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d'œuvre. La meilleure édition de ses œuvres est cellede Paris , 1681, 6 vol. in-fol., donnée par les soinsde François Pinson.
dumoulin (Pierre) .théologien protestant, né en 156SàBuhydans le Vexin(Seine-et-Oise ), occupa quelquetemps une chaire de philosophie à Leyde. , devintchapelain de la princesse Catherine de Bourbon (l 609),fut appelé en 1615 en Angleterre pour y travailler àune réunion des églises protestantes, présida le synoded'Alais, 1620, et mourut en 1658 à Sedan où ils’était fixé. 11 a laissé un grand nombre d'écrits po-lémiques , entre autres De Monarchia temporalipontificis romani, Leyde , 1614; Nouveauté du pa-pisme, Sedan , 1627.
dumoulin (Jacques), médecin. Voy. molin.
DUMOURIEZ (Claude-François), né en 1739 àCambrav, était déjà maréelial-de-camp quandéclata la révolution ; il en adopta les principes, etfut nommé en 1792 min. des aff. étrangères avecl’appui des Girondins . Peu après, ayant encouru ladisgrâce de ce parti, il se retira du ministère, et ilreprit du service. Chargé après le 10 août du com-mandement de l’armée du Nord, il fit la belle cam-pagne de l’Argonne , et remporta les victoires deValmy (20septembre 1792), de Jemmapes (6 novem-bre), et conquit toute la Belgique . Pendant le procèsde Louis XVI, il vint à Paris dans l’espoir de sauverle roi ; n'ayant pu y réussir, il rejoignit son armée,prit plusieurs places en Hollande avec une arméede 13,500 hommes qui manquait de tout, repoussale prince Cobourg de la Belgique , et livra la ba-taille de Nerwinde (18 mars 1793), où nos troupes,tout en restant maîtresses du champ de bataille,éprouvèrent un véritable échec. A partir de ce re-vers, il se vit en butte à de nombreuses persécu-tions. 11 avait d’ailleurs irrité par sa hauteur laConvention et les commissaires qu'elle avait envoyésà son armée; se voyant menacé par ello d’Ctre tra-duit à sa barre, il lit des ouvertures au prince deCohourg, et lui proposa de se joindre à lui pour ré-tablir la constitution donnée par l’Assemblée na-tionale, et dissoudre la Convention. Mais ces projetstranspirèrent; la Convention envoya le ministreBeurnonville et les députés Camus, Bancal, Lamar-que et Quinette, pour le suspendre de ses fonctionset lui ordonner de venir rendre compte de sa con-duite. Dumouriez fit arrêter les commissaires, etvoulut marcher sur Paris ; mais il fut abandonné deses soldats, et contraint de gagner en fugitif le campennemi. A partir de cette époque, il prit peu de partaux événements. 11 séjourna successivement dans plu-sieurs parties de l’Europe . Il est mort en 1823 enAngleterre , où il recev. une pension de 'étranger. D.a laissé un grand nombre d’écrits sur la révolution;nous ne citerons que ses Mémoires, dont la meilleureédition a été publiée par lui-même sous ce titre :Vie et ouvrages du général Dumouriez, Hambourg ,1795; réimprimés dans la Collection des Mémoiresrelatifs à la révolution, Paris , 1823, 4 vol. in-8.
DUN.D«n«m,c.-à-d. colline en celtiq.Cherchez pardon ou din les mots que vous ne trouverez pas ici.
DUN, Dunum, ch.-l. de cant. (Meuse ), sur laMeuse, à 19 kil. S. O. de Montmédy ; 1,300 hab.Scierie, moulin à huile, tanneries, brasseries, allu-mettes.— Dun fut cédée à la France en 1633 parle duc de Lorraine .
dun-le-palleteau, ch.-l. de cant. (Creuse ),à 22 kil. N. 0. de Guéret ; 1,100 hab.
dun—le—roi, ch.-l. de cant. (Cher ), à 18 kil. N.de Saint-Amand ; 4,019 bah. C’était une place forteet importante au xv' siècle.
DUNA, mieux DWINA ou DZVINA. Voy. dwina.
DUNBAR, ville d’Ecosse (lladdington), à 40 kil.E. d’Edimbourg , à l'embouchure du golfe du L'orthdans la mer du Nord ; 4,800 hah. Ancien château-fort. Deux forges, chantiers de construction, etc.
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Pêche active. On voit encore près de cette ville lesruines du château de Bar, où se retira Edouard 11après sa défaite à Bannockburn. Marie Stuart seretira au château de Dunhar après le meurtre deRizzio, 1566 ; Bothwell y conduisit aussi cette prin-cesse lorsqu’il voulut la forcer à l’épouser(1567).En1650, Cromwell y battit les royalistes écossais .
DUNBLANE, ville d’Ecosse (Perth ), à 9 k. N.de Stirling ; 3,300 hab. Aux environs, source miné-rale fréquentée.
DUNCAN I, roi d’Ecosse. Voy. donald vii.
duncan il, fils naturel de Malcolm III , chassa en10931 usu rp. Donald VIII qui avait enlevé lacouronneau jeune Edgar,fils légitime de Malcolmjmaislagardapour lui. H se rendit odieux par sa sévérité, et futassassiné par un émissaire de Donald VIII, 1095.
DUNDALK, ville d’Irlande , dans la prov. deLeinster, ch.-l. du comté de Louth , au fond de labaie de Dundalk, à 60 kil. N. de Dublin ; 10,800 hab.Manuf. de batiste, la seule qui existe en Irlande .Bataille entre Edouard Bruce et Edouard II , roid’Angleterre (1318); Bruce y périt.
DUNDAS (Henry). Voy. Melville.
DUNDËE, Alectum, ville d’Ecosse (Forfar), surle golfe du Tay, à 54 kil. N. E. d’Edimbourg ;45,000 hab. Port sûr et commode. Jolie ville: qua-tre grandes rues, belle place. Plusieurs édificesremarquables : la vieille église, l’église Saint-André,l’iiôtel—de-ville, etc. Toiles, fils, raffineries de sucre,filatures hydrauliques de coton. — Cette ville étaitautrefois la seconde de l’Ecosse ; mais les ravagesde la guerre lui ont ôté de son importance.
DUNES . On nomme ainsi des collines de sablequi s’élèvent le long de l'Océan, principalement surles côtes d'Ecosse, de Hollande et de France , et dansla Méditerranée sur les côtes d’Égypte . C’est auxenvirons des Dunes qui s’étendent entre Nieuport etDunkerque que les Espagnols , furent battus sur merpar Mart.Tromp, 1639, et sur terre par Turenne, 1658.
DUNFERMLINE, ville d’Ecosse (comté de Fife ),à 22 kil. N. O. d’Edimbourg ; 17,000 hab. Belleéglise antique, superbe église moderne, hôtel-de-yille. Toiles et surtout linge de table renommé.Etoffes de coton. Charles I y naquit en 1600. Cetteville fut désolée par un grand incendie en 1604, puispar la peste en 1645 et en 1651.
DUNGANNON, ville d’Irlande , dans la prov.d’Ulster (Tyrone), à40kil. S. E. d’Omagh ; 4,000hab.Riche collège. Résidence des O'Neil, anciens souve-rains de rÛlsler.
DUNGARVAN, ville d’Irlande , dans la prov. deMunster, à 40 kil. S. 0. de Waterford , sur la baiede Dungarvan; 2,000 hab. Bains de mer.
DUNKELD, ville d’Ecosse (Perth ), à 22 kil. N.de Perth, sur le Tay ; 1,400 hab. Haute muraille.Beau pont en pierres. Ruines d’une cathédrale go-thique. Dunkeld a été jadis lacapit. de la Calédonie .
DUNKELSBUHL, ville de Bavière , à 60 kil. S. 0.de Nuremberg ; 5,000 hab.
DUNKERQUE , Duinkerken en flamand (c.-à-déglise des Dunes), ville et port de France , ch.-l.d’arr. (Nord), à 66 kil. N. 0. de Lille , sur la merdu Nord ; 23,868 hab. Rade magnifique, citadelle,port marchand, bassin naval, magasins de la ma-rine, jetée, écluse, phare. Collège. Ec. de navig.,so-ciété d’agriculture, bibliothèque; fonderie de fer, decuivre ; savon, amidon, huiles, ferblanterie, distil-leries; voileries, raffineries, chantiers de construc-tion, etc. Armements pour le commerce. — Dun-kerque fut fondée vers 960 par Baudoin-le-Jeune,comte de Flandre, autour d'une chapelle élevée parsaint Éloi au milieu des Dunes. Elle passa par hé-ritage entre les mains de Charles-Quint , fut prisepar les Anglais sous le règne de Philippe II , et re-