Buch 
Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
Entstehung
Seite
586
JPEG-Download
 

ETEU — 586 — EUBE

des universités; cet établissement fut fondé en 1440par Henri VI : il contient environ 400 élèves.

ETREPAGNY, ch.-l. de canton (Eure ), à 12 kil.N. E. de Gisors ; 1,300 hab.

ETRETAT , village du dép. de la Seine-Inf., surla Manche, à 23 kil. N. E. du Havre ; 1 ,C00 hab. Pèched’huîtres et de homards renommés. On y remarquedes rochers à pic et percés à jour qui s’élèvent commedes pyramides au milieu de la mer.

ETRURIE, Etruria, auj. Toscane et Patrimoine desaint Pierre, région de l’Italie, entre l’Apennin , la merSupérieure, la Ligurie, le Latium , avait pour bornesla Macra au N., le Tibre au S. Elle eut pour villes prin-cipales, d’abord les 12 cités suivantes : Caere , Tarqui-nies, Veies, Vulsinies, Cortone, Vétulonies, Clusium ,Perusia, Ruselles, Arretium , Volaterres, Populonie ;et plus tard Florence, Pise, Lucques . Ses habitants,qu'on nomme indifféremment Etrusques, Tyrrhènes et Tusques, paraissent descendre des Pélasges. C'està tort qu’on les fait venir de la Lydie. Au xi* siècleavant J.-C., ils furent asservis par les Rasena venus dela Rhétie . Ceux-ci fondèrentdansleur paysune confé-dération de 12 cités ou lucumonies (les 12 premièresnommées plus haut) ; ils en avaient déjà auparavantfondé une autre plus au N., dans le bassin du Padus(Brixia, Vérone, Mantoue , Felsine ou Bononia, Mel-pum, Hatria, etc.), et vers 800 av. J.-C. ils en fon-dèrent une 3 e , plus au S., entre leVulturne et leSilareJNole, Vulturne, Atelle , Acerres, etc.). Cha-cune était de 12 villes. Les 3 ligues ne formaient pasun seul état, et même dans chaque ligue le lien fédé-ratif finit par être assez peu sensible. Vulsinies étaitle clief-1. général de la confédération du centre. Lestrois confédérations avaient longtemps fleuri: celle duN. par l'agriculture, celles du centre et du sud parle commerce maritime. L’opulence, la mollesse, leluxe, les vices qui en sont inséparables, préparèrentleur chute. De 581 à 521 les invasions gauloises bri-sèrent la confédération du nord et ne laissèrent indé-pendantes que quelques cités des Rasena. A partir de424 les Samnites rompirent de même Sa confédéra-tion du sud en prenant Vulturne (Capoue ). Laligue du centre fut celle qui résista le plus long-temps. Il passe pour constant qu’une de ses lucu-monies, Tarquinies, donna deux rois à Rome (Tar-quin-l’Ancien et Tarquin-le-Superbe ), et il estsûr que le lars (ou roi) de Clusium, Porsenna , la con-quit un instant, 507 av. J.-C., que Véies la mit àdeux doigts de sa perte, 485-77; mais enfin Rome pritle dessus, conquit Véies, 395 ; assujettit ou réduisità la paix Faléries, Tarquinies, Cæré , 385-352 ; sou-tint trois grandes guerres contre les Etrusques unisaux Samnites ou aux Gaulois , 313-309, 302-299,296-283 ; soumit ainsi toutes les lucumonies, etacheva d’y consolider son pouvoir de 241 à 224. Auiv« siècle de l'empire, TEtrurie, sous le nom de.Tuscie ou Toscane , fut une des huit prov. du diocèsed’Italie . Elle forma au ix* siècle un duché particu-lier. Voy. toscane . — Le peuple étrusque est undes plus singuliers de l’antiquité. Ses prêtres avaientune haute réputation de science : ils employaientcertaines formules secrètes; ils inventèrent lesaugures, l’art des aruspices, l’art d’expier les pro-diges; c’est d'eux que les Romains empruntèrentpresque toute leur religion, et surtout les cérémo-nies du culte. Leur religion semble avoir été cruelleet sanguinaire. On immolait des victimes humaines,surtout des prisonniers de guerre. Les sépulturesétaienttrès soignées, etl’on a retrouvédans les tom-beaux des Etrusques nombre d’antiquités précieu-ses, qui prouvent que chez eux l’industrie était portéetrès loin, surtout pour l’art de la poterie, du vernis,de la teinture : on estime particulièrement les vasesétrusques. Les constructions de ce peuple étaient soli-des et colossales;laCfoaca Maxima de Rome en est unsuperbe témoignage ainsi que le canal d’écoulement

du lac d'Albe. Les Etrusques ont donne leur nom àun ordre d'architecture qui a pourcaractère des pilas-tres carrés un peu lourds.On a beaucoup d’inscriptionsen langue étrusque ; mais cette langue n’en est pasmieuxeonnue. L’écriture étrusque est tout autre quel’écriture romaine du siècle d’Auguste . L’empereurClaude avait écrit une Histoire d'Étrurie dont ondoit regretter la perte.

étrurie (royaume d’). Par le traité de Lunéville ,1801, l'ancien grand-duehé de Toscane fut enlevéà Ferdinand III, delà maison d'Autriche , pour êtreérigé en royaume sous le titre de royaume d'E-trurie, et fut donné par échange au fils unique del’infant Ferdinand, duc de Parme, au jeune Louisde Parme. Ce prince fut installé la même année,mais il mourut peu après à la fleur de l'âge, 1803.Après la mort de Louis, le royaume d'Etrurie futgouverné par sa veuve, Marie-Louise , fille de Char-les IV, roi d'Espagne, qui administrait commetutrice de son fils en bas âge, Charles-Louis , qui pritle nom de Louis II . En 1807, elle résigna ce pou-voir par suite d’un traité conclu entre la France etl’Espagne. En 1808, le royaume d’Etrurie futabsorbédans l'empire françaisetil forma les départements del’Arno, de l’Ombrone, de Trasimène ; en 1809, cepays fut donné à Elisa, sœur de Napoléon, qui pritle titre de grande-duchesse de Toscane . En 1814, ilfut restitué à l’archiduc Ferdinand III. Voy. toscane .

ETTENHEIM, ville du grand-duché de Bade ,à 25 kil. S. E. de Strasbourg , à 28 kil. S. 0. deFribourg; 2,700 hab. Toiles, filatures de lin et dechanvre, tanneries. C'est de là que fut enlevé leduc d’Enghien pour aller mourir à Vincennes , 1804.

ETTL1NGEN, ville du grand-duché de Bade ,sur l’Alb, à 7 kil. S. deCarlsruhe; 3,000hab. Vic-toire des Français sur les Autrichiens, 9 juillet 1796.

EU , Alga ou Auga, ch.-l. de cant. (Seine-Infér.),sur la Bresle, à 27 kil. N. E. de Dieppe , à 2 kil.de la mer; 3,739 h. Collège. Biscuit, serges, den-telles, toile de lin, serrurerie, etc. Elle fut brûléepar Louis XI en 1475, pour l’empêcher de tomberaux mains des Anglais . — La ville d’Eu fut érigéeen comté l’an 996, en faveur d’un fils naturel deRichard I, duc de Normandie . Au xm* siècle, cecomté passa dans la maison de Brienne ; il fut con-fisqué en 1352 et donné à Jean d’Artois . En 1472,il échut au comte de Nevers , et passa depuis dans lamaison de Guise parle mariage de Henri-Ie-Balafréavec Catherine de Clèves , veuve d’Antoine de Croï,de la maison de Bourgogne-Nevers. A la fin duxvn” siècle, le comté fut vendu à Marie-Louised'Orléans qui le donna au duc du Maine, fils deLouis XIV . 11 devint ensuite la propriété de la fa-mille de Penlhièvre et de celle d’Orléans qui pos-sède encore aujourd'hui le magnifique château d'Eu.Louis-Philippe y reçut en 1843 la reine Victoria .

EUBAGES, devins gaulois . Voy. druides.

EUBÊE , Eubcea, aujourd’hui IVdÿrcpoiitou Egnbo,grande île de la mer Egée , de forme oblongue,s’étendait le long des côtes de l’Attique , de laBéotie, de la Locride et du pays des Maliens,depuis le cap Sunium jusqu'à la Thessalie . Elleporta successivement les noms de Chalcis (parceque c’est de là, dit-on, que le premier airainfut tiré), de Maoris (à cause de sa longueur),d'Abantis (à cause des Abantes, ses premiers ha-bitants). Elle avait trois villes principales : Chalcis ,Erétrie et Caryste, Après les Abantes, l'Eubée futhabitée par les Histiéens, puis par les Ioniens.Athènes s'en empara de bonne heure et la K a ™ &malgré diverses révoltes jusqu'à l’an 404 av. J.-L-.époque où l’Eubée passa sous la domination des Lacé-démoniens ; mais plus tard l’influence d’Athènes s yrétablit; Philippe II détruisit cette influence ety sul)-stitua la sienne. Du reste l’Eubée ne joua pas un roiimportant dans l’histoire de la Grèce ; elle passa ave