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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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l'ELF — 608 — TELL

FELD-MARIÎCHAL, feld marschall en allemand ,fieldmarshal en anglais , titre d’un grade militairequi fut d’abord en usage dans l’armée impérialed’Allemagne , et qui depuis a été employé, non-seulement par l’Autriche, mais aussi par la Prusse ,la Russie et l’Angleterre . — Feld maréchal est latraduction littérale de notre mot maréchal de camp-,mais il désigne de fait un grade beaucoup plusélevé, et qu’on peut comparer à celui de maréchalde France.

FELDSBERG, ville des Etats autrichiens (Au-triche ) , à 14 kil. S. 0. de Kostel ; 2,500 liai). On ré-colte aux environs le meilleur vin de l’Autriche .

l’ELEGY’HAZA, ville de Hongrie , ch.-l. de la Pe-titc-Cumanie, à 105 kil. S. E. dePesth ; 9,400 hab.

F'ELIBIEN (André), né à Chartres en 1619, mortà Paris en 1695, fut successivement secrétaired’ambassade à Rome (1647), historiographe du roi,contrôleur-général des ponts et chaussées, membreet secrétaire de l’Académie de Peinture . 11 a laisséde nombreux ouvrages de peinture, dont les prin-cipaux sont: Origine de la peinture, 1660, in—4;Principes de f architecture, de la sculpture , de lapeinture et des autres arts qui en dépendent, avec undictionnaire des termes propres, 1675-90,in-4, fig.;Entretiens sur les vies et les ouvrages des plus ex-cellents peintres anciens et modernes, 1666, in-4 :c’est le plus estimé de ses ouvrages; Description som-maire du château de Versailles , 167 4 ; — de la grottede Versailles, 1672; — de la Chapelle du château deVersailles, 1711 (posth.) ; — des Tableaux, Statues ,etc., des maisons royales, 1687.—Son (Ils, J.-François,a donné la Vie des plus célèbres architectes, 1687.

F’ELICE(Fortuné-BarthélemiDE), infatigable écri-vain, né à Rome en 1723, d’une famille originairede Naples, mort à Yverdun en 1789, enseigna d’a-bord les sciences avec distinction à Rome et à Na-ples. Forcé de quitter Naples par suite d’une in-trigue amoureuse avec la comtesse de Panzulti, ilerra longtemps en Italie et en Suisse , et se fixavers 1756 à Berne , où il reprit ses travaux scien-tifiques et se lia avec Haller. Il y embrassa la reli-gion protestante et se maria. Il alla plus tard for-mer à Yverdun un grand établissement d’impri-merie, d’où sortirent une foule de bons ouvrages,et il y dirigea en même temps avec succès un pen-sionnat. Dans ses premières publications, il traduisitde l’anglais ou du français en latin et en italiendes ouvrages scientifiques qu’il voulait faire con-naître à l'Italie (Descartes, Maupertuis , d’Alcmbert,Newton) ; il rédigea à partir de 1758, avec Tschar-ner, des journaux littéraires et scientifiques fortestimés; édita les Principes du droit naturel et desgens de Burlamaqui , qu’il abrégea ensuite sous letitre de Leçons de droit de la nature et des gens,1769, et donna en 1770 des Leçons de logique, esti-mées; il publia enfin, de 1770 à 1780 , une Ency-clopédie ou Dictionnaire universel des connaissanceshumaines, Yverdun, 48 vol. in-4, et 10 volumes deplanches. Dans cet immense ouvrage, dont l’fùi-cyclopédie de Diderot forme la hase, il eut pourcollaborateurs Euler , llaller, Lalande, et plusieursautres savants français , italiens et allemands. Onlui doit encore un Dictionnaire de justice naturelle,1778, 13 vol. in-4, un Dict. de la Suisse , 1775, etc.

FELICITAS JUL1A, un des noms anc. deLiscoxNE.

FELICITE (sainte),dame romaine, martyriséeavecses sept fils, l’an 150, sous Antonin-le-Pieux , ou l’an104 , sous Marc-Aurèle . L’Eglise place sa fête au10 juill.—Compagne de Perpétue. Voy. perpétue.

FEL1NO (du tillot, marquis de), ministre deParme, né à Bayonne en 1711, s’était formé àVersailles dans les bureaux du ministère, lorsqueLouis XV le plaça auprès du duc de Parme , l’in-fant don Philippe, son gendre, 1749. Il obtint toutela confiance du mince, devint en 1759 premier

ministre, et rendit le duché florissant par sonéconomie et sa bonne administration. Il eut à luttercontre la cour de Rome, expulsa les Jésuites , etfonda l’université de Parme . Don Philippe le créa,en récompense de ses services, marquis de F'élino,1769. 11 ne s’en vit pas moins disgracié par le filsde ce prince, 1771. Il se retira en Espagne , puis enFrance , où il mourut en 1774.

F'ELIX, proconsul ou gouverneur de la Judée pour les Romains vers l’an 53 de J.-C., frère dePallas, affranchi de Claude, épousa Drusille, prin-cesse juive, fille du vieux roi Agrippa I "'. C’estdevant lui que comparut saint Paul à Césarée ; ilretint l'apôlre en prison pour plaire aux Juifs.

Félix i (saint), pape (269-274). Sous son règne,l’Église fut troublée par l'hérésie de Paul de Sa-mosate et persécutée par l’empereur Aurélicn. Ilsoutint les fidèles, les encouragea à supporter lespersécutions et à souffrir le martyre ; il fut prêt àse dévouer lui-même, mais il mourut on prison.L’Eglise le regarde néanmoins comme un martyr.On célèbre sa fête le 30 mai.

Félix il, anti-pape, d’abord archidiacre del’église romaine, fut placé sur le Saint-Siège parl'empereur Constance pendant l’exil du pape Li-bère, en 355. Trois ans après, Libère étant revenuà Rome, Félix en fut chassé.

Félix ni, pape, né à Rome , fut élu en 483, rejetal’édit d’union des deux églises publié par l’em-pereur Zénon ; condamna Acace, évêque de Constan-tinople , et plusieurs autres hérétiques; assembla unconcile à Rome en 487, et mourut en 492.

Félix iv, pape, natif de Bénévent , fut élu en 526par la faveur de Théodoric , gouverna sagement, etmourut en 530.

Félix v, antipape,élupar leconc.de Bâle en 1440,était duc de Savoie et avait longtemps gouverné se»états sous le nom d’Amédée VilI. Voy. savoie.

Félix de Valois (S.). V. vermandois (Hug. de).

F’ELLAHS, paysans ou cultivateurs en Egypte .

FELLATAHS, dits aussi Foulahs et Peuls , peupleindigène de l’Afrique centrale , se trouve répandudans toute la Nigritie occid. (Sénégambie), où ilpossède les états de Fouta-Toro, de Fouladou , deBondou , de Ï'outa-Djalo, etc.; et dans la Nigritiecentrale (Soudan ), où il habite le Ouasselon, leSangara et l’empire des L’ellatahs proprement dit.

fellatahs (empire des), vaste état de l’Afrique ,situé dans la Nigritie centrale, comprend sous sadomination les roy. ou pays de Goubcr, Kobbi,Guari, Niffé, Zamfra, Zeg-Zeg, Kano, Douri, Ka-chena, Katagoum, Kourri-Kourri, Djacoba : capit.,Sakkatou, qui a 80,000hah.Cet état est aujourd’huila puissance prépondérante du Soudan . Il a été fondéà la fin du siècle dernier par le prétendu pro-phète Othman Danfodio, qui, sorti du Gouber,soumit la plupart des états que comprend le Sou-dan . En 1802, Othman devint fou ; il régna néan-moins jusqu’en 1816, et eut pour successeur Mo-hammed-Bello, son fils ; celui-ci partagea d'abordavec son frère Ben-Abdallah, les vastes étals quelaissait Othman ; mais Abdallah étant mort, toutl’empire des F’ellatahs a été de nouveau réuni.

FELLER (Joachim), poète allemand , né àZwio*kau en 1638, mort en 1691, débuta comme poèteà 13 ans, fut professeur de poésie à Leipsick, puisbibliothécaire de l'université de cette ville. 11 étaitsomnambule et mourut d'une chute faite dans unaccès de somnambulisme. Il faisait fort bien le verslatin. On a de lui : Flores philosophici ; Cygni CygnecÇten l’honneur des hommes distingués qu’avait produitsZwickau ICygnea), sa patrie. — Son fils, Joaclnm-F’rédéric Feller, né en 1673, mort en 1726, fut se-crétaire du duc de Weimar (1706), et publia «lo-numenta inedita, Iéna , 1714, 12 vol. in-4, généa-logie de la maison de Brunswiek-Lunebourüi