ERSK — 572 — ERZE
est auteur d’un Glossaire d'Hippocrate, en formede dictionnaire, imprimé par H. Etienne, Paris ,1564, et reproduit par Frani dans Erotiani, Galeniet Herodoti glossaria in Hippocratem , grec-latin,Leipsick, 1780.
ERPENIUS ou D’ERPE (Thomas), orientaliste,professeur à l'université de Leyde, né à Gorcum (Hollande) en 1584, mort en 1624, a laissé plusieursouvrages propres à faciliter l’étude des languesorientales, entre autres : Grammaire arabe, Leyde ,1613, in-4; Oratio de lingue arabica, IG13 ; Anno-tationes in lexicon arabicum Fr. Raphelengii, 1613;Proverbiorum arabicorum centuries, 1614; Locmanisapienlis fabules, 1615. 11 prépara aussi une éditionarabe-latine de ÏHistoria Saracenica d'Elmacin ,qui fut publiée à Leyde , 1625, in-8 (posthume).
ERR1FS (monts), mont. d’Afrique . Voy. atlas.
ERSCH (Jean-Samuel), savant bibliographe alle-mand, né en 1766 à Glogau en Silésie , mort à lénaen 1828, fut d’abord le collaborateur de Meusel etde Fabri pour divers recueils, publia en son pro-pre nom divers ouvrages bibliographiques qui éta-blirent sa réputation dans toute l'Allemagne , futnommé successivement professeur d’histoire et degéographie, et bibliothécaire à léna, 1800, profes-seur de géographie et de statistique à Halle, 1803,et directeur de la bibliothèque de l'université decette ville, 1808. Ses principales publications sont :Répertoire des journaux et recueils périodiques surla géographie, l'histoire, etc., Lemgow, 1790-92,3 vol. in-8 ; Répertoire universel de bibliographie de1785 à 1790, avec divers suppléments, léna, 1790-1807, 8 vol. in-8; la France savante ou Diction-naire des écrivains français de 1771 à 1796, avec2 suppléments, Hambourg , 1797-98, 5 vol. in-8;Manuel de la littérature allemande depuis le milieudu xvm e siècle, Leipsick, 1812-14, 2 vol. in-8;enün l ’Encyclopédie générale des arts et des scien-ces, publiéesavec J.-G.Gruber, in-4 Leipsick, 1818etannées suivantes; ce grand ouvrage offre des arti-cles succincts, mais substantiels, avec l’indication desmeilleures sources ; il comptait déjà plus du 90 vol.in-4 en 1846, et n’était pas achevé.
ERSE, langue que parlaient les anciens Irlandaiset qui a été remplacée par Virisli ou irlandais mo-derne. la langue erse et la langue gaélique déri-vaient toutes deux de l'ancien idiome breton , enusage en Angleterre avant la domination romaine.On a conservé un recueil de poésies écrites dans lalangue erse (publié par Miss Rrooke, Dublin , 1789),ainsi que plusieurs ouvrages théologiques dus auxanciens moines de l'Irlande .
ERSK 1 N E (Thomas), lord, membre du parlementd'Angleterre , et célèbre jurisconsulte, né en 1750 àEdimbourg , mort en 1823, était le 3 e liis du comtede Buchan. Il servit tour à tour sur terre et surmer jusqu'à l'année 1774. A cette époque il selivra tout entier à l'étude des lois, et il fut reçuavocat en 1778. Il jeta dès scs débuts le plusvif éclat au barreau de Londres . En 1783 , il futnommé membre de la Chambre des Communes , eten 1806 lord-chancelier; il fut en même tempsappelé à la pairie et au conseil privé. Dans cesnouvelles fonctions il eut plusieurs fois l'occasionde déployer son talent oratoire, et il ne resta pointau-dessous de lui-même. Il se prononça toujourspour les mesures d'humanité, et fut souvent le dé-fenseur de la cause du peuple. Ses Discours furentpubliés en 1816, 5 vol. in-8, par ses amis. On luiattribue un petit poème intitulé le Géranium, oeu-vre pleine de grâce. En 1797 il publia une bro-chure : Considérations sur les causes et les conséquen-ces de la guerre actuelle avec la France, Londres ,1797, in-8, qui eut 43 éditions. — Son frère HenriErskine, né en 1746, mort en 1817, était lord-avocatd'Ecosse et fut aussi un orateur distingué.
ERSTEIN, ch.-!, de cant. (Bas-Rhin ), sur |’||1 s24 kil. N. E. de Benfelden ; 3.564 hab. Tabac, etc.
ERVY, ch.-l. de cant. (Aube ), à 31 kil. S. O. déTroyes ; 2,000 hab. Toiles, coutils, treillis, poterie.
ERWIN de Steinbach, architecte, né àStcinbach(Bade) dans le xni* siècle, mort en 1318, Ht con-struire la tour de la cathédrale de Strasbourg, quiest élevée de 145 mètres.
ERYC1CS, nom latinisé de Henri, sert à désignerplusieurs savants, notamment Erycius Puieanus.Voy. dupuy (Henri) et erizzo.
ERYMANTHE, Erymanthus , auj. mont Xiria,petite chaîne de mont, au N. O. de l'Arcadie , seliait aux monts Pholoé au S. C'est dans les forêtsqui couvraient cette montagne qu'Hercule tua lefameux sanglier d’Erymanthe.
erymanthe, auj. Dimilzana, riv. du Péloponèse ,affluent de l'Alphée, sortait des monts Erymantheet séparait l’Arcadie d’avec l'Elide .
ERYTHIE ou APHROD1S1ADE , Erytltia ouAphrodisias , dite aussi île Junonienne, île d'Hispa-nie, dans l’Océan, à l’embouchure du Bætis, formait,dit-on, le roy. de Géryon . On a présumé que c'é-tait la fameuse île de Léon.
ERYTIIRÆUS (Janus Nicius). Voy. rossi (Jean-Victor).
ERYTHRÉE (mer), Erythræum mare , nom souslequel les anciens comprenaient le golfe Arabique (ou mer Rouge actuelle), et le golfe Persique , plusle golfe Avalite et toute cette mer qui va de la côteAzanienne en Afrique à Taprobane (Ceylan ) dansl'Inde. 11 ne faut donc pas confondre la mer Erythrée avec la mer Ronge qui n'en est qu’une partie.
ERYTHRES, Erythræ, ville de l'Asie-Mineure. enIonie , sur la mer, au fond de la presqu'île de Cla-zomène et vis-à-vis de Chio, avait été fondée pardes Crétois. Erythres eut une sibylle fameuse, quise nommait Ilérophile.
ÉRYX, fils de Butés et de Vénus. Fier de sa forceprodigieuse, il luttait contre les passants, et les ter-rassait ; mais il fut tué par Hercule , et enterré dansun temple de Vén us, sa mère, au lieu dit depuis Eryx.
ERYX, auj. Catalfano, ville de la Sicile occid.,près du mont Eryx (auj. mont San-Giuliano ), auN. O. de Drépane , était extrêmement forte. Elle futle quartier-général d’Amilcar Barca pendant lesquatre dernières années de la première guerre pu-nique, 246-42 av. J.-C. — Ville de Ligurie , sur lamer, auj. lerice .
ERZEN, Arzaniorum oppidum ou Thospia, villedelà Turquie d’Asie (Diarbekir ), à 115 kil. N. E. deDiarbékir , au S. d'un lac d'où sort un affluent duTigre , dit aussi Erzen.
ERZEROUM ou ARZ-ROUM (d 'arzen-erroum,c.-à-d. arx Romanorum ), Garen en arménien , villede la Turquie d'Asie , ch.-l. du pachalik d'Erzcroum,et de l’Arménie, à 1,100 kil. E. de Constantinople ,par 39“ 26’ long. E., 39» 5' lat. N., au pied d'unemontagne, non loin de l’Euphrate ; 70,000 hab.suivant les uns, 100,000 suivant les autres. Mllesale et mal bâtie : on remarque cependant ses 12mosquées, entre autres l’Ouloudjani, les églises ar-méniennes, les caravanséraïs, les bazars et les bainspublics. Industrie en soie, coton, cuir, cuivre, acier;les sabres d’Erzcroum passent pour les meilleurs dol'empire. Cette ville est le centre du commerce en-tre le Caucase, la Perse et les Indes ; elle est lerendez-vous de plus, caravanes.—Fondée en 41oparThéodose sous le nom de Theodosiopolis, Jirisc purles Seldioucides au xi e s., par les Ottomans en 151 bLes Russes s'en sont emparés en 1829, mais 1 an-née suivante ils l'ont rendue à la Porte.
erzerolm (eyalet ou pachalik d’), un des pa( na "liks de l’Arménie turque, a pour bornes au N. eà l’E. la Russie , au S. les pachaliks de Van et aDiarbékir , à l'O. ceux de Roum et de Trébizoutie.