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tabac.Beaucoupde villages. La Francey possédait jadisle fort Podor, situé par 16° 2' long. E., 17° V lat. N.
éléphant (riv. de 1’), riv. de la colonie du Cap deBoune-Espérance, part du Winter-Hoek, et tombedans l’Océan à 133 kil. N. de la baie de Sainte-Hélène, après un cours de 250 kil. environ.
ELEPHANTA , Gharipour des Hindous, île del'Inde anglaise (Bombay), dans le golfe de Bombay et à 9 kil. E. de cette ville : 9 kil. de tour. Ruinesd'un superbe temple creusé dans le roc.
ËLÉPHANT1NE (île), Djeziret-el-Sag des Ara-bes (c.-à-d. île fleurie), île du Nil, dans la Haute-Egypte, vis-à-vis d’Assouan (Syène ), est une de cesîles riantes qu'on trouve vis-à-vis et au S. de celteville, et qu’on nomme jardins du tropique. Elé-phantine et Philes étaient les plus célèbres à causede leurs monuments religieux. La 1" avait naguère2 beaux temples qui remontaient au temps d’Àmé-nophis 111 (1690 av. J.-C.). Ils viennent d'être dé-molis pour la construction des casernes d'Assouan .On y voit encore les restes d'un nilomètre.
ELETZ, ville de la Russie d’Europe (Orel ), à190 kil. S. E. d'Orcl ; 8,000 hab. Grand commercede blé. Brûlée en 1745, rebâtie peu après; elle estbien percée et régulière.
ELEUSIS, auj. Lefsina, bourg del’Attique , sur legolfe Saronique, à 17 kil. N. O. d’Athènes , entre lePirée et Mégare , célèbre par le culte de Cérès, étaitcomme le sanctuaire de la religion pélasgique qui s’yétait réfugiée après la défaite des Pélasges par les Io-niens. On y admirait le magnifique temple de Cérès,construit par Périclès . Le culte de la déesse y prit laforme de mystères et on n’y était admis que par initia-tion. Au culte de Cérès, on joignait ceux de Korê (lafille) ou Proserpine, et de Triptolème . Celte religionavait d’intimes rapports avecle culte cabirique et n’endifférait que par les noms propres, et par quelquesattributs secondaires prêtés aux dieux. L’intendancedes Eleusinies ou cérémonies d’Eleusis était le pri-vilège exclusif d’une famille d’Athènes , les Eumol-pides. Les Eleusinies se célébraient tous les ans;elles duraient 9 jours, et consistaient surtout enprocessions (dont les divers détails retraçaient lescourses de Cérès à la recherche de sa fille, et lesaventures de Triptolème ), en ablutions, en coursesaux flambeaux, en jeux. L’initiation aux mystèresd’Eleusis se composait de deux degrés: au 1" ondevenait myste ; au 2' on était éphore ou épople,c’est-à-dire voyant. Les cérémonies pratiquées de-vant les mysles se nommaient petits mystères; et cellesauxquelles participaient seulement les époples, grandsmystères. — L’origine de la ville d’Eleusis remonteaux temps mythologiques. Suivant Pausanias , Ogy-gès en serait le fondateur. Lors des guerres médi-ques, les Eleusiniens se retirèrent dans l’île deSalamine avec les Athéniens. L’an 429, Archidamus,roi de Sparte, ravagea l’Attique et pilla Eleusis ;25 ans après, les trente tyrans, chassés d’Athènes par Thrasybule, se réfugièrent à Eleusis et mas-sacrèrent une partie des habitants. Vers la fin duiv* siècle de notre ère, Théodosc abolit le culte deCérès, et peu après les bandes d’AIaric détruisirentle temple de la déesse.
ELEUTHERA (c.-à-d. libre), nom de plusieursvilles anciennes peu importantes ; la plus considé-rable était située en Crète , et portait aussi le nomd’Apollonie. Voy. apollonie.
ELEUTHÈRE (saint), pape, élu en l’an 177, gou-verna l’Eglise sous les règnes de Marc-Aurèle et deCommode, combattit les erreurs de Valentinien , en-voya des missionnaires dans la Grande-Bretagne ,et mourut en 192. On l’honore le 26 mai.—Un diacre,compagnon de saint Denys et de saint Rustique, aégalement porté le nom d’Eleuthèrc. Il subit le mar-tyre avec ses compagnons et fut aussi canonisé. Onle fête le9oct., en même temps que ses compagnons.
On place communém. le martyre de S.E1. en 372 sousValérien; quelquefois, sous Maximien-Herculè . *
éleuthère (saint), évêque de Tournai , fut un despremiers qui apportèrent les lumières de la foienGauleBelgique.Dix ans avant le baptême de Clo-vis , il convertit un grand nombre de Barbares . Ilpérit Tan 532. L’Église le fête le 20 février.
ELEUTHÉRIES, nom donné par les Grecs auxfêtes de la Liberté (Eleutheria en grec ) ; elles furentinstituées Tan 479 av. J.-C., après la mémorablebataille de Platée, pour conserver le souvenir de cettevictoire qui avait délivré le sol hellénique de laprésence des Perses.
ELEUTHER1US, Liber, surnom de Bacchus.
ELEUTHEIIO-LACONS, peuplade de la Laconie,sur la côte S. O., était d’origine pélasgique ou io-nienne, et par conséquent ennemie des Doriens.Leur pays renfermait les villes de Gythium , Teu-throne, Cœnopolis, Leuctres, etc. Il est auj. occupépar les Maniolcs.
ELEUTHS, peuple asiatique. Voy. kalmouks.
ELFSBORG (lan ou gouvernement d’), une desdivisions de la Golhie, en Suède : 240 kil. sur 105 ;160,000 hab.; ch.-l., Wenersborg. Elle est forméedu Dalslaud et du Westergothland.
ELGG, ville de Suisse (Zurich ), à 26 kil. N. E.de Zurich ; 2,200 hab. Houille.
ELGIN, ville d’Ecosse , ch.-l. du comté d’Elginou Murray, à 191 kil. N. d’Edimbourg , à 8 kil. dela mer du Nord ; 6,000 hab. Jadis évêché. Ruinesd’un grand château qui appartenait autrefois à l’il-lustre famille des Bruce.
elgin (comté d’), dit aussi comté de Murray ouMoray, comté d’Ecosse, entre ceux de Banff , Inver-ness, Nairn, et la mer; il se compose de deuxparties distinctes séparées par une enclave ducomté d’Inverness . La partie septentrionale est va-riée de plaines fertiles et de collines boisées: elle a35 kil. sur 30 ; la partie mérid. est très montagneuseet a 30 kil. sur 22 ; 35.000 hab. Ch.-l., Elgin .
EL-HAMMA-ÜE-CABES. \uy. garés.
ELIAC1M, roi de Juda. Voy. joachim.
ELIAS LEV1TA, docteur juif , célèbre commecritique et grammairien , né en Italie en 1472, enseigna l’hébreu à Fadoue, à Rome et à Venise , etmourut dans cette dernière ville en 1549. Ses ou-vrages jouissent encore aujourd'hui de l’esiime dessavants. Le plus remarquable a pour titre Masso-rah, la Massore, ou critique du texte sacré de l’Ecri-ture, Venise , 1538, in-8. 11 y expose une doctrinenouvelle sur les points voyelles, qui a donné lieu àdiverses disputes parmi les hébraïsants. Les autresouvrages d’Elias Levita sont : un Commentaire surla Grammaire de Moïse Kimchi, Pesaro , 1508 ; laComposition, ou Explication des mots irréguliers dutexte sacré, Rome , 1516; les Chapitres d'Elias, ouTraité des lettres serviles, etc., Pesaro , 1529, toustrois traduits et publiés en latin par Munster.
ELIDE, Elea, petite contrée du Péloponèse , à l'O.,sur la mer Ionienne, entre TAchaïe et la Messénie ,comprenait plusieurs petits états qui se gouvernaientpar eux-mêmes, entre autres Pise, Elis, Pylos , laTriphylie . L'Alphée, le Pénée, le Ladon, étaient lesrivières les plus remarquables de l’Ëlide. Olympie,si célèbre par ses jeux, et Elis, qui donna son nom àl’Élide, étaient les deux villes les plus importantesdu pays. — L’Élide ne joue qu'un rôle secondairedans l'histoire de la Grèce ; d'ailleurs la possessiond'Olympie , ville où se rendaient tous les peuples del'Asie pour assister à des fêtes et à des jeux qui fu-saient partie de la religion, lui donna le privilèged’être regardée comme un territoire sacré, et de resterneutre dans les guerres intestines qui désolèrent laGrèce .
ËLIE , célèbre prophète juif, né àThesbé. vivaitdu temps d’Achab, roi d’Israël, et de Jézabel , son