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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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EGHA — 536 — ECHI

occupait à peu près le Liégeois actuel. Ayant égorgéune légion romaine et 5 cohortes au milieu de lapaix, ils furent exterminés par César qui ensuiteétablit les Tongres dans leur pays.

EBUROVICES (aulerci). Voy. aulerques.

eburovices , dit aussi Mediolanum , ville deGaule (Lyonnaise seconde), auj. evreux .

EBURUM, ville de Germanie, auj. olmutz .

EBUSUS, une des îles Baléares , auj. iviça.

ECBATANE, auj. Hamadan ? grande ville del’Asie ancienne, capitale de la Médie, vers le cen-tre, au pied du mont Oronte (Elvend), et au S. 0.de la mer Caspienne , fut, selon les historiens grecs,bâtie vers 705 av. J.-C., par Déjocès ; selon la Bi-ble , elle aurait été fondée vers l’an 600 par Ar-phaxad (Phraorte), roi des Mèdes, contemporain deNabuchodonosor . En 561, Eebatane , où régnaitalors Astyage , tomba au pouvoir de Cyrus, et elle nefut bientôt plus qu’une capitale secondaire. Les roisde Perse venaient y passer l’été. Darius vaincu s’yréfugia (331) ; mais Alexandre y arriva bientôt aprèslui, et y trouva d'immenses richesses. Parménion fut assassiné à Eebatane. La ruine de cette villecommença sous les Séleucides, qui la dépouillèrentde toutes ses richesses et détruisirent ses principauxmonuments. Aujourd'hui il n’en reste rien, et l’onn’est même pas d’accord sur son emplacement. —Il y avait dans la Perside une Ecb. (auj. Guerden?),dite Ecb. Magorum , parce qu’elle renfermait uncollège célèbre de Mages ; et une troisième dans laSyrie, au pied du mont Carmel ; c'est auj. Caïjfa.

ECCEL1N I, surnommé le Bègue, seigneur deRoniano, est le chef d’une maison qui posséda degrands biens dans la Marche Trévisane , et qui jouaun rôle important aux xn« et xjn« siècles, pen-dant les guerres des Guelfes et des Gibelins. Aprèsavoir accompagné en 1147 Conrad 111 dans une croi-sade et s’y être signalé par ses exploits, Eccelin Iobtint le souverain pouvoir dans Yicence, qu’oncroit être sa patrie. 11 entra dans la ligue Lombarde ,et combattit Frédéric Barburousse, puis fit allianceavec ce prince, 1175. 11 mourut vers 1180.

eccelin il, dit le Moine , (ils du précédent, succédaà son père dans le gouvernement de Yicence.Ayant été chassé de cette ville par la faction desGuelfes ( 1194), il se mit à la tête des Gibelins,s’allia avec ceux de Vérone et de Padoue , et com-battit à outrance les Guelfes , à la tête desquelsétait le marquis d’Est. 11 finit par rentrer dansYicence avec le secours de l’empereur Othon IV ,qui lui donna le titre de vicaire impérial. 11 par-tagea en 1215 ses élats entre ses enfants, et se retiradans un cloître, ce qui le fit surnommer le Moine .Il mourut en 1235.

eccelin ni, dit le Féroce , fils du précédent, luisuccéda en 1215, se mit à la tête des Gibelins, ets’étant allié avec l’empereur Frédéric II , s’emparadu pouvoir à Vérone, à Vicence, à Padoue, à Brescia .Il commit dans les villes soumises à ses lois descruautés qui surpassent l'imagination. Le papeAlexandre IV prêcha en 1256 contre ce tyran unecroisade dans laquelle entrèrent les Guelfes , et àla tête de laquelle se mit le marquis d’Este sonennemi. Après avoir quelque temps résisté, Eccelinfinit par succomber et fut blessé mortellement aupont de Cassano en 1259. Après sa chute, Albéricson frère, qui régnait à Trévise , fut mis à mortavec toute sa famille.

ECCLESHALL, ville d’Angleterre (Stafford ), à11 kil. N, 0. de Stafford ; 4,300 liai).

ECCLÉSIASTIQUE (état ). V.église(état de l').

ECHARD (Laurent), historien anglais , né en 1671,mort en 1730. On a de lui ; Histoire romaine de-puis la fondation de Borne jusqu’à Auguste , 1699,continuée jusqu'à Constantin, 1707, traduite en franç.

■ Daniel de La Roque et Guyot Desfonlaines, 1728

et 1729, 6 vol. in-12; Histoire ecclésiastique jus-qu'à Constantin, 1712, 2 vol. in-fol. ; Histoire d’An-gleterre depuis l’invasion de J. César jusqu’à la findu règne de Jacques I er , 1707, 1 vol. in-fol., con-tinuée jusqu’à la révolution en 2 vol. in-fol., 1718.C'était la meilleure histoire d'Angleterre avant queHume eût publié la sienne. On lui doit aussi unDictionnaire géographique publié sous le titre del’Interprète du nouvelliste, qui a servi de modèle àcelui de Vosgien .

ECHELLENS1S (abraham). Voy. abraiiam.

ÉCHELLES (les), ville des États sardes, à 19kil. S. O. de Chambéry ; 1,200 hab. Cette ville nepouvait communiquer jadis avec Chambéry qu'enescaladant à l’aide d'échelles un rocher qui l’en sé-parait; d’où son nom. En 1670, Charles-Emma-nuel II , duc de Savoie, y fit percer une route pourfaciliter les communications.

échelles du levant. On nomme ainsi les portsde la Méditerranée orientale , soumis à la domina-tion ottomane et dans lesquels les Européens ontdes comptoirs et font commerce. Les principauxsont: Constantinople, Salonique, Smyrne, Alep ,Chypre , Alexandrie , etc. — On dit aussi quelque-fois les Echelles de Barbarie en parlant des portsde l’Afrique sententr. —■ Cette expression doit, dit-on, son origine aux degrés appuyés sur les môlesdes ports de ces places et au bas desquels les vais-seaux v iennent décharger les passagers et les mar-chandises. Selon d'autres , ce mot vient du termemaritime faire escale (ou échelle), c’est-à-dire, s'ar-rêter à différents ports sur la route avant de par-venir à sa destination et n'y arriver pour ainsi direque par échelons, parce que les marins provençauxqui, depuis les croisades, se rendent dans le Le-vant, ont l'habitude de visiter successivement cha-cun de ces ports.

ECHENOZ-LA-MËLINE , village du dép. de laHaute-Saône, près de Vesoul ; 900 hab. Vastesgrottes où l'on trouve des ossements en partie an-tédiluviens.

ECHEV1N, en latin scabinus, du vieux moi alle-mand scheben, qui s’écrit auj. schceppe, etquisignifiejuge, savant. Marculfc, qui écrivait vers 660, fait lepremier mention des échevins comme assesseurs ducomte et de son viguier ou lieutenant dans le ju-gement des causes. Sous les Carlovingiens, on voitles échevins rendre la justice dans les plaids ouassemblées publiques ; ils sont élus par les notablesdes villes, confirmés par le roi et soumis à l’in-spection des commissaires royaux (missi dominici).A partir de la 3 e race, les échevins ne sont plusque des officiers de justice seigneuriale , choisis etnommés par les grands feudataires ; une partie mêmede leurs fonctions judiciaires passa entre les mainsdes baillis, et dans beaucoup d’endroits les éche-vins ne furent plus que des officiers municipaux,conseillers du maire de ville. Les échevins de Parisétaient les assesseurs du prévôt des marchands etsiégeaient avec lui à l'hôtel-de-ville. La révolutionde 1789 abolit les échevins et transporta leurs at-tributions aux maires et aux conseils municipaux.

ECHIÜNA, monstre moitié femme et moitié ser-pent, produit par Chrysaor , issu lui-même du sangde Méduse . Du commerce de ce monstre avec Ty-phon naquirent Cerbère, l’Ilydre de Lerne, la Chi-mère de Bellérophon, le Sphinx de Thèbes, le lionde Némée et plusieurs autres monstres.

ECH1NADES, auj .Curzolaires, îles de l'Adriatique,sur la côte del’Acarnanie , vis-à-vis de l'embouchureméridionale de TAchéloüs : il y en avait 9 suivantPline, et 5 suivant Ovide . Un bras du fleuve Aché-loüs s’étant desséché, les îles Ëchinades se joigni-rent au continent. On y voit aujourd'hui, sur uneétendue de 20 kil. de long et 10 de large, cinqvillages nommés Gouria, Milo, Agouri, Magerla,