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des troubles dans ses états, l'attira en Angleterre où elle la retint prisonnière, l'impliqua dans uneaccusation d’attentat contre sa personne et la litenfin décapiter (1587). Philippe II, roi d’Espagne ,sous le prétexte de venger cette mort, arma contrel'Angleterre une flotte formidable, l'invincible ar-mada; mais cette flotte fut en peu de temps dé-truite par la tempête et par les efforts de Drake etdes autres marins anglais (1588). Elisabeth envoyaensuite des secours à Henri IV , occupé à conquérirson royaume (1590), réprima les Irlandais quel'Espagne avait soulevés (1600), et soutint plusieursfois les Pays-Bas attaqués par l'Espagne . La mainde cette princesse fut demandée par plusieurs sou-verains, et le parlement la pressa plus d'une fois defaire un choix, mais elle ne voulut jamais se ma-rier. Elle eut cependant plusieurs favoris .- les pluscélèbres sont Dudley, comte de Leicester, et Robertcomte d'Essex. Ce dernier s’élant révolté contreelle, elle le fit condamner à mort ; mais à peine lasentence était-elle exécutée qu'elle en conçut unevive douleur; elle mourut peu après, en 1603. Elledésigna pour son successeur Jacques, roi d’Ecosse,et fils de Marie Stuart. Elisabeth gouverna avec undespotisme presque absolu et convoqua très rare-ment le parlement. Cette princesse réunissait auxqualités d'un grand roi toutes les faiblesses d’unefemme, coquetterie, vanité, jalousie, fausseté.
Elisabeth Stuart , reine de Bohême, était fille deJacques I, roi d'Angleterre, et fut mariée en 1613 àl’électeur palatin, Frédéric V , à qui les états deBohême offrirent la couronne en 1619. Plus fermeet plus ambitieuse que Frédéric, elle le décida àaccepter l'offre périlleuse qui lui était laite, et aprèsla bataille de Prague (1620), qui leur enleva lacouronne, elle voulut partager tous les dangers deson mari. Elle mourut à Londres en 1632.
Elisabeth , princesse palatine, fille du roi deBohême Frédéric V et de la précédente, née en1618, annonça de bonne heure un goût prononcépour les sciences, et reçut à Leyde les leçons ducélèbre Descaries. La crainte d’être distraite de sesétudes chéries lui lit refuser la main du roi de Po-logne, Wladislas IV. Elle se retira en Allemagne ,et y obtint l’abbaye luthérienne d’Hervorden, oùelle mourut en 1680. Descartes, dans la dédicacedes Principes, ditqu’elle estla seule personneen qui ilait reconnu une intelligence parfaite de ses ouvrages.
Elisabeth-charlotte de Bavière. V. charlotte.
elisabeth-petrowna, impératrice de Russie , fillede Pierre-le-Grand , née en 1709, monta sur letrône en 1741, par l’effet d’une révolution qui en fitdescendre le jeune czar Iwan, et qui fut en partietramée et conduite par le comte de Lestocq . Lespartisans d’Iw&n furent, les uns exilés, les autresenfermés dans des cachots ; mais aucun ne fut privéde la vie ; Elisabeth voulait que sous son règne aucunde ses sujets ne fût puni de mort ; aussi les Russes luiont-ils donné le surnom de Clémente. Elle repoussales Suédois, et les contraignit en 1743 à conclureun traité qui leur enleva une partie de la Finlande .Elle déjoua à la même époque une conspiration quise tramait contre elle, et qui était principalementdirigée par le marquis de Botta, seigneur hongrois ,par le lieutenant Lapoukin et sa femme. En 1756,dans la guerre élevée entre la Prusse et l’Autriche pourla possession de la Silésie , elle se déclara contre legrand Frédéric. Après quelques combals peu déci-sifs, ses troupes, alors sous la conduite de Soltikov,remportèrent sur Frédéric une mémorable victoireà Kunersdorf , en 1759. Cette bataille fut suivie dequelques autres succès; mais la mort vint empê-cher Elisabeth d'en tirer tout le fruit quelle s’enpromettait. Cette princesse mourut en 1762. Elle eutpour successeur Pierre 111. On reproche à Elisabethd’avoir mené une vie voluptueuse, d’avoir nourri
des amours désordonnées, d’avoir eu une foule d'a-mants et de n'avoir jamais voulu d’époux. Elleeut pour favori et pour principal ministre Bes-tuchef, qu’elle finit par disgracier. Elle protégea leslettres, fonda l’Académie des beaux-arts de St-Pé-tersbourg et l’université de Moscou.
Elisabeth de France (connue sous le nom deMadame ), sœur de Louis XVI , née en 1764, s’est faitremarquer par son amour pour son frère ; elle nele quitta point dans les moments les plus périlleux etfut enfermée au Temple avec le reste de la familleroyale. Fille monta sur l'échafaud en 1794 et subitle supplice avec une admirable résignation.
IiLlSAClA ou ELISAT1A, nom latin de l’Alsace.
ELISÉE , célèbre prophète juif, fut tiré de lacharrue par Eilie, et reçut de lui, avec son man-teau sacré, l'esprit prophétique et le don des mi-racles; il rendit saines les eaux de la fontaine deJéricho , qui étaient malfaisantes, maudit des enfautsde Béthel qui l'insultaient, et qui furent aussitôt dévo-rés par des ourses, prédit à Joram et à Josaphat , quise voyaient sur le point de périr de soif avec leurarmée au milieu des déserts, qu’ils allaient tiwver de l'eau en abondance et qu'ils battraient leuisennemis; fit cesser la stérilité d'une femme de Su-nam , ressuscita quelques années après le fils quocette femme avait perdu, guérit Nahaman de lapeste, frappa d'aveuglement les soldats de Benadad,et prédit au roi Joas, assiégé dans Samarie , qu'iltriompherait des Syriens. Il mourut à Samarie versTan 835 av. J.-C.
élisée (Jean-François Corel, dit le Père), prédi-cateur çélèbre, né à Besançon en 1726, prit l’habitdes Carmes en 1745, et demeura chargé, pendantplusieurs années, de l'instruction des novices. En-voyé à Paris en 1751, le père Elisée , jusque là in-connu, eut le bonheur d'être entendu par Diderot ,qui, frappé do son mérite, le préconisa avec cha-leur. Bientôt il se vit appelé devant les assembléesles plus brillantes, et fut chargé de prêcher à lacour.Les austérités et les fatigues de l'étude affaiblirentla santé de ce religieux, qui mourut à Pontarlier en 1783. Ses sermons et ses panégyriques ont étépubliés avec une notice sur sa vie par le P. Césaire,son cousin, Paris , 1784-1786 , 4 vol. in-12. Sesmorceaux les plus estimés sont ses sermons ; Sur lafausseté de la probité sans la religion ; Sur la viereligieuse; Sur les afflictions; Sur la mort; et les Orai-sons funèbres du grand Condé, de Stanislas I, roi dePologne, et du Dauphin, père de Louis XVI .
éi.isée (talachon, dit le Père), chirurgien deLouis XV11I, né à Lugny en 1733, mort en 1817,était entré jeune chez les Frères de la Charité , quise consacraient à l'art de guérir, et prit l'habit decet ordre, d’où le nom de Père Élisée qu’il a con-servé. Il émigra, fut chirurgien en chef de l’arméedes princes émigrés et s'attacha particulièrementà Monsieur, qui, devenu roi ( sous le nom deLouis XVI11), l’appela auprès de sa personne et lecombla de faveurs.
Elizabeth, voy. élisabeth.
ÉLIZABETHSTADT, Ebesfalva des Hongrois,ville de Transylvanie , à 64 kil. N. E. d'Herman-stadt, sur le Grand-Kokel ; 4,000 hab., presque tousArméniens. Commerce en laines et vins.
EL1ZABETHTOWN, ville des Etats-Unis (New-Jersey), à 22 kil. S. 0. de New-York , par 76° 27long. 0., 40» 39' lat. N. ; 5,000 hab. — Beaucoupd’autres villes des Etats-Unis portent le même nom ;nous en citerons deux ; Tune dans l'état de Tennessee ,à 369 kil. S. E. de Murfreesborough ; l'autre dansl’état de New-York, à 165 kil. N. d'Albany.
EL1ZONDO, bourg d'Espagne, dans la Navarre (Pampelune ), i 18 kil. de Vera, est le ch.-l. de lavallée de Bastan. [Voy. ce mot.)