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EBUR
de-vie. Jadis ch.-l. des Elusates, peuple de la No- :vempopulanie. |
EliBON, élu évêque de Reims par la protection ;de Louis-le-Débonnaire , fut envoyé par le papePascal prêcher l'Evangile en Danemark . 11 présidale concile d'évêques qui déposa l'empereur à l'insti-gation de son üls Lothairc. Lorsque Louis fut replacésur le trône, il fit enfermer Ebbondans un couvent,en 835. Celui-ci en sortit à la mort du roi, et de-vint évêque de Hildesheim . 11 mourut en 851.
EBEL ( J.-Godefroy ), géologue et statisticienallemand, né à Francfort-sur-l'Oder en 1764, ou àZullichau en Prusse en 1768, mort à Zurich en1830, étudia d’abord la médecine et vint en 1801s'établir en Suisse où il vécut toujours depuis. Onlui doit plusieurs ouvrages qui sont indispensablesà tout homme qui voyage en Suisse : Guide pourfaire le voyage de Suisse de la manière la plus utileet la plus agréable, Zurich , 1793 et 1810, 4 vol.in-8 ; Description des peuples montagnards de laSuisse, Tubingue , 1798-1802, 2 vol.; Sur la struc-ture de la terre au sein des Alpes, Zurich , 1808 ;Idées sur l'organisation du globe et sur ses révolu-tions, Vienne , 1811.
EBERBACH, ville du grand-duché de Bade, à39 kil. E. de Manheim; 3,000 hab.
EBERHARD, duc de Frioul (846-868), épousaGisèle, fille de l’empereur Lothaire. 11 défendit sonduché contre les invasions des Slaves et le rendit undes fiefs les plus importants de l’Italie . 11 laissa quatrefils ; le second, nommé Bérenger, lui succéda d'aborddans le duché do Frioul et devint par la suite roi d’I-talie et empereur.
eberhard i, il, etc., ducs de Wurtemberg. Voy.WURTEMBERG.
eberhard (Jean-Auguste), philosophe allemand ,né à Halberstadt en 1739, mort en 1809, fut d’a-bord pasteur d’une petite paroisse auprès de Berlin ;mais s’étant aliéné le clergé par des écrits que l’onregarda comme peu orthodoxes, il quitta le minis-tère, accepta une chaire de philosophie à Halle etne s’occupa plus que de philosophie et de littéra-ture. On a de lui: Nouvelle Apologie de Socrate, 1772,où il examine la doctrine reçue sur le salut desPaïens ; Théorie des facultés de penser et de sentir,mémoire couronné, 17 7 G ; Morale de la Raison,1781; Théorie des Belles-Lettres, 1783; Histoire dela philosophie, 1787 ; Dictionnaire des synonymes al-lemands, 1795-1802, ouvrage très estimé; Espritdu christianisme primitif, 1807, et quelques écritspolémiques dans lesquels il combat Kant et Fic.hte.Eberhard avait adopté les doctrines de Leibnitz . Ilpasse pour un des meilleurs écrivains de son temps.Il était membre de l’Académie de Berlin .
EBERSBERG , bourg des États autrichiens (ar-chiduché d’Autriche ), ù 23 kil. N. O. de Steyer, surla Traun . Il s’y livra en 1809 une bataille où lesFrançais défirent les Autrichiens.
EBERSDORF, ville d’Allemagne , dans la princi-pauté de Reuss-Lobenstein-Ebersdorf , ù 3 kil. N. deLobenstein; 1,200 hab.
ebersdorf (kaiser’s), ville des États autrichiens(archiduché d’Autriche), à 9 kil. S. E. de Vienne ;1,100 hab. Beau château, caserne; école de botani-que ; industrie. Napoléon y eut son quartier-généralen 1809.
EBÉRT (Frédéric-Adolphe), bibliographe alle-mand , né en 1791, près de Leipsick, mort en 1834à Wolfenbuttel , fut successivement bibliothécairede la ville de Leipsick (1S0G), dés ducs de Bruns-wick à Wolfenbuttel (1822), du roi de Saxe à Dresde (1825). On lui doit des ouvrages utiles sur la biblio-graphie, dont le principal est intitulé : Dictionnairebibliographique général, Leipsick, 1821-1830, 2 vol.>n-4, ouvrage fondamental, qui a élevé à la hau-teur d une véritable science l’étude de la biblio-
■ graphie. Il a aussi publié quelques écrits historiques.
EB1NGEN, ville du rov. de Wurtemberg (cercle dela Forêt-Noire), à 14 kil. S. E. de Bahlingen ;4,000 hab. Bas, draps, étoffes de laines et de cha-peaux, teintureries.
EB10N, chef des Ébionites. Voy. ebionites .
EBIONITES , hérétiques qui parurent pendant leI er siècle de notre ère, et qui, selon saint Epi-phane, eurent pour chef un Juif, nommé Ebion,disciple de Cérinthe et stoïcien. Suivant Origènc etEusèbe, leur nom dérive d’un mot hébreu qui si-gnifie pauvre. Ces hérétiques, qui diffèrent peu desNazaréens , niaient la divinité de J.-C., les écritsdes apôtres, et n’admettaient que l'Evangile desaint Matthieu , qu’ils avaient altéré. Aux préceptesde la religion chrétienne , ils mêlaient les pratiquesdu mosaïsme : les premiers Ebionites eurent unemorale sévère, mais, dans la suite, ils se livrèrent àdes excès infâmes. C’est contre Ebion et Cérinthe quesaint Jean composa son Evangile.
EBLANA, ville d’Hibernie, auj. Dublin .
EBN, mot arabe qui veut direÿi/s. Voy. ben.
EBOU, Eburi, ville du roy. de Naples (princi-pauté Citér.), à 26 kil. S. E. de Salerne ; 5,000 hab.
EBOLI (la princesse d’). Voy. ferez.
EBORA, ville d’Hispanie (Lusitanie ), auj. eyora.
EBORACUM, auj. York, ville de la Bretagne ro-maine , dans la Flavie Césarienne , capitale desBrigantes et de toute la province. Septime-Sévère etConstance-Chlore y moururent ; Constantin y futproclamé auguste (306).
EBRE, Iberus des anciens, Ebro en espagnol ,fleuve d’Espagne, naît à Fontibre dans la provincede Santander , à 5 kil. O. de Reynosa; arrose laVieille-Castille, la Navarre, l’Aragon, la Catalogne ,passe à Miranda, et près de Logrono et de Tudela ,arrose Saragosse, Mequinenza, Mombayo, Tortose ;reçoit à gauche l’Aragon, le Gallego, la Sègre , àdroite le Salon, le Guadalope , et tombe dans la Médi-terranée par 40° 38’ lat. N., après un cours de500 kil. environ.
EBREICHSDORF , village des États autrichiens(archiduché d’Autriche ), à 10 kii. N. E. d’Eben-fort. Château. Manufactures d’étoffes de coton quioccupent plus de 15,000 personnes.
EBREU1L, ch.-l. de canton (Allier ), à 9 kil. O.de Gannat, sur la Sioule ; 2,300 hab.
EBRODUNUM, ou EBERODUNENSE castrum,ville de la Gaule (Alpes Maritimes ), auj. embrun.
ebrodunub, ville de la Gaule Transalpine , auj.YYERDUN (Suisse ).
EBR01CUM, ville delà Gaule , dans la Lyonnaise2', auj. évreux.
EBltOlN, maire du palais sous les roisneustriensClotaire III et Thierry III , dès l’an 659, se renditodieux par sa cruauté. Après la mort de Clotaire, ilmit Thierry sur le trône (670) ; mais la haine qu’onavait pour le ministre rejaillit sur le roi. On donnala couronne à Childérie II, et Ebroin fut renfermédans le monastère de Luxeuil . 11 s’échappa de saprison à la mort de Childérie, forma un parti, fit as-sassiner Leudesic, que Thierry, remonté sur le trône,avait créé maire du palais, et eut l’audace de sup-poser à Clotaire III un fils, qu’il fit couronner sousle nom de Clovis III ; il saccagea les .provinces quirefusaient de reconnaître ce fantôme de roi, etforça enfin Thierry à lui remettre la charge de mairedu palais. L’Aquilaine se détacha dès lors de laFrance , et TAustrasie, refusant de le reconnaître,se nomma deux maires du palais; il les vainquit àLcucofao. Peu après (681), il fut tué par Herman-froi, seigneur qu’il avait dépouillé de ses biens. Ebroin eut saint Ouen pour ami, et persécuta saint Léger.
EBURA ou AÜTURA, riv. de Gaule , auj. I’eure.