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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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ETOI — 585 — ETON

Henri, et Henri Etienne II, fils de Robert. I.'his-toire de celte famille a été écrite par Maitlaire,Londres , 1*09, in-8, et par Renouard, 1837 et 1843.

Étienne (Robert), né à Paris en 1503, mort &Genève en 1559, fut à la fois le plus habile impri-meur et un des plus savants hommes de son temps.H penchait vers la réforme, ce qui lui suscita desdifficultés de la pari des théologiens ; mais ii futlongteni|is prolégé par François I . A la mort de ceprince, se voyant inquiété pour une traduction dela Bible, il se retira à Genève (1552), et y embrassaouvertement le calvinisme. Parmi ses éditions onadmire la liible, 1532, 1540, in-fol.;le Nouveau Tes-tament grec, 1550; Eusèbe, Denys d’Halicarnasse ,Dion Catsius, etc. dont il imprimale premier les ou-vrages ; parmi ses écrits originaux, le Thésaurus lin-gttœ lalinæ, Paris , 1532, souvent réimprimé; et unDictionarium lalino-gallieum, 1543,2 vol. in-fol.

Étienne (Henri), fils de Robert, né à Paris en 1528,eut de bonne heure une vive passion pour l'étudedu grec, parcourut l'Italie pour y découvrir des ma-nuscrits, suivit son père à Genève et embrassa commelui le calvinisme, puis vint s’établir imprimeur àParis . Ayant épuisé sa fortune dans ses savantes in-vestigations, il fut longtemps soutenu par un richeprotecteur, Ulrich Fugger. 11 employa douze ans 5préparer et à imprimer un grand Dictionnaire de lalangue grecque, qui parut sous le titre de Thésaurusgrcccœ lingute, Paris , 1572 (réimpr. par les frèresDidot, 1840 et ann. suiv.); mais cet ouvrage admi-rable n'ayant pas obtenu tout le succès qu'il méritait,Henri Ftienne se trouva ruiné et fut forcé de quitterParis . Il erra longtemps de ville en ville, et mourut àl’hOpital de Lyon en 1598. Il a publié presque tousles auteurs grecs, prosateurs et poètes ; a donné entreautres la 1” éd. d'Anacréon , avec une trad. en verslatins, qui est un chef-d'œuvre ; a trad. Théocrüe, Pin-dare, Sexttts limpiricus, etc. On lui doit en outre unTraité delà Conformité du français avec le grec , 1509.

Étienne (Charles), frère de Robert, fut d’abordprécepteur chez l’ambassadeur Baïf . s’établit impri-meur en 1551, et m. en 1564 endetté. On lui doit desDidionn. latin et grec , un Dictionarium historico-geographico-poeticum, 1566 (posth.), et le Prœdiumrusticum, 1554, mis en franç. par Liébault,son gen-dre, sous le titre de Mais, rustique. Ch. était médre.

ET.NA ou G1BEL, de l’arabe djebel, montagne,Célébré volcan de Sicile , au N. E., dans la pro-vince de Catanc (Valdi Demone), par 37°46’ lat.

12° 41'long. E., a une base circulaire de 180 kil. decircuit, et s'élève à près de 3,350 mètres. On y distin-gue une foule de cratères éteints sans compter ceuxqui sont en activité. I.eséruptions de l'Etna sont con-nues de temps immémorial. La fable nous montreles géants Kncelade et Typhon ensevelis vivantssous l’Etna . Vulcuin et les Cyclopes y forgeaientles foudres de Jupilor, etc. Les villes anciennes deNaxos, Inessa, llybla, etc., ont été détruites parles éruptions du volcan. Les plus terribles sontcelles de 1183, qui lit périr 15,000 h.; de 1669, quien détruisit 20,000; de 1693 , 60,000. Les plusvécentes sont de 1809,1830 et 1843. Plusieurs foisfe lave a été sur le point de submerger Catane . —Empédocle voulut, dit-on, descendre dans le cratèrede l'Etna , il y périt. Dans ces derniers temps diversvoyageurs s’y sont fait descendre avec des cordes,mais il a fallu bientôt les remonter. — La végéta-tion A la base et sur les flancs de l'Etna est magni-

p ue '. ^ csl ,l| r cette montagne que se trouve lechâtaignier di cento cavalli, sous lequel tOO che-vaux tiennent 5 l'aise. 11 a 37 mètres de circonfé-rence.

EKHLK (l’), bourg du dép.dela Drôme , à 10 kil.

dp Valence : 1,000 hab. Vin estimé.

ETOILE (Pierre de l’), grand-audiencier do lachancellerie de France, né à Paris en 1540, mort

en 1011. Profitant de sa position qui le mettait enrelation avec les grands et lui permettait d’appren-dre bien des particularités curieuses, il rédigea de-puis 1574 jusqu'à sa mort un journal de tout ce quivenait à sa connaissance. Ce recueil, qui formait5 vol. in-fol., et qui n’avait jamais été destiné à êtrepublié, est une source précieuse de renseignementssur les règnes de Henri III et de Henri IV . On en aextrait le Journal de Henri III , publié en 1621 parServin, et en 1744 par Lenglet-Dufresnoy ; et leJournal de Henri IV , qui présente plusieurs lacunes,mais dont l'édition la plus complète a paru à l.aHâve, 1741. —Claude de l'Étoile, fils de Pierre,né à Paris en 1597, mort en 1652, homme d’espritet de gofit, fut un des premiers membres de l'Aca-démie Française . 11 a laissé des poésies et quelquespièces de théâtre.

ÉTOILE-POLAIRE (ordre de 1'), ordre destiné enSuède aux ministres, aux ambassadeurs, aux ma-gistrats, aux savants et aux littérateurs. L’insignede l'ordre est une croix d'or à huit pointes, émail-lée de blanc, ayant au centre un médaillon d'azurqui porte une étoile polaire et la devise : Nescitoccasttm.

ETOILÉE (chambre). Toy. chambre étoilée.

ETOI.IE, Ætolia, au}, pays des Souliotes , contréede la Grèce propre, séparée de TAcarnanie àl'O. par l'Achélotls, avait à l'E. les Locriens Ozo-les, le Parnasse et les Œtéens ; au N. l'Epire et laThessalie , au S. le golfe d'Ambracie et la mer deCorinthe. Calydon et Thermus en étaient les prin-cipales places. Cette dernière était le siège du Pan-irtolium ou assemblée générale des Etolicns. LesÉtoliens étaient grossiers, violents et querelleurs;ils furent sans cesse en guerre, soit avec leurs voi-sins, soit entre eux. Pendant la guerre du Pélopo-nèse, ils se déclarèrent pour Lacédémone . Aprèsla mort d'Alexandre, iis commencèrent à sortir del’obscurité où ils étaient restés et firent la guerre sansgrandes pertes à Cratère et Antipater , 323-22 ; puiss'étant alliés avec Antigone Gonatas (280-243), ilstentèrent de se former une principauté dans la Grée»occidentale (Étolie, Acarnanie , Élide, Mcssénic ) ;mais après la mort d’Antigone, les Etoliens perdirent('alliance des rois de Macédoine. Ils n’en persévérerontpas moins dans leurs projets d’agrandissement; dela une guerre avec la Ligue Achécnne, dite guerredes deux Ligues (220-217 av. J.-C.); les Achéens se-condés par le roi de Macédoine, Philippe V , eurent ledessus. Les Étoliens, pour se venger, firent al-liance avec les Romains contre Philippe, lors de«deux premières guerres de Macédoine, et leur ren-dirent des services essentiels; mais bientôt, mé-contenta d'eux, ils attirèrent Antiochu» en Grèce ,192. Après la défaite de ce prince (190), ils fu-rent soumis par Fulvius Nobilior , 189. Ils con-servèrent néanmoins leurs lois. Sous Constantin,T Étolie fut comprise dans la Nouvellc-Epirc et fitpartie do la préfecture d’Illyrie . Après la prise deConstantinople par les Latins, un certain Théodorel'Ange, de la famille impériale grecque, forma uneprincipauté indépendante dans l'Epire et l'Ktolie ;mais la discorde s'étant mise entre ses descendants,le sultan Amurath II s’empara du paya en 143* ;Scanderbeg chassa un instant les Turcs do l'Ktolie,et il la laissa en mourant aux Vénitiens ; mais ceux-cine purent la conserver, et elle retomlia bientôt sousle joug ottoman . Cenest que lors de l'insurrection de1821 qu elle recouvra son indépendance. Voy. GRÈCE .

ETON, ville d'Angleterre , dans le Buckinghain-shirc, sur la Tamise , à 30 kil. N. O. de I-ondresetà55 kil. S. E. de Buckingham, vis-à-vis de Windsor,avec laquelle elle communique par un pont: 3,230hall. Eton est célèbre par une grande école, ditsliing's College, où Ton fait d'excellentes études clas-siques et où l’on prépare les élèves à l'enseignement