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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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l'F.RK — 01

elle resta, à quelques interruptions près, et en dé-pit des efforts de Jules 11, à la maison d'Este quila garda jusqu’en 1597. A. cette époque, la ligne du-cale s’étant éteinte (par la mort d’Alphonse II), Clé-ment VIII prit possession du duché de Ferrare,comme suzerain de ce fief. Les Français prirent-Fer-rai en 1790 et en firent le ch.-l. du dép. du Bas-Pô (roy. d’Italie). L’Église recouvra Ferrare en 1814;mais les Autrichiens ont le droit d’y “entretenir unegarnison. Eugène IVy transporta momentanément leconc. de Bâle , 1438.—La Iég. de F. est au N. de celle deRavenne, à l’E. de celle de Bologne et du duché deModène, au S. du royaume Lombard - Vénitien , àl’O. de l’Adriatique : 70 kil. sur 60 ; 170,000 hab. Airmalsain, surtout aux environs des marais de Comac-chio ; grande fertilité , mais absence totale de bois.

FERRARE (ducs de). Voy. este (maison d’).

ferrare (Hippolyte d'este , dit le cardinal de), filsd'Alphonse I er d’Este, duc de Ferrare , né en 1509,fut envoyé de bonne heure à la cour de Fran-çois I " à laquelle sa famille était alliée; jouit dela faveur de François 1", de Henri II et de ses fils;fut nommé cardinal en 1539, obtint successivementles archevêchés de Milan, de Lyon, de Narbonne ;gouverna pendant deux ans le duché de Parme pourla France, 1552-54; assista au colloque de Poissy ,166), et mourut à Rome en 1572. 11 protégea PaulManuce, Muret et d’Ossat.

FERRARI, nom commun à un grand nombre desavants et de littérateurs italiens; les principauxsont; Louis Ferrari, habile mathématicien, né àBologne en 1522, mort en 1560; il était disciple deCardan et inventa uue méthode ingénieuse pourrésoudre les équations du 4= degré; il enseigna lesmathématiques à Milan et à Bologne ; — PhilippeFerrari, religieux servile, né vers 1570 à Orvillo(près'd’Alexandrie ), mort en 1626; on lui doit unLexicon geographicum (Milan , 1627), qui a servi debase au Dictionnaire de Baudrand ; — Gui Ferrari,jésuite , né à Novare en 1717, mort en 1791 ; onlui doit plusieurs ouvrages historiques estimés, en-tre autres : De rebus gestis Eugenii principis belloPannonico, Rome, 1747; — bello Italico, Milan ,1752 ;— bello Belgico, Zulphen, 1773.

FERRATUSmons, auj. Jurjura, chaîne de monta-gnes d’Afrique au N. 0., dans la Mauritanie Césa-rienne, est peut-être l'Atlas des poètes. Voy. atlas.

FERREIRA, Rarapia , ville de Portugal (Alen-téjo), à 24 kil. 0. de Béja . Château-fort. Elle adonné son nom aux marquis de Ferreira, de la mai-son de Cadaval. Voy. cadaval .

FERREIRA (Antonio), poète portugais, né à Lis-bonne en 1528, mort en 1569, occupait une placedéjugé. Il réussit dans l’élégie, l’épître, l’ode, la co-médie, la tragédie; sa meilleure pièce est Inès de Cas-tro , une des premières tragédies régulières qu’aientproduites les temps modernes. On a réuni ses poésies5 Lisbonne , 1598,et ses comédies ontparuavec cellesde Sà de Miranda , 1621. Il fut de son temps le chefd’une école classique, et mérita d’être surnommél Horace portugais.

FERRÉOL (saint), évêque d’Uzès , 553-581 , estfété le 18 septembre. — Un autre saint Ferrêolfut tribun dans l’armée rom., et subit le martyre UVienne en Dauphiné en 304. On le fête avec le pré-C édent. — Martyr au ni' siècle. Voy. fargeab.

FERRERAS (Jean de) , historien espagnol , né àLabaniza ( Astorga ) en 1652, mort à Madrid en1735, occupait une cure de village, quand le cardi-dinal de Porto-Carrero, instruit de son mérite,‘appela à Madrid . Il jouit de la faveur de Phi-hppe V, qui le nomma son bibliothécaire et l’é-leva à des charges importantes ; par un excès demodestie, il refusa les plus hautes dignités de l’E-glise. Ferreras a laissé un grand nombre d’ouvra-ges sur l’histoire, la théologie et la politique ; le

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plus célèbre est l'Histoire d’Espagne (jusqu’en 1589),Madrid, 1720-27 , 16 vol. in-4, traduit en français par Vaquette d’IIermilly, 1751. Cette histoire estmoins remarquable par le style que' par l’espritde critique et par l’exactitude.

l' ERRET, dit le Grand Ferret à cause de sa grandetaille, né vers le milieu du xiv' siècle au village deRivecour près de Verberie , était d’une force prodi-gieuse. 11 se signala d’abord dans la faction desJacquiers , mais il servit ensuite le dauphin (Char-les V). Les Anglais ayant surpris le château de Lon-gueil, le grand Ferret, armé d’une hache et suivide quelques domestiques, se précipite sur eux, tuede sa main 45 ennemis, culbute le reste et délivrela place ; une nouvelle troupe se présente, elle estencore taillée en pièces par ce héros. Accablé de fatigueaprès deux jours de combat, Ferret était sur le pointde succomber à une fièvre brûlante, lorsqu’il appritque douze Anglais s’avançaient pour lui arracher lavie : il s'élance de son lit, saisit sa hache, lue cinqennemis et force les sept autres à chercher leur sa-lut dans la fuite. Épuisé par ce dernier effort, ilmourut peu de jours après.

F’ERRETTE, PJirt en allemand , petite ville deFrance , ch.-l. de cant. (H.-Rhin), à 22 kil. S. O.de Huningue.—Tout près est Vieux-Ferrette, jadisch.-l. du comté de Ferrette.

ferrette (comté de), petit comté formé lors du dé-membrement du comté de Montbéliard au xim siè-cle, comprit d’abord les seigneuries de Ferrette , deThunn, d’Altkirch; puis celles de Belfort, de Delle ,et de Rougemont . Frédéric 1, son premier comte, leposséda dès 1104, mais n’en prit le titre qu’en1125. En 1271 le comté de Ferrette devint vassalde l’église de Bâle . Jeanne, fille d’UIric 11, le portaau xiv' siècle dans la maison d’Autriche par sonmariage avec Albert, 4 e fils de l’empereur Albert,et le comté fut incorporé au landgraviat de Haute-Alsace . En 1469, l'archiduc Sigisinond l’engagea ,comme toutes ses possessions en Alsace , au duc deBourgogne, Charles-le-Téméraire , qui le fit admi-nistrer par le sire de Hagenbaeh (Voy. ce nom).Mais la tyrannie de ce dernier ayant fait éclaterune révolte à Brisach (1474), le comté de Ferretterevint à la maison d'Autriche ; il fut compris commeles possessions autrichiennes dans le lotde Ferdinand,par le partage de 1522 entre ce prince et son frèreCharles-Quint . Parle traité de Westphalie (1648),en cédant le Sundgau, la France devait recevoir enéchange le comté de Ferrette ; mais il y eut con-testation, et le comté ne fut définitivement réuni àla couronne qu’en 1660.—Le bailliage de Ferrette appartenait à la famille de Mazarin .

FERRIER (saint Vincent). Voy. Vincent.

F’ERRIÈRE, ville du dép. de l'Ailier, à 2 kil.S. E. deCossé; 2,500 hab.

F’ERRIÉRE (Claude de) , docteur en droit de l'uni-versité de Paris , né dans cette ville en 1639, morten 1715, professa la jurisprudence et se fit la répu-tation d’habile jurisconsulte. 11 a laissé une traduc-tion des Institules de Justinien avec des analyses duCode, du Digeste et des Novelles, Paris , 1677,

6 vol, in-4 ; des Commentaires sur la coutume deParis, 2 vol. in-12; Introduction à la Pratique; laScience parfaite du notaire, 1684, in-4, etc.

ferrière (Claude-Joseph de), fils du précédent,doyen des professeurs en droit de Paris , travailla àperfectionner les ouvrages de son père, refondit l’Lt-troduction à la pratique, et en fit un Dictionnaire deDroit, Paris , 1740, 2 vol. in-4 ; augmenta la Scienceparfaite du notaire, Paris , 1761, qui a été plusieursfois publiée depuis.

FERRIÈRES, Aquce Segestce, ch.-l. de cant. (Loi-ret), à 11 kil. N. de Montargis ; 1,600 hab. Tanne-ries; ancienne abbaye. Voy. loup.

■ FERRIÈRES (Charles-Elie, marquis de),membre