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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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Olium Hanoveranum, Miscellanea Leibnilziana, etc.

fei.ler (François-XavierDE), jésuite, né à Bruxel -les en 1735, enseigna les humanités, puis la tliéo-iogieà Liège, à Luxembourg, à Tyrnau en Hongrie ,revint, aprèslasuppress. de son ordre, sefixer à Liège,où il se mit à écrire; se réfugia en \Vestphalie lorsde l'invasion des Français (1794), et mourut àRa-tisbonne en 1802. Il a publié un grand nombredécrits, tous empreints d’un zèle ardentcontre les philosophes et les Jansénistes ; le pluscélèbre est un Dictionnaire historique, publié pourla première fois en 1781, 6 vol. in-8, réimpriméplusieurs fois depuis, avec des augmentations; cedictionnaire est en grande partie copié de celui deChaudon. Feller a rédigé à Liège, de 1774 à 1794, unJournal historique et littéraire. On lui doit aussi unCatéchisme philosophique, 1777, 2 vol. in-8, et desDiscours sur la religion et la morale, 1778, 2 vol.,où l'on trouve du talent.

FELLET1N, ch.-i. de cant. (Creuse ), à 8 kil. S.d'Aubusson ; 3,218 liai). Draps, tapisseries, teintu-reries, papeteries. Institution ecclésiastique.

FELOL’PS, peuple de la Sénégambie oecid., surla Caramansa, entre les embouchures de la Gambie et du San-Domingo. On évalue leur nombre à50,000 individus répartis dans 60 à 70 bourgades.

FELS1NA, ville de l'Italie ancienne. Voj. bononia.

FELS0E-BANYA, ville de Hongrie (Szathmar ), à7 kil. E. de Nagy-Banya ; 4,500 hab. Administra-tion et tribunal des mines.

felsoe-fejer-warmegye, comitat de Transylva-nie . Voit. WEISSEMBOURG (OBER-).

FELTON (Jean), Irlandais, lieutenant dans l'ar-mée anglaise envoyée au secours de La Rochelle (1628), assassina le duc de Buckingham, au momentoù la flotte allait partir d’Angleterre . Loin de sesoustraire au supplice, il le brava avec fanatisme.

FELTRE , Feltria, ville du roy. Lombard-Véni-tien, à 26 kil. S. O. de Bellune; 4,500 hab. Evê-ché . Cathédrale, grande place. Blanchisserie de cire,filature de soie, etc.

FELTRE (duc de). Vog. claree.

FELTRIA, ville de l'Italie septentrionale, dans laRhétie , chez les Medoaei, sur le Plavis (auj. Piave).

FEMERN, île du Danemark, dans la mer Bal-tique, près de la côte du Holstein : 22 kil. sur 12;8,000 hab. Ch.-l., Burg. Bétail, céréales. Pêche etnavigation actives. Fabrication de bas de laine.

FENAIGLE. Voy. feinaigle.

FENELON (François de sai.ignac de i.amothe-),né en 1651, au château de Fénelon en Querci, d'unefamille noble et ancienne, fut destiné de bonneheure à l'état ecclésiastique, et prêcha avec succèsdès l'âge de 15 ans. Après avoir étudié ùSt-Sulpice,il fut chargé par l'archevêque de Paris de l'instruc-tion des nouvelles catholiques ; ces fonctions lui ins-pirèrent le traité de YÉducation des filles. Sur larecommandation de Bossuet, Louis XIV lui confiale soin d'une mission dans le Poitou : repoussant

I auxiliaire de la force, Fénelon réussit par sa dou-ceur et son éloquence à opérer un grand nombrede conversions. A son retour, le roi le choisit, d'aprèsle conseil de madame de Mainlenon, pour êtreprécepteur de son petit-fils, le duc de Bourgogne.

II sut enseigner à son élève toutes les vertus d'unchrétien et d'un prince, et lui inspira pour sa per-sonne une affection qu'il conserva jusqu'à sa mort.Lorsque cette éducation fut terminée, Louis XIV lepromut à l’archevêché de Cambray (1694). Né avecune àme tendre, et rempli d’un pur amour pourDieu Fénelon accueillit les idées mystiques de

Guyon •. Bossuet , qui avait été jusque-là son ami,l attaqua vivement sur ce point, et Ht condamnera Rome (1699) Y Explication des Maximes des Saints,que 1 archev. de Cambray avait publiée pour se jus-tifier. Fénelon se soumit avec humilité et abjura pu-

bliquement scs erreurs. Vers le même temps, parutle Télémaque , ingénieuse fiction, où sont enseignés lesdevoirs d’un roi : cet ouvrage, que Fénelon n’avaitpas voulu rendre public, lui avait été soustrait par undomestique infidèle. Louis XIV y vit une satire deson règne, arrêta l'impression et disgracia l'auteur.Retiré dans son diocèse, Fénelon ne s'occupa quedu bonheur de son troupeau ; il prit soin lui-mêmede l'instruction religieuse du peuple et des enfants,et se fit universellement chérir par sa bienfaisance.Pendant le cruel hiver de 1709, il se dépouilla detout pour nourrir l'armée française qui campaitprès de lui. La réputation de ses vertus attirait àCambray nombre d'étrangers de distinction, entreautres ltamsay, qu'il convertit et qui ne le quittaplus, Il mourut en 1715, à 64 ans. Fénelon est in-férieur à Bossuet pour la force et le sublime; maisaucun auteur ne l'a égalé pour l'onction cl. lecharme du style : c’est l'écrivain qui a le mieux re-produit dans les temps modernes la noble simpli-cité des anciens. Comme homme et comme chrétien,personne r.'a porté plus loin les vertus douces et n'amieux su faire aimer la religion. 11 avait en politi-que des idées fort libérales. On a de lui un assezgrand nombre d'ouvrages, mais on en a perdu plu-sieurs, Louis XIV ayant fait brûler, à la mori duduc de Bourgogne, plusieurs de ses écrits qui setrouvaient dans les papiers du prince. Les ouvra-ges principaux de Fénelon sont : Y Éducation desfilles, 1687; les Maximes des saints, 1697; les Aven-tures de Télémaque, publié en 1699 sans l'aveu del’auteur, réimprimé en 1717 par les soins de sa fa-mille;on en a fait une foule d’éditions; il aélé traduitdans toutes les langues et même mis en vers latins;Dialogues des Morts et Fables, 1712 ; Dialogues surl'éloquence, avec une Lettre à l’Académie Française ,1718; Examen de la conscience d'un roi (pour le ducde Bourgogne), impr. seulement en 1734 ; Démons-tration de T existence de Dieu, I713,avecunedeuxièmepartie, 1718, souvent réimprimé, notamment en 1810avec notes d'Aimé-Martin , et en 1834, chezMéquignonjunior ; des Sermons, qui pour la plupart furent prê-chés d'abondance ; des Œuvres spirituelles. Les œu-vres de Fénelon ont été publiées par l'abbé Querbœufaux frais du clergé de France , l’aris, 1787-92, 9 vol.in-4; mais cette publication fut interrompue par larévolution; la seule édition vraiment complète estcelle qui a été publiée par MM. Gosselin et Caron, ,d'après les manuscrits de l'auteur, 1820-29, 35 vol.in-8. Sa Fie a été écrite par Ramsay, et par l'abbéQuerbœuf; son Éloge a été prononcé par La Harpe,Maury, etc. Enfin M. de Bausset a donné Y Histoirede Fénelon, 1808, 3 vol.; 1817, 4 vol. in-8.

ffînelon (J.-B.-A. de sai.ignac abbé de), né àSaint-Jean-des-Tellais en Dauphiné, 1714, étaitpetit-neveu du précédent. Il fut aumônier de lareine Marie Leczinska, femme de Louis XV , puisse chargea de diriger un établissement charitablefondé pour améliorer le sort des petits Savoyards àParis . Malgré ses vertus et sa bienfaisance il futarrêté comme suspect, et traduit au tribunal révo-lutionnaire qui le condamna à mort. Tous les Sa-voyards de Paris se rendirent à la Convention pourdemander la grâce de celui qu’ils appelaient leurbon pire; leurs prières furent vaines, et il subit lesupplice le 8 juillet 1794.

FENESTRANGE, Vistringen, eh.-l. de canton(Meurthe), à 13 kil. N. de Sarrebourg ; 1,500 hab.Bonneterie, tanneries, blanchisseries de toiles. Cetteville était jadis le ch.-l. d'un baronnie et une desarchi-maréchaussées de l'Empire. La maison deFe-nestrange s'étant éteinte au xv' siècle, ses domainespassèrent, les uns aux princes de Salm, les autres( après plusieurs mariages ) aux princes de CroTd'Havré.

FENESTRELLE , bourg des États sardes, sur le39