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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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diversité, réduisait tout à un être unique et im-muable, et tombait ainsi dans le panthéisme. Les prin-cipaux philosophes de cette école étaient Xénophane ,Parménide, Zenon d'Elée . — On étend quelquefoisle nom d'Ëléatiques aux philosophes atomistiques,Leucippe , Démocrile, etc., parce qu'on suppose queLeucippe séjourna à Elée et y eut pour maître Par-ménide . On distingue alors les Ëléatiques physi-ciens ou atomistiques, et ies Ëléatiques métaphysi-ciens ou panthéistes.

ÉLÉAZAR, c.-à-d. qui a l’appui de Dieu , nom deplusieurs Juifs, dont les plus connus sont : 1° unfrère de Judas Macchabée, qui combattit courageu-sement contre Antiochus , et périt sous un éléphantqu’il venait de tuer en s’efforçant de prendre leprince {Voy. macchabée) ; — 2» un grand prêtre, filsd’Ônias et frère de Simon-le-J uste, auquel i 1 succéda :c’est lui, dit-on, qui envoya à Pt. Philadelplie ies Sep-tante ; —3° un vieillard qui, sous Antiochus Épiph.,aimamieuxpérirque de manger la chair de porc.

ELECTEURS de l’empire, en allemand kur-fiirsten. Après l'extinction de la race carlovin-gienne en Allemagne , au x' siècle, l’Empire de-vint électif. Le nombre des électeurs, d’abord illi-mité, fut, vers le xni' siècle, réduit à sept, savoir,les archevêques de Mayence, de Trêves et de Cologne ;les ducs du Palatinat, de Rrandebourg et de Saxe , etle’ roi de Bohême . La Butte d'Or (Voy. ce mot), don-née par Charles IV en 1356, confirma ces sept élec-teurs dans le droit de choisir l’empereur; cependant laBohême fut plus tard privée du droit d’élection, ainsique le Palatinat, qui fut remplacé par la Bavière . Parle traité de Westphalie en 1648, le Palatinat recouvrases droits; il y eut alors huit électeurs. En 1692, lamaison de Brunswick-Lunebourg forma un 9' élec-torat. En 1777, l’électorat do Bavière cessa par l’ex-tinction de la famille régnante, et le nombre des élec-teurs fut ramené à huit. Cet état de choses subsistajusqu’à la fin de l’empire d’Allemagne en 1806. En1814, on rétablit un instant le système des électorats,mais la création de la Confédération germanique lesabolit définitivement. (Voy. Allemagne .) —On nom-mait l’électeur de Brandebourg le grand électeur.

ELECTRE , sœur d'Oreste, le sauva de la fureurd’Ëgisthe après le meurtred’Agamemnon , leur père,et l’aida à le venger. Elle épousa Pylade , son ami.

ELECTRYON . Voy. amphitryon et sthénélus.

ELÉE ou VËL1E, Elea, Velia , auj. Castel-a-Maredeita Brucca , ville de l’Italie mérid., à l’embouchuredu ruisseau dit Hélès, sur la mer Tyrrhénienne , futfondée par les Phocéens (536),s’enrichitparle com-merce et la navigation, et donna le jour à deux phi-losophes célèbres, Parménide et Zénon d’Elée , chefsde l’école dite éléatique.

^ ELEONORE UE GUYENNE, d’abord reine deFrance, puis reine d’Angleterre , était fille et héritièrede Guillaume X, dernier due d’Aquitaine , et naquitvers l’an 1122. Elle épousa, à l’âge do 15 ans,Louis VII, roi de France , et lui apporta en dot leduché de Guyenne, qui comprenait alors la Gas-cogne, la Saintonge et le Poitou . Mais la légèretéde sa conduite et son goût pour les divertissementsdéplurent bientôt à Louis-le-Jeune , qui observaitplus rigoureusement les pratiques religieuses. Lamésintelligences’étantaccruependant le voyage quele roi fit en Terre-Sainte avec Eléonore , lors de la2' croisade, celui-ci obtint le divorce à son retour(1152). Six semaines après,Eléonore épousa llenri,comte d’Anjou et duc de Normandie , depuis roid’Angleterre sous le nom de Henri II (1154), et parlà fit passer les riches provinces de l’Aquiiaine sousla domination de l’Angleterre . Toutefois ce mariagenelutpaspourles nouveaux époux plus heureux quele premier; Eléonore , jalouse de plusieurs dames de lacour, jeta le trouble dans la famille royale et sou-leva même les enfants contre leur père. Henri, fati-

gué, la fit enfermer dans un couvent en 1173, et ellene sortit de sa prison qu’à l’avénement de son filsRichard-Cœur-de-Lion en 1189. Elle fut chargéedu gouvernement pendant l’absence de ce dernier,lors de la 3' croisade, et quelque temps après le re-tour du roi, elle se retira dans l’abbaye de Fonte-vrault, où elle mourut en 1203.

éléonore de Provence, connue sous le nom de sainteÉléonore, fille de Raimond Bérenger V, comte de Pro-vence, et femme de Henri III , roi d’Angleterre, est cé-lèbre par sa piété. Après la mort de son époux (1272),elle se retira dans l’abbaye d’Ambresbury ety mouruten 1292. Elle fut canonisée après sa mort. Sa fête secélèbre le 1" juillet.

éléonore de Guzman, dame espagnole, était veuvede don Juan de Yelaseo, lorsqu’elle inspira le plusviolent amour à Alphonse XI, roi de Castille, déjàmarié à Constance de Portugal . Elle devintsa maî-tresse, et obtint à la cour le plus grand crédit (1310).Elle rendit Alphonse père de deux enfants ju-meaux, dont un régna depuis sous le nom de Henride Transtamare. Après la mort du roi (1350), ellefut arrêtée par les ordres de Constance, et malgréles efforts de ses fils, qui avaient pris les armes pourla sauver, elle fut étranglée dans le palais de lareine, sous les yeux de cette princesse et du jeuneroi son fils, Pierre-le-Cruel .

éléonore tellez, reine de Portugal . Elle étaitmariée à un seigneur de ce pays, don Juan d’A-cunha, lorsque Ferdinand, roi de Portugal , en de-vint éperdument amoureux. Ce prince se la fit cé-der par son mari, l’épousa et la proclama reine en1371, malgré le mécontentement général. Dès cemoment Eléonore fut souveraine absolue ; elle pro-digua les libéralités à ses partisans, punit de mortses ennemis; oubliant même ce qu’elle devait auroi, elle eut un amant, don Juan Andeiro, qu’ellaéleva au faîte des honneurs. Mais après la mort dufaible Ferdinand (1383), bien qu’elle eût été nom-mée par lui régente du royaume en l’absence d’en-fants mfdes, elle ne put se soutenir. Son favori futmassacré dans ses bras par l’infant don Juan, frèredu feu roi, et elle-même mourut dans le monas-tère de Tordcsillas, près de Valladolid (1405), oùl’avait fait enfermer son gendre, don Juan, roi deCastille , qu’elle avait appelé à son secours.

éléonore de Castille, reine de Navarre, fillede Henri II , roi de Castille, fut mariée en 1375 àCharles III , roi de Navarre. S’étant brouillée avecson époux, elle se retira en Castille , où elle excitaquelques séditions contre Henri III , son neveu.Celui-ci l’assiégea dans le château de Roa, où elleavait réuni un parti puissant, la força de se rendreet la renvoya à son époux. Charles III la reçut avecbonté, et lui confia même la régence pendant unvoyage qu’il fit à la cour de France en 1403. Eléo-nore mourut en 1416.

éléonore d’autriche, d’abord reine de Portugal ,puis reine de France , était tille de l’archiduc Phi-lippe d’Autriche et de Jeanne de Castille , et sœur aî-née de Charlcs-Quint. Elle épousa en 1519 Em-manuel-le-Grand, roi de Portugal , et devint veuveen 1521. En 1530, d’après une clause du traité deCambrai, elle fut mariée à François 1 , et devintainsi le gage de la réconciliation entre la France etl’Autriche . Le crédit de la duchesse d’Etampes,maîtresse du roi, réduisit celui de la reine à fortpeu de chose. Redevenue veuve en 1547, sans avoireu d’enfants de son second mariage, elle se relirad’abord dans les Pays-Bas, puis en Espagne (1556),et y mourut en 1558.

éléonore d’este. Voy. tasse (le).

ELEPHANT (île), dite aussi Morfilau Podor , îlede la Sénégambie, dans la rivière de Gambie , à 178kil. de l’embouchure de ce fleuve, 350 kil. de longsur 30 de large. On y cultive le coton, l’indigo, le