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rendre justice. Il avait publié peu avant sa mort unMémoire qui fit grand bruit.
DUPLESSIS. Voy. richelieu et mornay.DUPONT DE NEMOURS (Pierre-Samuel), né à Pa-ris en 1739, adopta de bonne heure les doctrines del’économiste Quesnay , composa en commun avecce philosophe plusieurs ouvrages, entre autres laPhysiocratie (1708), où il recherche quel est le gou-vernement le plus avantageux au genre humain ;se lia avec Turgot , qui l’appela auprès de lui pen-dant qu'il était ministre des finances, partagea ladisgrâce de ce ministre, puis fut rappelé aux affairespar Vergennes , et fut un des rédacteurs du traité de1783 qui reconnaissait l’indépendance de l’Améri-que . 11 fut député en 1789 aux états-généraux parle bailliage de Nemours , vota les réformes les plusimportantes, mais encourut la colère du peuple pouravoir combattu la création desassignatset s’èlre mon-tré fidèle à Louis XVI . Soustrait à la mort sous laTerreur par un ami qui le cacha, il chercha unrefuge en Amérique , où il fut fort bien accueilli.Il ne revint en France que sous le Consulat. En 1814 ilfut nommé secrétaire du gouvernement provisoire ;mais après le rétablissement de Napoléon il re-tourna en Amérique. Il y mourut en 1817. Du-pont de Nemours a laissé une foule d’ouvrages surl’économie, la politique, la physiologie, l’histoire na-turelle , la physique générale. Nous citerons, outrela Physiocratie , la Philosophie du Bonheur, où ilfonde une morale universelle sur une seule loi,aimer , et de curieux Mémoires sur les animaux,où il prête aux brutes un langage. Il avait été nommémembre de l'Institut dès sa fondation.
dupont de l'étang (Pierre), lieutenant-géné-ral, né à Chabannais (Charente ) en 1765 , morten 1840, fut, au commencement de la révolution,aidc-de-camp des généraux Théobald et ArthurDillon ; se distingua au combat de l'Argonnc, et futnommé successivement général de brigade ( 1793)et général de division (1797). Il combattit à Ma-rengo, au Mincio; parut avec beaucoup d'éclat dansles campagnes de 1805 et de 1806, et contribua
Ê uissamment à la victoire de Friedland. Envoyé enspagne en 1808, il y obtint d’abord quelques avan-tages ; mais bientôt Castanos l’obligea de signer lacapitulation déplorable de Baylen, que rendit plusdésastreuse encore la mauvaise foi de l’ennemi.Le général Dupont fut, à son arrivée en France ,arrêté comme ayant trahi les intérêts de l'armée ; ildemeura enfermé au fort de Joux jusqu'au re-tour de Louis XV11I. Il fut nommé en 1814 ministredela guerre; mais il n’occupa ce poste élevé que pendantquelques mois ; depuis il a fait partie à différentesreprises de la chambre des députés, et a commandéla 22» division militaire. Ce général cultivait lapoésie dans sa retraite; on a de lui ; Odes d'Ho-race traduites en vers par un lieutenant-général,Paris , 1836; l'Art de la guerre, poème en dixchants, Paris , 1839, et quelques pièces détachées.
DUPORT (Adrien), député de la noblesse deParis aux états-généraux, né à Paris en 1759,était conseiller au parlement lors de la Révolution.U fut une des lumières de l’Assemblée constituante ,présenta le 29 mars 1790 un travail admirable sur(organisation du pouvoir judiciaire, et fit adopter lejugement parjurés. Chargé d’interroger Louis XVI après son évasion, il le fit avec les égards conve-nables. Poursuivi après le 10 août, il quitta lar rance et mourut à Appenzell en 1798.
dui'ort du tertre (François-Joachim ), littéra-teur, né ù St-Malo en 1715, mort en 1759, en-tra d abord dans l'ordre des Jésuites, professa leshumanités dans un de leurs collèges, et rentra®P 8 h |1 ® dans le monde où il s’occupa de littératureet d histoire. 11 a laissé, entre autres ouvrages :Abrégé de l'histoire d'Angleterre , 1751, 3 vol. in-12;
Histoire des conjurations, conspirations et révolu-tions célébrés, ibid., 1754 et ann. suiv., 8 vol. in-12;Bibliothèque amusante et instructive, 1755,3 vol. in-12.
duport du tertre (Louis-François), fils du pré-cédent, né à Paris en 1754, était avocat avant laRévolution ; il adopta les nouvelles idées, mais avecmodération, fut porté en 179Ü au ministère de lajustice qu’il administra avec prudence, et perditcet emploi à la chute de Lessart. Il périt en 1793.
DUPPLIN, village d’Ëcosse (Perlli), voisin d’Aber-dalgie. Voy. aberdalgie .
DUPR AT (Antoine), cardinal, chancelier deFrance, né à lssoire en Auvergne en 1463, morten 1535, était parvenu à la dignité de premier pré-sident au parlement de Paris (1507), lorsque lacomtesse d’Angoulême lui confia l'éducation de sonfils, depuis François 1 , alors héritier présomptif dela couronne. Après l'avénement de ce prince autrône (1515) , Duprat fut nommé chancelier deF’rance. Il suivit F’rançois I en Italie et fut chargéd’arranger avec Léon X l’affaire de la l’ragmatique-Sanction. Cette loi, établie sous Charles VII , res-treignait l’autorité des papes en accordant auxéglises de France le droit d’élire aux évêchés etaux autres grands bénéfices vacants. Depuis long-temps la cour de Rome s'efforçait de la faire abro-ger : Duprat y consentit, et cette loi, qu’on regardaitcomme le boulevard des lib. gallicanes, fut abolie ;il fut convenu que le roi de France nommerait dé-sormais aux bénéfices vacants, mais que sa nomina-tion aurait besoin d’être confirmée par des bullesdu pape, qui elles-mêmes ne seraient délivrées quemoyennant le paiement d'une année de revenu dubénéfice. Les articles convenus entre Duprat et Léon X servirent de base à la bulle connue sous le nom deConcordai (1516), que Duprat fit enregistrer au par-lement de Paris , malgré la plus vive opposition descours souveraines, des universités et du clergé deFrance . Le chancelier devint dès lors l’objet d’unehaine universelle, haine qui s'accrut encore lors-que, pour faire face aux dépenses qu’occasionnait laguerre contre Charles-Quint et aux profusions de lacour, il créa et vendit des offices, et leva des contribu-tions sur le clergé. Cependant il n’en conserva pasmoins un immense crédit; pendant l'absence et lacaptivité de François I", la duchesse d'Angoulême ,régente du royaume, ne gouverna que par ses con-seils, et le roi, à son retour, anéantit uneprocédureque le parlement avait commencée contre lui commeétant la cause des maux qui affligeaient l'état. Duprat,veuf depuis plusieurs années, avait embrassé 1 étatecclésiastique, et la régente l’avait nommé arche-vêque de Sens; en 1527 il fut créé cardinal, et en1530 légat a latcre. 11 s’occupa alors particulière-ment des affaires de religion, et provoqua toutesles mesures de rigueur qui furent prises contre lesréformés. Ce ministre déploya une grande habileté,mais il fit le malheur du peuple par son ambition,son avidité et son dévouement servile aux volontésdu prince. — Son fils, Guillaume Duprat, fut évêquede Clermont, assista au concile de Trente , et enamena à Paris des Jésuites pour lesquels il fonda lecollège de Clermont, depuis collège Louis-le-Grand.
DUPRË, joaillier, né aux environs de Grenoble vers le milieu du xviii* siècle, découvrit par ha-sard un nouveau feu grégeois, et communiqua sadécouverte à Louis XV . Mais les effets en étaientsi terribles que ce prince préféra ensevelir dansl'oubli ce secret, et acheta le silence de Dupré enlui donnant le cordon de St-Michel avec une pen-sion considérable.
dupré de saint-maur, maîlre des comptes, né aParis vers 1695, mort eu 1774, cultiva les lettrestout en remplissant les devoirs de sa place, et de-vint membre de l’Académie Française en 1733. On