henri 11. Il servit avecune haute distinction en Italie et reçut le bâton demaréchal en 1542. Il partagea avec le connétablede Montmorency la gloire d’avoir déconcerté lesprojets de Charles-Quint lorsque ce prince envahit laProvence (1544). 11 battit deux fois les Anglais enPicardie ; mais une faute de son gendre, Jacques deCoucy-Vervins, qui rendit aux Anglais la place deBoulogne (1544), lui fit perdre la confiance du roi.Mis en jugement avec Coucy (1549), ils furent con-damnés l’un et l’autre à perdre la tête. Coucy su-bit sa sentence. Henri II fit grâce au maréchal, quifut enfermé au château de Loches . Il en sortit aubout de trois ans, et mourut de chagrin à Paris en1551. Sa mémoire et celle de son gendre furentréhabilitées en 1575.

DUB1S, riv. de Gaule, auj. le doubs.

DUBLIN , Balla-na-Cleib et Drom-choll-Cœl enlangue erse, Eblana porlus et Dublana des anciens,ville capit. de l’Irlande , ch.-l. de la prov. de Lein-