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iter et du comté de Dublin, par 8“ 30’ long. O., 53°21’lat. N., à 460 kil. N. O. de Londres ; 230,000 hab.C’est une des plus belles villes du Royaume-Uni . LeLiffey la traverse, 2 canaux l’environnent, et elleest située sur une superbe baie dite baie de Dublin ;mais le mouillage est incommode malgré les im-menses travaux qu’on y a exécutés. Deux archevê-chés, l'un anglican, l'autre catholique. Université.Boulevards de lGkil. détour. Bassins, phare, docks,place dite Saint-Stephen’s Green. Cirque royal. Nom-breux jardins de plaisance ; 6 ponts en pierre et unen fer. Edifices principaux : banque nationale,bourse, douane, palais de justice, magasin à tabac,archives, collège de la Trinité ou université, théâ-tre royal, mairie, timbre, cathédrale de Saint-Pa-trick, superbes hôpitaux, casernes, halles aux toiles,nouvelle halle aux blés, palais du lord-lieutenant.Ecole des sciences naturelles, grand jardin botani-que de Glassnevin ; école de chirurgie, institut F’e-naigle, institut des sourds-muets ; Académie royaleIrlandaise, société royale de Dublin (agricole), .So-ciété Irlandaise (des écoles élémentaires). SociétéBiblique; bibliothèques, musée. Soieries, brasseries,distilleries, etc. Commerce de lin, toile, serges,laines, etc. Chemin de fer atmosphérique (18441. —Suivant Ptolémée, Dub . existait dès l'an l40de J.-C.Néanmoins, ce ne fut qu’un misérable bourg jus-qu'en 1213, époque où les Anglais qui s'en étaientrendus maîtres y élevèrent un château ; elle futfortifiée pendant le xv' siècle. Elisabeth et Charles I l'embellirent ; mais la guerre arrêta son accroisse-ment, et ce n'est guère que depuis 60 ans que Du-blin a prisun gr. essor.Pat. d'Usher,Denham,Parnell,Steele,Sheridan,Grattan, Burke. — Le comté de D.,sur la mer, entre ceux de Meath au N., de Wick-low au S.; 49 kil. sur 31 ; 1*6,000 hab. sans la ville.Ch.-1„ Dublin . Montagnes au S. ; marais, sol ar-gileux, quelques endroits asscs fertiles; peu de bois;granit, grès, ocre, marne, pierres calcaires, etc.
DUBOIS (Phil. Goibaud), de l’Acad. française , néà Poitiers en 1626, m. en 1694, fut précepteur du ducde Guise (L. Joseph), dont il avait d'abord été le maî-trede danse. On lui doit des trad. de S. August.(Con-fess., Leu., Sermons, de la Comin., de la Tempir.,elc.),et de Cicéron ( Offices, de l’Amitié , de la Vieillesse).
dubois fGuill.), abbé, puis cardinal, né en 1656 àBrive-la-Gaillarde en Limousin , était fils d’un pau-vre apothicaire. 11 fit ses études au collège de St-Michel à Paris , tout en remplissant auprès du prin-cipal les fonctions de domestique. Après avoir achevéses études, il fut précepteur dans différentes mai-sons, et réussit enfin à se faire placer en cette qua-lité auprès du duc de Chartres , depuis duc d'Or-léans et régent. Dubois, d'un esprit vif, pénétrantet adroit, sut promptement gagner la confiancede son élève ; il s’apliqua à cultiver l'intelli-gence du jeune duc, mais sans combattre songoût pour le plaisir. Il sut également se concilier lafaveur de Louis XIV , en déterminant son élève àépouser une fille légitimée du roi ; il reçut en ré-compense une riche abbaye. Le duc d'Orléans,devenu régent en 1715, l'appela au conseil d'état.En 1717, Dubois se plaça au rang des grands di-plomates en concluant à La Haye , de concert aveclord Stanhope, une alliance entre l’Angleterre , laFrance et la Hollande contre l’Espagne , qui inquié-tait le régent. Dubois fut, en récompense, nomméministre des affaires étrangères, li acquit bientôt denouveaux titres à l’affection du régent en découvrantet en faisant échouer la conspiration de Cellamare .Peu après, il se fit donner à force d'intrigues l’ar-chevêché de Cambray, et obtint enfin le chapeau decardinal. Plusieurs académies lui ouvrirent en mêmetemps leurs portes. Tant d'honneurs ne satisfirentcependant point encore Dubois, et en 1722 il se fitnqmmer premier ministre. Dès lors il régna réel-
| lement en maître absolu, et, grâce à lui, la cour| du régent, déjà si dépravée, sembla croître encoreI en dépravation. Heureusement que ce règne scan-daleux ne fut pas long ; Dubois mourut l'année sui-vante d’un abcès. Ses ennemis se sont plu à le repré-senter comme unissant à la débauche l’avarice, l'am-bition, la flatterie, la fourberie; cependant on nepeut lui refuser de grands talents politiques. On apublié la Fie privée du cardinal Dubois, lxmdres,1789, in-8, et Mémoires secrets et correspondanceinédite du cardinal Dubois, recueillis par L. de Se-velinges, Paris , 1814, 3 vol. in-8.
dubois de crancé, ministre de la guerre sous leDirectoire, né à Charleville en 1747, mort en 1814,servait en qualité de lieutenant des maréchaux deF’rance, lorsqu'il fut nommé député aux élats-gé-néraux de 1789. 11 se rangea parmi les plus fou-gueux démagogues, et devint membre du comitéde salut public. Envoyé en cette qualité pour répri-mer l'insurrection de Lyon (1793), il pressa avecénergie le siège de celle ville. Après le 9 thermi-dor, il adopta le parti de la réaction, et fut nommémembre du Conseil des Cinq-Cents , mais il y jouaun faible rôle. Il fut appelé par le Directoire auministère de la guerre ; mais après le 18 brumaire,Bonaparte lui ôta son portefeuille.
dubois (le baron Antoine), professeur à la facultéde médecine de Paris , né à Gramat, près de Galion(Lot ), en 1756, mort en 1837, fut nommé profes-seur au collège , de chirurgie en 1790, et lit partie del’expédition d’Egypte . En 1811, il fut choisi pouraccoucher l'impératrice Marie-Louise , et reçut letitre de baron. Dubois remplit jusqu’à sa mort lesfonctions de médecin dans la plupart des hospicesde Paris ; ce qui le distinguait, c’était la sûreté et lapénétration de son coup d'œil. La vie de Dubois aété toute pratique, il a peu écrit : on a de lui plu-sieurs articles insérés dans le Dictionnaire des scien-ces médicales. Il a perfectionné plusieurs instrumentsde chirurgie, entre autres le forceps. Il a crééprès de l’Ecole de Médecine à Paris un hôpitalpour la clinique, qui porte son nom.
dubois ou deleboé, méd. hollandais. Voy. svLvirs.
DUBOS (l’abbé Jean-Baptiste), né à Beauvais en1G70, mort à Paris en 1742, s'appliqua d'abord à lathéologie, qu'il abandonna bientôt pour l'étude dudroitpublic.il fut chargé de diverses missions diplo-matiques parM. deTorcy, par le cardinal Dubois ellerégent, et s'en acquitta toujours avec succès. Cepen-dant songoût pour l’histoire et la littératurelui firentabandonner la carrière politique. 11 fut reçu à l’A-cadémie Française et devint secrétaire perpétuel decette compagnie. Le plus connu et le plus estimé deses ouvrages est intitulé: lléjlexions critiques sur lapoésie et la peinture, 1719; il a été souvent réimprimé. On a aussi de lui : Histoire de la ligue de Cam-bray, Paris , 1709 ; Histoire critique de l'établissementde la monarchie française dans les Gaules, 1731.
DUBOULAY (égasse), né vers 1610 à St-Ellier(Maine), professeur d'humanités au collège de Na-varre , puis recteur et historiographe de ['universitéde Paris , mort en 1678. On a de lui une Histoirede l'Université de Paris depuis 800 jusqu en 1600,écrite en latin, 6 vol. in-fol., 1665-73, qui a étéabrégée par Crevier, et quelques autres écrits surl'université, entre autres : De Patronis QuatuorNationurn universitatis, 1602, in-8; Fondation del'université de Paris par Charlemagne, 1675.
DUBOURG (Anne), conseiller au parlement deParis, né en Auvergne l'an 1521, se prononça ouvei-tement dans une assemblée du parlement pour le cal-vinisme , et parla au roi Henri II avec une grandehardiesse en faveur des nouvelles opinions. Il timmédiatement conduit à la Bastille, puis pendubrûlé en place de Grève , 1559. Son supplice amenla conspiration d’Ainboiso.