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bares dans des récits qui ont été recueillis par leshistoriens portugais . En 1448 Fernandez, dans unsecond voyage, voulut pénétrer plus avant dansl'intérieur des terres ; mais il fut abandonné par sescompagnons, et ne reparut plus.
Fernandez (Denis), navigateur portugais , qui dé-couvrit en 1445 l’embouchure du Sénégal et le capVert .
Fernandez (Alvaro), navigateur portugais , con-nu surtout par la relation du naufrage du ga-lion le Grand Saint-Jean , qui eut lieu en 1552 surles côtes de Natal, près du Monomotapa, et auquelil avait eu le bonheur d’échapper. Le récit de cenaufrage, dont le plus grand intérêt est dans la fintragique du capitaine Manuel de Souza et de safamille, fut publié à Lisbonne en 1554. Esmenarda fait de ce funeste événement un des plus intéres-sants épisodes de son poëme de la Navigation.
Fernandez (Juan), pilote espagnol du xvr siècle,découvrit en 1572, sur les côtes du Chili , les îlesqui portent son nom, et en 1574 celles de Saint-Félix et de Saint-Ambroise, au N. des précédentes.Parti du Chili en 1576, il rencontra à son retourune côte qui avait toutes les apparences d’un con-tinent. Comme son navire était très petit et assezmal équipé, il ne put pousser plus loin ses recher-ches, et la mort l’empêcha de revenir ; on soup-çonne que cette terre était la Nouvelle-Zélande . Ontrouve quelques détails sur les expéditions de Fer-nandez dans un ouvrage espagnol de Louis Arias,intitulé : Mémoire pour recommander au roi laconversion des naturels des îles nouvellement dé-couvertes (1609).
fernandez navarette (Juan), d’une autre fa-mille que les précédents, surnommé el Mudo (leMuet), peintre espagnol, né à Logrono en 1526,mort à Séville en 1579, perdit l’usage de la paroleà la suite d'une maladie aiguë, dès i’âge de 2 ans.Cette infirmité ne l’empêcha pas de manifester debonne heure un goût très décidé pour la peinture.Il alla se former en Italie et fut élève du Titien , Deretour en Espagne , il fut nommé peintre du roiPhilippe II , et il travailla presque exclusivementpour l’Escurial. Le plus remarquable de ses tableauxreprésente Abraham au milieu des trois anges.
FEKNANDEZ (îles de juan-), dans le Grand-Océan. Vog. JUAN-FERNANDEZ.
FERNANDO (san-). Yoy. san-fernando.
fernando-da-noronha, îlede l’Océan Equinoxial,près de la côte du Brésil , par 34° 58’ long. 0.,3° 56’ lat. S. Elle sert de lieu de déportation pourles criminels.
fernando-po, île d'Afrique , dans le golfe de Bia-fra, par 6° 20' long. E., 3° 28’ lat. N. Elle fut dé-couverte en 1471 par un Espagnol qui lui donnason nom. Disputéeauj. par l’Espagne et l’Angleterre .
FERNIÏL (Jean), célèbre médecin, né à Clermont(Oise) on à Montdidier , en 1497, m. en 1558, com-mença par s’adonner avec passion à l’étude desmathématiques et de l'astronomie, se livra ensuiteà la médecine, et acquit bientôt une telle célébritéque Henri II lui donna le titre de son premier mé-decin. Ses principaux ouvrages sont •• Cosmotheoria ,1528, où il indique le moyen de mesurer avec exac-titude un degré de méridien ; De nalurali parle mé-dicinal, Paris , 1542; Universa medicina, 1567, qui aeu plus de 30 éditions ; Therapeulices universalis libriseplem, 1571 ; Febrium curandarum methodus ge-neralis, 1577. Fernel n’est pas moins remarquablepar l’élégance du style que par la solidité des doc-trines. Véritable éclectique, il avait recueilli etsystématisé ce qu’il y avait de mieux dans ses pré-décesseurs.
FERNEY ou FERNEX, dit aussi Ferney-Voltaire ,bourg de France, ch.-l. de canton (Ain ), à 9 kil. S. E.deGex,à7 kil. N.O. de Genève ; 1,200hab.Iiorloge-
i rie, faïence, poterie. Voltaire en devint le seigneur ety résida vingt ans ; d’un pauvre hameau, il fit unepetite ville et y répandit l'aisance. On y voit encoreson château, possédé depuis par le comte de Budé.
FEROE (archipel de). Voy. færoé .
FÉRONIÈ , divinité romaine, dont le culte étaitoriginaire d’Étrurie , avait pour principale attribu-tion la garde des frontières et des champs ; elle pré-sidai! aussi aux travaux de l’agriculture et auxapparitions surnaturelles. Ses prêtres, au rapportde Strabon , avaient l'adresse de marcher nu-piedssur des charbons ardents sans se brûler.
FÉRONIÈRE (la belle). Voy. ferronnier®.
FERRAI!, ville murée du Kaboul (Afghanistan ),par 60» 6' long. E., 32» 48’ lat. N. On croit quec’est l’ancienne Parra, ville importante de l’empiredes Parthes . —Ferrahest le ch.-l. d’une provincebornée au N. 0. par le Khoraçan, au S. É. parleKandahar, au S. par le Séistan, h l’O. par la Perse .Cette province compte 200,000 hab.
FERRAHROUD, rivière du Kaboul , sort du montBerehek, traverse le Ferrah, entre dans le Séistan ettombe dans le lac Zerreli après 300 kil. de cours.
FERRAND (Antoine-François-Claude, comte),ministre d’état et pair de France, né en 1758, morten 1821, avait d'abord été conseiller aux enquêtesdans le parlement de Paris, et proposa un des pre-miers à cette compagnie de demander à Louis XYIia convocation des états-généraux. Effrayé bientôtde la direction que prenaient les affaires, il émigraen 1790 et fit partie du conseil du prince de Condé.Il rentra en France en 1801, et partagea ses loisirsentre la culture des lettres et les travaux politiques.Ses opinions royalistes bien connues lui attirèrentquelques persécutions sous l’empire. A la restaura-tion , il eut pendant un temps la confiance deLouis XV111 qui le nomma ministre d’état , di-recteur des postes, et qui même le consulta pour larédaction de la Charte. Ses principaux ouvragessont: l'Esprit de Vhistoire, etc., 1802, 4 vol. in-8,souvent réimprimé ; Théorie des révolutions, 1817, 4vol. in-8. Il était de l’Académie Française depuis 1816.
F’ERRARE, Forum Allieni des anciens, Ferrqriaen latin moderne, Ferrara en italien , ville de l’Etatecclésiastique, ch.-l. d’une légation, à 324 kil. IL deRome, sur le canal Panfilio , etc.; 24,000 hab. Ellecomplaît jadis 60,000 hab. Archevêché, université;citadelle, cathédrale, château des anciens ducs_, pa-lais d’Este, villa Bevilacqua ; très beau théâtre;chartreuse, hôtel-de-ville ; belle place. Nombreuxétablissements littéraires ou d’instruction; richebibliothèque. Industrie et commerce peu actifs.Pat. de Savonarole , T. V.Strozzi, Guarini, Gui ilen-tivoglio ; séjourde Boïardo,Arioste, Tasse. etc.—Fon-dée au v» s. par les hab. d'Aquilée , qui venait d’être
détruiteparlesHuns, elle fut d’abord peu importante.
Après avoir été soumise à l’empire d’Occident, auxIlérules, aux Ostrogoihs, aux empereurs byzantins (tant sous Justinien que sous les exarques de Ra-venne), elle tomba au vm« siècle entre les mains desLombards, puis fut comprise dans la donation quefit Pépin au pape Étienne IL Sous la dominationpapale, elle devint une seigneurie vassale de lb-glise et qui comprenait è peu près l'étendue de lalégation actuelle. Après avoir passé en plusieursmains, elle devint en 1208 la possession de lamaison d’Este. Les princes de cette maison en firentleur résidence et la capitale de Ieui'B étais. Lestde ce moment que date l’importance de rer-rare, qui, grâce à la protection des princes n Este,devint bientôt un des principaux centres littérairesde l’Italie . Rétablis en 1317 par le pape dans leursétals, dont ils avaient été un moment dépouillés pa^les Vénitiens, les seigneurs de Ferrarese reconnu-rent vassaux du Saint-Siège . En 1471 la seigneurde Ferrare fut érigée en duché, et depuis ce temp 5