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épouse (vers 900 av. J.-C.). 11 chercha à détournerAchabetJezabel du culte des faux dieux, et punit leuridolâtrie d’une sécheresse de trois ans. Voulant ra-mener le roi par un prodige, il offrit un sacrifice auvrai Dieu en même temps que les faux prophètes enoffraient un de leur côté à Baal . Le feu céleste vintaussitôt consumer ses victimes, tandis que cellesoffertes aux idoles restaient intactes ; le peuple, té-moin de ce miracle, égorgea aussitôt tous les fauxprophètes. Poursuivi par Achah après cet événement,Eliese réfugia dans le désert d'Horeb , où il fut nourrimiraculeusement. 11 prédit ensuite à Achab une (incruelle, et après sa mort sacra Jéhu, roi d'Israël .Enfin il choisit pour son propre successeur Elisée ,auquel il laissa son manteau do prophète. Il fut en-levé au ciel vers 880 av. J.-C. Pendant sa fuite, Ëlie avait ressuscité le fils d'une veuve de Sarepta quilui avait donné asile.
élie de Beaumont (J.-B.-Jacq.), avocat au parle-ment de Paris, né en 1732 à Carentan, mort à Paris en 1786, s’est acquis une réputation européennepar ses Mémoires et ses Factums : il y fait preuved’imagination, d’esprit, et sait tirer d’une cause tousles moyens qu’elle peut fournir. Le plus connu estle Mémoire pour les Calas, qu'il publia à Paris en1762, in-4.
ELIEN, Claudius Ælianus , écrivain du tu* siècle,vivait à Rome sous Iléliogabale et Alexandre-Sévère .Quoique né en Italie, il écrivit en grec . On a delui trois ouvrages : De Nplura animalium libriXVII,Historiée variœ, compilation qui renferme des faitscurieux ; Episiolœ ruslicœ. Ils ont été publiés en-semble par Conrad Gessner, Zurich , 1556, in-fol.,gr.-lat. Le Trailé des animaux a été publié à partpar Gronovius, Londres , 1644; par Schneider, Leip-sick, 1784,- par El-. Jacobs, Iéna, 1831, et trad. en fran-çais par Ajasson de Grandsagne, Paris , 1832 ; les His-loires ont été publiées par Perizonius , 1701; Grono-vius, Amsterdam, 1731 ; parCorav, Paris , 1805; et tra-duites par Eormey, 1745, et par Dacier, 1772 et 1827.— Un autre Elien , qui vivait sous Adrien, est auteurd’une Tactique, dont la meilleure édition, donnéepar Elzevir , parut sous le titre de Cl.Ælianiet Leonismperatoris Tactica, gr.-lat., cum nolis Sixti Arceriiet J.Meursii, Leyde, 1613, in-4, traduite en français par Bouchaud de Bussy, 1757.
ELIEN (droit). Votj. ælivs sextvs.
ELIEZER, c.- à-d. en hébreu Dieu aide, serviteurd’Abraham, qui reçut la mission d’aller demanderpour son fils lsaac la main de Itébecca. — Ce nomest le même que celui d’Eléazar.
ELIMBER1S, ville de Gaule , auj. aucii.
ELIO (François-Xavier), général espagnol , com-battit contre les armées de Napoléon, et reçut deFerdinand VU le gouvernement de Valence . Lesmesures sévères qu’il prit lors de la révolution de1820 soulevèrent contre lui les habitants de Valence ;il fut livré à un tribunal militaire et condamné àmort (1821). L’année suivante, Ferdinand Vil réha-bilita sa mémoire et conféra ù l'aîné de ses fils letitre de marquis de la Fidélité.
ELIS, auj. Kaloskopi ou Paléopoli, la plus grandeville de l'Elide, auN. O., sur le Pénée, était le ch.-l.de l’état d’Elis et dominait sur diverses villes etpeuplades des environs. Elle fut la patrie des philo-sophes Pyrrhon le sceptique, et de Phédon , chefde l’école d’Elis.
eus (École d’), école de philosophes grecs qui eutour chefs Phédon, le disciple et l’ami de Socrate , etlénédème d'Ërétrie . Cette école conserva assez fidè-lement les doctrines de Socrate ; elle combattit lesvaines subtilités de l’école de Mégare et plaça levrai bien dans la force du caractère. On la nommeaussi École érélriaque, à cause de Ménédème d’E-rétrie.
EL1SA, nom donné quelquefois à Ilidon.
elisa, sœur de Napoléon et grande - duchessede Toscane . Voy. bacciochi.
ELISABETH (sainte), femme juive , épouse deZacharie, fut mère de saint Jean-Baptiste , précurseurdu Messie .
Élisabeth de Hongrie (sainte), fille du roi deHongrie André 11, née en 1207, morte en 1231,épousa à 14 ans Louis IV, landgrave de Thuringe , etse distingua sur le trône par l’exercice de toutes lesvertus. On l’hon. le 19 nov. M. de Montalembert af'eri! son IIistoirc, 1836.—Sanièce, El., reine de Por-tugal , fille de Pierre 111 d'Aragon, femme du roi dePort. Denis,née en 1271, m. en 1336, esthon. le 8 juil.
Élisabeth, reine de Hongrie , fille de WladislasLokietek, roi de Pologne , épousa en 1319 Charobert,roi de Hongrie. Après la mort de son frère Casimir ,roi de Pologne , elle gouverna pendant dix ans cepays au nom de son fils aîné, Louis, roi de Hongrie et de Pologne ; mais les Polonais, mécontents de sonadministration, la forcèrent de se retirer en 1380.On lui doit le parfum dit Eau de la reine de Hongrie .
* Élisabeth de Bosnie, reine de Hongrie , filled’Etienne, roi de Bosnie , épousa Louis-le-Grand, roide Hongrie et de Pologne . A la m. du roi, 1382,elle fut nommée régente du royaume et tutrice desa fille Marie. Charles de Durazzo, roi de Naples ,ayant envahi la Hongrie et la Pologne , renferma lamère et l’enfant dans une étroite prison, où ellesrestèrent jusqu'en 1386, époque où Durazzo fut assas-siné. Elisabeth fut remise en possession de sa cou-ronne, mais elle fut presqu'aussitôt renversée parGiornard, gouverneur de Croatie , partisan deDurazzo, qui la fit noyer en 1386.
Élisabeth VYOODVILLE, fille de Richard Woodville ,créé depuis lord Rivers, fut d’abord mariée à sirJohn Gray de Groby, partisan de la maison de Lan-castre. Devenue veuve en 1461, après la 2 e bat. deSaint-Albans, où son mari fut tué, Elisabeth allaredemander ses biens à Edouard IV , qui venait, enplaçant la couronne sur sa tête, de faire triompherle parti d’York. Elleplutauroi qui l’épousa, 1464. Cemariage, désapprouvé par Warwick, prolongea laguerre civile. Elisabeth eut d’Edouard deux fils ;mais après la mort de leur père (1483), ils furentinhumainement arrachés des bras de leur mère etmis à mort par l'ordre du duc de Glocester (Ri-chard 111). La malheureuse Elisabeth fut accuséeplus tard de conspiration contre le roi Henri Vil,et renfermée en 1486 dans un monastère où ellemourut.
Élisabeth d’angletebre , fille d’Edouard IV etd’Elisabeth Woodville , née en 1466, était le dernierrejeton de la maison d’York. Elle épousa en I486 leroi Henri Vil, de la maison de Lancastre . Ce mariageavait pour but d’éteindre les haines des deux fa-milles rivales, en confondant leurs droits, et il futaccueilli avec joie par l’Angleterre ; mais Elisabeth,malgré ses vertus, ne put se concilier l’affection deHenri, qui voyait en elle une rivale plutôt qu’uneépouse, et elle mourut, abreuvée de chagrins en 1502.
Élisabeth, reine d’Angleterre , fille de Henri VIHet d’Anne de Boulen, née en 1533. Son père l’avaitd’abord déclarée illégitime et incapable de régner;mais il révoqua cet arrêt par son testament, etElisabeth monta sur le trône à la mort de Marie,sa sœur, en 1558. Un de scs premiers actes fut dérétablir la religion protestante que Marie avait pros-crite, et de se constituer chef de l’église. Elle ren-dit son royaume prospère en faisant fleurir l'agri-culture, le commerce, en créant une marine, enportant l’économie dans les finances. Mais elle ter-nit sa gloire par sa conduite envers l’infortunée reined’Ecosse, Marie Stuart . Irritée contre cette princessequi avait eu l’imprudence de prendre le titre dereine d'Angleterre , mais dont le plus grand tortétait de l’emporter sur elle en beauté, elle excita