DÜPU — 530 — DUQU
a de lui une traduction du Paradis perdu de Milton avec les remarques d'Addison, Paris , 1729, 3 vol.in-12; un Essai sur les monnaies , etc., 1746, in-4;Recherches sur la valeur des monnaies cl sur leprix des grains avant et après te concile de Franc-fort, Paris , 1762, in-12. Ces deux derniers ouvra-ges sont estimés.
DUPRËAU (Gabriel ), en latin Prateolus , théo-logien et philologue, né en 1511 à Marcoussis ,mort à Péronne en 1588, professa la théologie aucollège de Navarre à Paris , et fut un adversairezélé des doctrines de Luther et de Calvin . On a delui : Commenlarii ex prceslatnissimis grammaticisdesumpti , etc., Paris , in-8 ; Flores et sententice scriben-dique formulas ex C.iceronis Epislolis familiaribus ;Harangue sur les causes de la guerre entreprise con-tre les rebelles, elc., Paris , 1562, in-8; De Vitis,sectis et dogmatibus hœrelicorum, etc., Cologne ,1569, in-fol. ; Histoire de l'étal et succès de l’Église,en forme de chronique générale et universelle, Pa-ris , 1585, 2. vol. in-fol. 11 a traduit du grec deuxlivres de Mercure Trismêgisle ; et du latin l’Histoirede la guerre sainte ou la Franciade orientale, parGuillaume de Tvr, Paris , 1573, in-fol.
DUPUIS (H.-Franç.), membre de l'Institut, né àTrye-Château (près de Gisors ) en 1742, (ils d'unmaître d'école, se fit d'abord connaître commehumaniste, fut nommé en 1766 professeur au col-lège de Lisieux , et plus tard professeur d'éloquencelatine au collège de France . S'étant lié avec La-lande, dont il suivait les cours, il prit goût à l'as-tronomie, et rapprochant de cette nouvelle étudeses connaissances en mythologie, il fut conduit àimaginer que les divinités de la faille ne sont autrechose que des constellations, que les noms des dieuxsont les mêmes que ceux des astres, que leurs bizarresaventures nesont qu’une expression allégorique ducours des astres et de leurs rapports mutuels. 11 exposaeet ingénieux système, dès 1777, dans le Journal desSavants ; en 1781, il publia un Mémoire sur l’ori-gine des Constellations et sur iexplication de lafable par l'astronomie ; en 1794, il fit paraîtrel' Origine de tous les Cultes, ou la Religion univer-selle (3 vol. in-4, ou 12 vol. in-8), où il dévelop-pait tout au long son système ; il en donna unAbrégé en 1798. Dupuis fut reçu en 1788 membrede l’Académie des Inscriptions . A la Révolution, iljoua un moment un rôle politique, fut député i laConvention, puis membre du Conseil des Cinq-Cents, et fut même ballottéavec Moulins pour la placede directeur. Il mourut en 1809 dans une conditionprivée. Outre l 'Origine des Cultes, on a de lui unMémoire sur le zodiaque de Tenujra, 1806, qui aexcité une dispute célèbre ; il veut y prouver que cezodiaque représentait l’état du ciel à une époqueoù le point équinoxial coïncidait avec le signe de laVierge, et qui remonte par conséquent à 15 ou 16mille ans. On regrette que Dupuis ait exagéré jus-qu’au ridicule l’idée fondamentale de son système,et Burtout qu’il y ait joint des déclamations fortdéplacées contre la religion.
DUPUY (Henri), en latin Erycius Puteanus , enhollandais Van-de-Pulte, professeur et philologue,né à Yanloo, dans la Gueldre, en 1574, mort h Lou-vain en 1646, enseigna les belles-lettres dans l’uni-versité de cette ville. 11 a publié 98 ouvrages diverssur l’éloquence, la philologie, la philosophie, l’his-toire, lapolilique et les mathématiques. Nousciteronsseulement: Deusufructuqitelibrorum Ribliothecœ Am-hrosianfr, Milan, 1605, in-8 ; Cornus sive Phagesiposiacimmeria,de luxu somnium, Louvain , 1608, in-12,traduit en français par Nicolas Pelloquin, sous celitre • Cornus , ou Banquet dissolu des Cimmériens,Paris, 1613, in-12; Bruma, Munich , 1619, in-8.
nupuy (Raimond). Voy. puy (du).
DUPUYTRKN île baron Guillaume), chirurgien |
célèbre, né en 1777 à Pierre-Bufflère (H.-Yienne),mort en 1835, fut nommé à 18 ans prosecteur dela Faculté , et à 24 chef des travaux anatomiques. Ildevint bientôt chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu,inspecteur-général de l’université, premier chirur-gien du roi, baron et membre de l’Institut. Du-puytren a peu écrit; sa thèse pour le doctorat etquelques articles disséminés dans le Dictionnaire deMédecine sont à peu près ce qui reste de lui ; mais il futavant tout professeur et praticien ; il a pratiqué toutesles opérations chirurgicales et perfectionné tous lestravaux de ses prédécesseurs. Sa dextérité, sonsang-froid, sa hardiesse, que l’on a voulu taxerd'inhumanité, son esprit inventif, lui ont acquis lepremier rang entre les chirurgiens de noire épo-que ; on lui doit plusieurs opérations nouvelles. Uu-puylren amassa une immense fortune quel'onporleà7,000,000de fr. 11 a légué en mourant une sommede 200,000 francs pour la fondation d’une chaired’anatomie pathologique. Scs intentions ont étéremplies, et même dépassées ; car on a pu créer enoutre, avec le fonds qu'il laissait, un musée anatomi-que, qu'on a justement nommé le Musée Duputjtrcn.
DUQUESNE ( Abraham , marquis ), seigneur duBouchet, célèbre marin français, né à Dieppe en1610, mort en 1688, se forma sous les yeux de sonpère, habile capitaine, et donna bientôt une sihaute idée de sa valeur et de scs talents qu’à peineâgé de 17 ans il obtint le commandement d’unvaisseau, avec lequel il contribua puissamment àchasser les Espagnols des îles de Lerius. Il se si-gnala aussi au combat de Tarragone en 1641, età celui du cap de Gata, où il fut blessé, en 1643.Pendant les troubles de la minorité de Louis XIV ,Duquesne alla servir le roi de Suède ; il fut nommévice-amiral par ce prince, et défit complètementdevant Gothembourg la flotte danoise commandéepar Christian IV en personne. Rappelé en France en 1647, il arma à ses frais une escadre; il battiten 1650 les Anglais et les Espagnols qui avaientenvoyé plusieurs vaisseaux au secours de Bordeaux révolté contre le roi. La reine Anne d’Autriche lecréa alors chef d’escadre. Dans la guerre de 1672,Louis XIV l'opposa au fameux Ruyter, amiral hol-landais , et Duquesne remporta en 1676, près doMessine , une victoire signalée sur ce terrible ad-versaire, qui mourut de ses blessures quelquesjours après le combat. Duquesne fut ensuite chargéde purger de pirates la Méditerranée. 11 battit àChiolaflottedeTripoli (1681), bombarda2 f. Alger (1682,1683), et força le dey à rendre tous les esclaveschrétiens ; il bombarda de même Gènes, qui avaitvendu quelques secours aux Algériens , et contrai-gnit le doge à venir s’humilier aux pieds deLouis XIV (1684). Duquesne était protestant, etcette circonstance empêcha Louis Xl\ de lui accor-der tous les honneurs auxquels ses services luidonnaient des droits : il ne put devenir amiral et nofut jamais que lieutenant-général. Dieppe , sa pa-trie, lui a élevé une statue (1844).
DUQUESNOY (François), sculpteur, plus connusous le nom de François Flamand, né à Bruxelles en1594, eut pour maître son propre père, et pour pro-tecteur l'archiduc Albert d'Autriche, qui lui accordune pension pour aller se perfectionner en Italie -Mais à peine avait-il atteint l’âge de 25 ans, quperdit son bienfaiteur, et se vit obligé de travail!pour vivre. 11 se fixa à Rome et s’y lia avec 1 oussl 'comme lui malheureux et comme lui passionpour les arts. Duquesnoy excellait surtout a repsenter les enfants ; on regarde comme ses end'oeuvre les Groupes d’enfants qui accompagnentcolonnes du maître-autel de Saint-Rierre ; la 5aSuzanne de Notre-Dame-de-Lorette elle Saint ,dré de la basilique de Saint-Rierre. Ces deuxniers ouvrages sortent cependant de son genre