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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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un rare discernement, les personnages et les pro-ductions de l'époque. A 54 ans, elle eut le malheurde perdre la vue ; elle n'en conserva pas moins tontel'anialiilité. et toute la vivacité de son esprit jusqu'àl'Age le plus avancé. KUc mourut à 84 ans en 1780.On a de celle daine : Correspondance avec Walpoleet Yollaire , publiée par M. Artaud, Paris , 1811 ,

4 vol. in—8 ; Correspondance avec d'Alembert, leprésident llinuult, etc., Paris , 1809, 2 vol. in-8.

DUDERSTADT, ville de Hanovre , à 22 kil. E. deGœttingue; 4,200 bab. — Cette ville appartenait àl’électeur de Mayence à la fin du siècle dernier, etfaisait partie du pays d'Eichsfeld . Elle fut donnée àla Prusse cil 1802, au roy. de Westphalie en 1807,et au Hanovre en 1815.

DllDI.EY, ville d'Angleterre (Worcester ), à 15kil. N. O. de Birmingham ; 23,043 h. Houille,fer, (lierres calcaires aux environs; ustensiles de fer,clouteries, verreries.— Dudley donne son nom à uncanal qui va s'unir à celui de Stourbridge dans lecomté de SlulTord, et à celui de Worcester-et-Birminghain.

DUDLEY (Edmond), ministre de Henri VII , aidace prince avide à remplir ses coffres par toutessortes d'extorsions, et se rendit tellement odieuxqu'à la mort du roi (1509), Henri VIII , son succes-seur, se vit obligé de l'atumdonner à la fureur dupeuple. Il fut jugé et mis à mort en 1510.

dudley (Jean), duc de Northumberland , fils dupréc., né en 1502, jouit de la faveur de Henri VIII ,malgré la disgrâce de son père, et fut nommé parlui grand-amiral d'Angleterre . 11 eut encore plus decrédit auprès de son successeur, le jeune Edouard VI ;fut créé comte de Warwick, duc de Northumber-land , et supplanta Somerset qui avait longtempsjoui de toute l'autorité. Celui-ci, ayant tenté de l'as-sassiner par vengeance, fut immédiatement mis àmort (1552). Egaré par l’ambition, Dudley conçutle projet de faire entrer la couronne dans sa famille :voyant Edouard VI près du tombeau, il lui persuadad'exclure du trône ses propres sœurs et de choisirpour héritière Jeanne Grey, issue de Henri VII , àlaquelle il fit épouser un deses fils, Guildford Dudley .Jeanne reçut pendant quelques jours le titre dereine; mais la princesse Marie, soeur d'Edouard,ayant fait reconnaître ses droits, Dudley , aban-donné de tout le monde, fut condamné à mort,ainsi que son fils et Jeanne Grey (1553). — H laissaun autre fils, Kobert Dudley, connu sous le nomde comte de Leieester. (Yoy. l'art, suiv.)

dudley (Robert), comte de Leieester, fils du pré-cédent, né en 1531, fut quelque temps emprisonnélors de la sentence prononcée contre son père, maisrecouvra bientôt sa liberté, et jouit du plus grandcrédit sous Elisabeth. H prit sur cette princesse unascendant presque absolu par la beauté de sa figure,l’élégance de ses manières, par sa souplesse et sesflatteries, et lui, dit-on, sur le point d’obtenir samain. La reine le combla de faveurs, lui donna les,titres de comte de Leieester (1564), de chancelierde T université d'Oxford ; le nomma son lieutenant-général, et le chargea en 1585 et 1587 d'aller dans lesPays-Bas soutenir les provinces révoltées contre Phi-lippe 11. Dépourvu de talents militaires, il n'éprouvaque des revers; il n'en conserva pas moins sa fa-veur jusqu'à sa mort (1588). On accuse Leieesterd avoir conseillé à Elisabeth d’empoisonner MarieStuart , d'avoir lui-mfme empoisonné le comted'Essex afin d'épouser sa veuve (1578), enfin d'a-voir commis toutes sortes de crimes et de perfidies.

DUEItO ou DOURO, Durius, riv. d'Espagne etde Portugal, naît en Espagne dans ia prov. de Soria,à 4 kil. 8. E. du bourg de Mansilla ; arrose celleprovince, sépare celles de Burgos et de Ségovio, tra-verse celles de Valladolid et de Zamora , forme en-suite la frontière entre l’Espagne et le Portugal ,

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jusqu'à sa réunion avec l'Agueda ; traverse alorsle Portugal de 10. à l'E. et se jette dans l'Océan unicu au-dessous d'Oporto , après un cours de 710 kil.

I reçoit entre autres riv. la Pisucrga, le Sabor, leTonnes, l'Agueda et la Tavora. Les villes princi-pales qu'il arrose sont Soria, Aranda-de-Duero ,Toro, Zamora, Miranda et Oporto .

ncÉRO-ET-MiNHO (extre-), province de Portugal .Yoy. ENTRE-mÉRO-ET-MI.NHO.

bUERSTADIUM. auj. wyck -dcrstede.

DlT'AY(Ch.-Fr. decisternay), né en IG98àParis,mort en 1739, accompagna le cardinal de Rohandans son voyage à Rome , et devint antiquaire, ditEontcnclle, en étudiant les superbes débris de cettecapitale du monde. Reçu membre de l'Académie desSciences , Dufay présenta à cette compagnie des mé-moires appartenant aux six sections de géométrie,astronomie, mécanique, anatomie, chimie et botani-que, dont ce corps savant était alors composé. Dul'ayfut le premier directeur spécial du Jardin des Plan-tes ; il lit de cet établissement, négligé avant lui, leplus beau jardin de l'Europe, et obtint que Bu (Toului succédât dans l'intendance générale.

Dl’FRENOY. Yoy. dcfresnoy.

DUFRESNE (quinaclt), acteur. Voy. quinault .

Dufresne, sieur du Gange. Yoy. ducange .

DUFRESNOY (Gh.-Alph.), peintre et poète, né àParis en IfilJ, mort en 16G5, fut l'élève de Perrieret de Youcl, et l'ami de Mignard, avec lequel ilvisita l'Italie . Le Musée possède de cet artiste unGroupe de Naïades et une Sainte Marguerite fou-lant aux pieds un dragon. Quoique ces deux compo-sitions ne manquent point de mérite, elles ont moinscontribué à la réputation de Dufresnoy que sonpotime latin sur la peinture, intitulé ; De Ane gra-pltica, publié après la mort de l'auteur par de Piles ,Paris , 1G84 , avec une traduction en prose et desnotes estimées, llenou en donna une seconde envers français, Paris , 1789. M.Rabany en publia unetroisième, Clermont-Ferrand , 1810, in-8. Enfin cetouvrage a été traduit en vers anglais par Drydcn.

dufresnoy (madame), Dlle billet, femme poète,née à Nantes en 17G5, morte à Paris en 1825, avaitépousé un riche procureur au Châtelet , mais ellefut ruinée par la révolution et eut quelque temps àlutter contre la misère. Elle fut traitée généreuse-ment par Bonaparte et lui voua une reconnaissancesans bornes. Elle s'était fait connaître dès 1787 parde charmantes poésies insérées dans Y Almanach desMuses ; Dlle doit surtout sa réputation à scs élégies,qui lui ont mérité le nom de Saplto française . Elle aaussi donné des traductions de l’anglais , quelquesromans et des livres pour l’éducation des filles. Lerecueil de ses élégies a paru en 1807 , et a été plu-sieurs fois réimprimé avec des augmentations. On yremarque la Boutade, le Pouvoir d'un amant , laJournée d’une amante, l’Anniversaire, les DerniersMoments de Bayard, couronné par l’Académie enJ 815. On trouve dans tous ses écrits un style gra-cieux et une Aine ardente ; quelquefois elle exprimela passion avec une vivacité qui peut paraître exces-sive dans une femme. Elle fut recherchée des hom-mes les (dus distingués de l'époque, et fut particu-lièrement liée avec Fontanes.

DUFRESNOY (l.ENGLET-). VolJ. LENGLET.

DUFRESNY (Charles rivière), auteur comique,né à Paris en 1G48, mort en 1724, descendait dela Belle Jardinière d'Anet,qui fut aimée de Henri IV .

II avait beaucoup de talent pour l'embellissementdes jardins ; ce qui lui fit obtenir de Louis XIV lacharge de contrôleur de ses jardins. Le roi lui ac-corda en outre le privilège d une manufacture deglaces ; mais Dufresny , qui aimait la table et lesfemmes, vendit sa charge et son privilège pour selivrer à scs goûts, et vint vivre à Paris , où il se mità faire des comédies. 11 travailla d'abord en société