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310 kil. sur 260; 300,000 hab. environ. Ch.-l.,Erzeroum . Montagnes, glaciers. Climat froid et sain.Grains, fruits; prairies, bétail, bons chevaux. Plomb ,cuivre, marbres, albâtre, jaspe, topazes, améthystes.
ERZGEB1RGE (c.-à-d. montagnes au minerai ),chaîne de montagnes entre la Saxe et la Bohême etau N. E. de la Bavière , s'étend depuis les sources dela Saale et de l'Eger jusqu'à la rive gauche del'Elbe , par 50° 7'-SO» 50' lat. N. et 9» 32 - 11 » 52'long. E. Au S. O. elle se joint au Firhtelbcrg, et auN. E. elle n’est séparée des monts de la Lusace quepar le cours de l'Elbe. Nulle part l’Erzgebirge n’at-teint plus de 1,300 mètres de hauteur. 11 est composéde granit et de gneiss et renfermed’abondantes minesd'argent, de fer, de cuivre, de plomb, d'étain, decobalt, d'arsenic, etc. —L'Erzgebirge donne sonnom à un cercle dit aussi cercle de Zwickau , dontles v. princip. sont Chemnitz, Zwickau , Ereyberg.
ERZ-1NGH1AN, ville do la Turquie d'Asie (Er-zeroum), à 133 kit. S. O. d'Erzerouni, près de l'Eu-phrate ; 6,000 hab. Importante encore, bien qu'elleaitbeaucoup souffert par les tremblements de terre. Onpense qu'elle occupe la place de l’ancienne Satala.
ESAÙ, 111s aîné d'isaac et frère de Jacob , naquitvers 1836 av. J.-C. selon la chronologie usuelle, ou2206 selon les Bénédictins . Etant un jour pressé dela faim au retour de la chasse, il céda son droitd'aînesse à son frère pour un plat de lentilles. Jacob réussit en outre par ruse à le frustrer de la dernièrebénédiction de son père : comme Esaü était trèsvelu, Jacob se couvrit d'une peau de bfttc et trompaainsi Isaac , qui était aveugle, en se présentant à laplace de son frère. Esaü chercha quelque temps àse venger, mais il finit par se réconcilier avec Jacob .On le nomme aussi Edom et on le regarde commele père des Iduméens .
ESCALA, ville d’EBpagnc (Barcelone ), sur laMéditerranée, à 33 kil. E. de Girone; 2,450 hab.
ESCALONA, ville d'Espagne (Tolède ), à 40 kil.N. 0. de Tolède , sur TAlberche; 2,200 hab. — Uneautre ville d'Espagne (Ségovie ), à 11 kil. S. O. deCalatayud , porte le même nom.
ESCARBOTIN, village du dép. de la Somme , à7 kil. E. d’Ault; 1,500 hab. Fabrique de cadenas,cylindres, et autres objets de quincaillerie.
ESCAUT, Scaldis en latin, Schelde en flamand,riv. de France, de Belgique et Hollande , naît à7 kil. S. E. du Catelet (Aisne ), baigne en FranceVauceiles, Cambray, Bouchain, Valenciennes, Condé ;en Belgique, Tournay, Deinse, Oudcnarde, Gand ,Anvers; reçoit la Scarpe, la Sensée, la Lys , le canalde Saint-Quentin, la Dendre, la Dyle, la Nèthe ;puis se partage en deux branches dont la plus sep-tentrionale, dite Escaut oriental , longe le territoirehollandais et se jette dans la mer du Nord entreles îles Schouwen et Beveland ; la branche méri-dionale (Escaut occidental), porte le nom de Hondtou Hont et tombe dans la mer entre l'ile Walche-ren et la côte belge.— Longtemps la Hollande s'arro-gea le droit de fermer l'ouverture de l'Escaut , maisdepuis la prise de la citadelle d’Anvers (1832), lanavigation de l'Escaut est libre, moyennant un légerdroit que les Hollandais perçoivent à l’embouchurede ce fleuve.
Escaut, anc. dép. de l'empire français , entre ceuxdes Bouches-de-TEscaut, des Deux-Nèthcs, de la Dyle,de Jemmapes et de la Lys, avait pour ch.-l. Gand .
Escaut («ouches-de-i.’) , anc. dép. de l'empirefra J)^ a i s - Voÿ. bouches-i>e-l'escaut.
ESCHENBACH (Wolfram d’), minnesinger outroubadour du xm« siècle, né au château d’Eschen-bach ou Eschilbach dans le Haut-Palatinat , près de“yreuth, vécut à la cour du landgrave Hermannn J?’ Ul in 8 e ' et assisla on 1207 au combat poétiquede Wartbourg . Ses deux principaux poèmes sont lehturel et le Parcivat, histoire mystique des gar-
diens du saint Gréai (vase qui servit à J.-C. lors dela dernière cène), imprimée en 1447, in-4. M. Lach-mann adonné une nouvelle édition des œuvres d'Es-chenbach, Berlin, 1833.— Plusieurs érudits alle-mands ont porté le même nom.
ESCHINE, Æschines , philosophe grec, disciplede Socrate , était si pauvre que, ne sachant commentpayer son maître, il lui offrit de devenir son esclave.On lui attribue XAxiochus et quelques autres dia-logues que Ton joint ordinairement â ceux de Platon (publiés par Leclerc, grec-latin, Amsterdam , 1711).
eschine, Æschines, célèbre orateur athénien , névers 389 av. J.-C., avait été d’abord greflier, puiscomédien. Envoyé en ambassade auprès de Philippe,il se laissa corrompre ; il fut accusé à ce sujet parDémosthène et ne se tira d'affaire qu'en traînant leprocès en longueur. Pour se venger, Eschine accusaCtésiphon , qui avait proposé do décerner une cou-ronne d’or à Démosthène (338 av. J.-C.); celui-ciprit la défense de son ami. Alors s’engagea entreles deux rivaux cette lutte célèbre qui a produit lediscours Pour la couronne. Eschine vaincu fut dé-claré calomniateur et se vit forcé de s’exiler ; il seretira à Rhodes où il fonda une école de rhétorique.Il mourut à 75 ans. Ses discours forment les vol.3 et 4 des Oratores yræci de Reiske, Leipsiek, 1771,et le vol. 3 de ceux de Bekker. Bremi en a donnéune édition séparée, Zurich , 1823. Ils ontété traduitsen français par Auger (avec ceux de Démosthène ),par Ricard, et l'abbé Jagcr. La harangue de laCouronne a été traduite à part par l'abbé Millot etplus récemment par M. Plougouim.
ESCHWEGE , ville de la liesse Electorale (B.-Hesse), sur la Werra, â 36 kil. S. E. de Cassel ;4,500 hab. Fabrique de drap, de savons et de tabac.
ESCHYLE, Æschylus, tragique grec, né à Eleusis près d’Athènes , Tan 525 av. J.-C., s'était d'aborddistingué comme guerrier aux batailles de Marathon ,de Salamine et de Platée. On peut le considérercomme le véritable créateur de la tragédie ; nonseulement il fit les premières pièces régulières, mais ilconstitua véritablement le théâtre. Au chariot ambu-lant de Thespis , il substitua une salle de spectaclellxe, employa le premier les décorations, le cos-tume, la musique, en un mot tout le matériel de l'artdramatique, et perfectionna l'art de la déclamation.Dans sa vieillesse, il eut le chagrin de se voir pré-férer Sophocle, et se retira en Sicile auprès dlliéron
f our nêtre pas témoin des succès de son jeune rival.
I mourut Tan 456 av. J.-C., à 69 ans. On dit qu'ilfut écrasé par une tortue qu'un aigle laissa tombersur sa tête chauve. Des nombreuses tragédies qu’ilavait composées, il ne nous en reste que sept ; Pro-mélhée enchaîné ; les Perses; les Sept Chefs devantThèbes; Agamemnon , les Choépkores , les Euménides,les Suppliantes. Elles brillent par le sublime et ins-pirent la terreur. Les éditions les plus estimées d'Es-chyle sont celles de Ganter, Anvers , 1580 ; de Stan-ley, avec traduction latine, Londres , 1663; dePaw,La Haye , 1745, 2 vol. in-4 ;de Schütz, Halle, 1782 etde Wellauer, Leips. 1823. Il a été trad. en prosepar Pompignan, 1770, Laporte-Dutheil, 1794, Pier-ron, 1840; en vers par Biard, 1837, Fr. Robin, 1846.
ESCLAVE (lac de T), Slave-lake des Anglais , dansla Nouvelle-Bretagne , par 112» 30 -120» 50'long. O.,60» 30-63» lat. N.; 450 kil. sur 250. 11 renfermeplusieurs îles. Il est navigable dans toute son éten-due ; mais pendant six mois il est couvert de glaces.
A TO. ses eaux s’écoulent par le Mackenzie. Sur sesbords habitent les Chippaouays et les Indiens-Cuivre.
esclave (rivière de l'), Slave-river en anglais ,dans la Nouvelle-Bretagne , sort du lac Athapesko,et se jette dans le lac de l’Esclave, après avoir coulédu S. au N. O. pendant 400 kil. environ.
ESCLAVES (côte des), dans la Guinée . Voy. côte.ESCLAVES (guerres des). On donne ce nom à deui