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guerres que les Romains eurent à soutenir contre |leurs esclaves révoltés. Dans la première, qui éclataenSicilel’an 138 av. J.-C.,lesesclavesse soulevèrentsous la conduite d'Eunus et de Cléon , défirent quatrepréteurs et prirent Tauroménium et Enna . 11 fallutles efforts de trois consuls pour les réduire : ilsfurent battus par le consul Pison l'an 133 ; maisdès l'an 106 Salvius, dit Tryphon, Salyrus etAthénion , firent de nouveau révolter les esclaves deSicile ; enfin Lucullus et Manius Aquilius les écra-sent (99).Plusd’unmillion d'esclaves périrent danscette guerre. — L'Italie fut le théâtre de la secondeuerre des Esclaves (74-72 av. J.-C.); le gladiateurpartacus souleva les esclaves à Capoue , ravagea laCampanie , défit le consul Lentulus, plusieurs pré-teurs, et le proconsul Cn. Cassius, et menaça Romemême. Crassus, plus heureux, repoussa Spartacus jusque dans la Lucanie, battit ses lieutenants, ledéfit lui-müme, et tua plus de 40,000 esclaves.Spartacus périt dans la mêlée.
ESCLAVON'IE ou SLAVONIE , Schlavionien enallemand, Tot-orszag en hongrois , grande provincedes Etats autrichiens (Hongrie ), bornée au N. E.
Ë ar la Hongrie propre, dont elle est séparée par la'rave et le Danube ; à l’E. par la Theiss qui lasépare du banal de Temeswar ; à 10. par la Croa-tie, au S. par la Turquie d'Europe . Elle a de l'E.à l'O. 280 kil.; du N. au S. sa largeur varie de20 à 80 kil. ; 600,000 hab. Ch.-l., Eszek . L'Escla-vonie se divise en deux parties : la partie civile ouroyaume d’Esclavonie , et la partie militaire ou génè-ralai d'Esclavonie. — Le royaume d’Esclavonie , situéà 10., se compose de 3 combats, Werowitz ou Ve-rœcze, Posega et Syrmie, et a pour ch.-l. Eszek ,Poscga et Vukovar. —Le généralat d'Esclavonie . àl'E., forme une des 4 parties du gouvernement desConfins-Militaires; il est divisé en 3 régiments et 1bataillon dit de Tchaïkistes ; il a pour chef-lieu Pe-tervaradin. De hautes montagnes richement boiséestraversent l'Esclavonie de 10. à l'E., mais il s’ytrouve, surtout aux environs d’Eszek , de vastes ma-rais. La température y est douce et le sol trèsfertile ; le gibier y abonde. On présume qu'il s’ytrouve des mines de fer, d'argent et d’or ; un étangprès de Velika fournit de superbes perles. L'indus-trie est nulle ; le peuple, ignorant et barbare , estfaux et rusé. La race dominante est celle des Sla-ves ou Esclavons auxquels sont mêlés des Allemandset desMadgiars.— L'Esclavonie faisait, sous les Ro-mains, partie de la Pannonie ; elle dut son nom auxSlavi , peupie de la Sarmatic qui vint s'y établir auvu' siècle. Les Slaves vécurent d'abord sous la domi-nation des Avares ; après la destruction du royaumedes Avares par Charlemagne, 799, ils reconquirentleur liberté, et lors de l'invasion des Madgiars ouHongrois ils se trouvèrent pleinement indépendants.C'est alors que se formèrent les dcuxroy. distincts deCroatie et d'Esclavonie. L’Esclavonie fut soumisepar les rois de Croatie au commencement du xi' siè-cle; mais de 1088 à 1091 , le roi de Hongrie Ladis-las 1 conquit les deux pays ; il donna en 1091 à son filsAlmus le titre de duc de Croatie et d'Esclavonie .Depuis ce temps, l’Esclavonie , sauf quelques inter-ruptions, a toujours fait partie du royaume deHongrie . Les Turcs la possédèrent plusieurs fois;mais depuis 1697 elle n'a jamais été détachée de laHongrie ; elle passa avec elle aux mains de l’Autriche .
ESCÜBAR-Y-MENDOZA (Ant.), célèbre casuisteespagnol , plus connu sous le seul nom d ’Escobar,de l’ordre des Jésuites, né en 1589 à Valladolid ,mort en 1669, eut pendant sa vie une granderéputation comme prédicateur, et fut un modèlede piété. Cependant on lui reproche d'avoir en-seigné une morale trop relâchée, et d'avoir excusé !certaines fautes en recourant ;ï des distinctions sub- !tiles, qu’on serait tenté d'accuser de mauvaise foi. I
I Pascal a, dans ses Provinciales, livré au ridicuiequelques-unes des opinions de ce casuiste, et de-puis, son nom est devenu , quoique injustementpeut-être, le symbole de ce genre de détours et d'é-quivoques qu'on appelle de son nom escobarderies.Parmi les nombreux ouvrages d'Escobar, qui for-ment environ 40 vol. in-fol., on remarque unpoëme latin sur Ignace de Loyola , 1614 ; un traitéabrégé des Cas de conscience■ (Summula casuum con-scientiœ), 1626, et une Théologie morale, en 7 vol.in-fol., 1643.
ESC01QU1Z (don Juan), ministre d'état espa-gnol , né en 1762 dans la Navarre, mort en 1820,fut d'abord page de Charles III, ensuite chanoinede Saragosse , et fut nommé précepteur du princedes Asturies (depuis Ferdinand VII ). Ennemi mor-tel du prince de la Paix, il fut un des premiers mo-teurs de la révolution qui chassa du trône Charles IV pour y mettre son lils Ferdinand. Ce fut lui qui décidace prince au voyage de Bayonne , et il l'accompagnaen France , 1808. Après l'événement qui suivit cevoyage, il tenta vainement de faire rendre la libertéaux princes espagnols , et fit éclater hautement sonindignation des mauvais traitements exercés contreeux. 11 rentra en Espagne avec Ferdinand VII ,dont il perdit bientôt la faveur. On a de lui un mé-moire intitulé : Exposé des motifs gui ont engagéS. M. C. Ferdinand VII à se rendre à Bayonne .
ESCUALDANAC ou ESCUALVANAC. Voy. bas-ques.
ESCULAPE, en grec Asclépios , dieu de la méde-cine, fils d’Apollon et de Coronis , fut confié auxsoins du centaure Chiron qui lui apprit la méde-cine. 11 suivit les Argonautes en Colchide . A sonretour il rendit la vie à Hippolyte; mais Jupiter,irrité de cette action qu'il regardait comme une ré-volte, le foudroya à la prière de Pluton . Cependant,pour consoler Apollon de la perte de son fils, ilplaça Esculape dans le ciel où il forme la constel-lation du Serpentaire . Ce dieu était adoré principa-lement à Ëpidaure, à Athènes, à Pergame et àSmyrne . Le coq et le serpent lui étaient particu-lièr. consacrés, symboles de vigilance etde prudence.
ESCURIAL (l’) , l’Escorial en espagnol , petiteville d'Espagne (Ségovie), à 35 kil. N. O. de Ma-drid, sur le versant S. du Guadarrama ; 3,C00hab.Elle n'a de remarquable que le célèbre couventdit aussi lEscurial, qui fut bâti par Philippe II enmémoire de la bataille de Saint-Quentin (1557), etpour satisfaire â un vœu qu’il avait fait à saintLaurent, ayant remporté la victoire le jour mêmede la fête de ce saint (10 août). L'édifice a la formed’un gril ; les bâtiments en sont alignés comme lesbarres de cet instrument, par allusion au gril quiservit au martyre du saint; en outre, le gril sytrouve sculpté partout. On trouve dans l’intérieurde l’Escurial 17 cloîtres, des jardins, un immenseparc, une galerie de tableaux, une bibliothèquecélèbre et riche surtout en manuscrits arabes; descaveaux où sont les tombeaux des rois d’Espagne .L’Escurial est une des trois résidences royales d Es-pagne ! la cour y passe l'arrière-saison.
ESCUROLLES, ch.-l. de cant. (Allier ), à 7 kil.N. E. de Gannal ; 1,200 hab. .
ESDRAS, célèbre docteur juif , vivait au v' siècleav. J.-C., pendant la captivité de Babylone . H £rendit agréable au roi de Perse Artaxerce Longue-
main qui le chargea ( vers 447 av. J.-C.) de (econ-duiro une 2 e colonne de Juifs dans leur pays et uhâter la reconstruction du temple de Jérusalem ,commencée sous Zorobabel. Esdras, arrivé à Jéru-salem , fit la dédicace du temple, réforma plusieursabus, épura la religion qui s’était corrompue, J’en—
! nit en un seul corps les livres canoniques et es! purgea des fautes qui s’y étaient glissées ; enfin il *eI expliqua avec tant de talent qu’il fut surnomme