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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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ville en 1813. Ses principaux ouvrages sont : Prin-cipes de physiologie , 1800-6, où il développa ladoctrine du principe vital de Barthez ; et Doctrinedes maladies chroniques, 1812, travail neuf où l’au-teur expose la théorie et la formation de ces ma-ladies.

Dumas (AlexandreDAVï), homme de couleur, géné-ral de division, néà Jérémie(St-Domingue ) en 1762,du marquis delà Pailleterie, riche colon de cette île, etd'une femme africaine, servit avec distinction sousDumouriez , et acheta tous ses grades au prix d'unefoule d'actions d’éclat. En 1798, il défendit seul,à l’affaire de Brixen , le passage d'un pont d’oùdépendait le succès de la journée, ce qui le fit sur-nommer l'Iloratius Coclès du Tyrol . Pendant l’ex-pédition d'Egypte , il comprima, à la tête de quel-ques braves, une insurrection dont le généralDupuy venait d’être victime au Caire ; mais unemaladie le força bientôt à se retirer. Il m. en 1807. àVillers-Cotterets . 11 est père du célèbre Alex. Dumas.

dumas (le comte Matthieu), né à Montpellier en1753, mort en 1837, entra dès l’âge de 15 ans dans lacarrière des armes et combattit en Amérique sous lesordres de Ilochambeau. Il prit une glorieuse partitoutes les campagnes de l’Empire et reçut le titrede général de division. Sous la Restauration, Du-mas fut nommé conseiller d’élat et président ducomité de la guerre. Après 1830, il fut élevé à lapairie. On a de lui un Précis des événements mili-taires de 1799 à 1814, 16 v. in-8. 1817-24, ouvragecapital, et des Souvenirs (1839), précieuxàconsulter.

DUMBARTON, la Dalclutha d'Ossian et le Dum-britonium des Romains, ville d'Ecosse , ch.-l. d’uncomté de même nom, â 80 kil. 0. d'Edimbourg ;3,600 hab. Bon port franc; verreries, filatures,tanneries. Vieux château-fort.— Le comté de Dum-barton, situé entre ceux de Perth , Stirling, I.anark,Renfrew, la Clyde et la mer, a 75 kil. de long sur9 de large ; il est traversé par le Grand-Canal etoffre plusieurs lacs dont le principal est le Lomond .Montagnes, marais : sol peu fertile ; bonne pêche ;quelque industrie. Voy. argyle (Archihald II d’).

DUMESNIL (M lle ), cél.actr., rivale de Clairon , néeà Paris en 1713, morte en 1803, débuta au ThéâtreFrançais en 1737, et remplit dans la tragédie, avecun succès toujours marqué, les rôles de reineset de princesses. Elle excellait surtout dans les rôlesde Mérope, de Clytemnestre, d’Alhalie et d’Agrip-pine. Mademoiselle Dumesnil n'était pas douée d'unextérieur avantageux, elle manquait quelquefoisde grâce et de noblesse dans ses attitudes et dansson geste; mais quand elle s’animait, sa voix deve-nait terrible, l’expression de ses yeux était fou-droyante ; elle arrachait des larmes et excitait auplus haut point dans l’âme du spectateur la terreurou la pitié. Elle quitta le théâtre en 1775.

DUMFR1ES, Dunfreja, ville d’Écosse , ch.-l. d’uncomté de même nom, à 102 kil. S. 0. d’Edimbourg ;12,000 hab. Quelques édifices, obélisque élevé en1780 en l'honneur de Charles, duc de Queensberry.Tanneries, brasseries, bonneteries, chapeaux, etc.— Le comté de Dumfries est situé au S. de l'Écosse ,entre ceux de Peebles, Selkirk, Roxburgh à l'E.,d'Avr etdeKirkcudbright àl’O.; il a 80 kil. de long et75,000 hab. Pays montagneux; plomb, houille,pierres calcaires en quantité. Gros bétail. Industrieassez active. Commerce,

DUMNONII ou DAMNONII, peuple de la Bre-tagne 2 e , au S. O. de l île, dans le comté actuel deCornouailles, —Le cap Lizard, situé à la pointe S. 0.du comté de Cornouailles , s’appelait jadis Dumno-nium promontorium.

DUMNOR1X, chef éduen de haute naissance, frèrede Divitiac , avait un commandement dans l'arméede César; il suivait à regret le général romain, etcherchait à soulever ses soldats contre lui. César, j

ayant découvert ses menées, le fit mettre à mort,l’an 59 av. J.-C.

DUMONT (Jean), publiciste , né en France vers1660, mort à Vienne en 1726. II suivit d'abord laprofession des armes , puis il parcourut presquetoutes les contrées de l'Europe . Les renseignementsqu’il avait recueillis pendant ses voyages lui fourni-rent le sujet de plusieurs ouvrages qui eurent ungrand succès et lui valurent l'estime de l'empereurd’Allemagne , qui le nomma son historiographe etlui donna le titre de baron de Carlscroon. Les plusimportants de ses ouvrages sont : Mémoires politiquespour servir à la parfaite intelligence de l'histoire dela paix de Ryswick, 1699, 4 vol. in—12 ; Recueil detraités d’alliance, de paix et de commerce depuis lapaix de Munster, 1710; Corps universel diploma-tique, ou Recueil de traités depuis Charlemagne, 1726et années suivantes, continué par J. Roussel.

dumont (Pierre-Etienne-Louis ), publiciste, néà Genève en 1759, mort à Milan en 1829, fut d’abordpasteur de l'église française réformée â Genève , vinten France au commencement de la révolution, se miten relation avec Mirabeau, rédigea plusieurs de sesdiscours et l'aida dans la publication du Courrier deProvence. En 1791, il quitta la France , et quelquesannées après il s'établit en Angleterre ; il s’y liaétroitement avec Jérémie Bentham , et fut son colla-borateur pendant plus de vingt ans. 11 ne revint àGenève qu'en 1816. Les ouvrages qu'il a rédigés avecBentham sont : le Traité de législation civile et pé-nale, 1802 ; la Théorie des peines et des récom-penses, 1812 ; la Tactique des assemblées délibérantes,1816 ; le Traité des preuves judiciaires ; De l’organi-sation judiciaire et de la codification : ils sont tousécrits en français . Il publia en outre une série deLettres sur Bentham , qui ont été insérées dans laBibliothèque britannique, lom. V, VI, VIL Depuis sonretour à Genève , il fut membre du conseil souverain.

DUMONT d'URVILLE. Voy. UltVILLE.

DUMOULIN (Charles), célèbre jurisconsulte, né âParis en 1500, mort en 1566, descendait d'une fa-mille noble, alliée à Anne de Boulen, mère de lareine Élisabeth d’Angleterre . Il fut reçu avocat auparlement de Paris en 1522; mais n’ayant pu vain-cre un bégaiement auquel il était sujet, il se relirapeu après du barreau, et se consacra désormais auxseules études du cabinet et à la composition des ou-vrages qui l'ont rendu célèbre. Un ouvrage intituléObservations sur l’édit de Henri II relatif auxpetites dates, qu’il publia en 1551, et dans lequel ilsoutenait que le roi avait le droit de réprimer lesabus et les fraudes qui se commettaient à Rome dans la distribution des bénéfices , lui valut lesbonnes grâces de Henri II , mais l’exposa en mêmetemps au méeontentem. de la cour de Rome. Quel-que temps auparavant, il avait embrassé le calvi-nisme, et l’avait abandonné ensuite pour le luthé-ranisme de la confession d’Augsbourg. Inquiétépour ses opinions, il se réfugia en Allemagne , où ilfut reçu avec la plus grande distinction. 11 revint àParis en 1657, mais ce fut pour y subir de nouvellestribulations. Ayant publié en 1564 un ouvrage in-titulé ; Conseil sur le concile de Trente , dans lequel ilvoulait prouver que ce concile était nul, il fut jeté enprison et ne recouvra sa liberté qu'à condition qu'ilne publierait plus rien sans la permission du roi.Si nous en croyons le président de Thou, il seraitredevenu catholique quelque temps avant sa mort.Quoi qu'il en soit, Dumoulin était un des plus grandsjurisconsultes de son siècle. Il trouva le premier lesvéritables sources et les règles fondamentales dudroit français , et les deux ouvrages déjà cités mon-trent qu’outre le droit canon il av. étudié les Pères.Outre ces écrits, il a publié plusieurs commentairessur les principales coutumes de France ; sa Révisionde la coutume de Paris passe surtout pour un chef-