H de T industrie, journal périodique publié de 1823à 1831, qui obtint du succès et qui contribua àrépandre le goût des sciences. Férussac fut quelquetemps député de son département après 1830.
FËRYÜ-EDDIN-ATTÏIAR, poète persan, né vers1226, dans le Khoraçan, quitta un commerce lucra-tif pour embrasser l'état de derviche ; se livra auxexercices de la piété la plus exaltée, et fut mas-sacré vers 1280 par les Mogols qui avaient envahison pays. On a de lui plusieurs poemes moraux etmystiques dont le plus célèbre est le Pend-Nâmeh(Livre des Conseils!, trad. parM. deSacy, 1819, in—8.
FERYDOUN, iC fabuleux de la Perse, fils oupetit-fils de Djemchid , délivra les peuples iraniensdu joug de l'usurpateur Zohak, et gouverna avec sa-gesse. Le Zend-Avesta lui donne un règne de 500 ans.Ses successeurs furent les derniers Pischdadiens . Ona longtemps cru voir dans Férydoun l'Arbacès desGrecs : depuis, quelques savants ont combattu cetteopinion.
FESA ou PASA, Pasargadœ, ville d'Iran (Fars ),à 136 kil. S. E. de Chiraz , dans un défilé. Tissusde soie, de coton, de laine. Culture et commerce detabac.
FESCENNINS (vers), chants satiriques et licen-cieux en usage à Rome , liraient leur nom de Fes-cennia, petite ville d'Etrurie (au N. de Faléries ),d'où ils avaient été importés à Rome . Les vers fes-cennins ont donné naissance aux pièces appeléeschez les Romains exodes et aiellcmes.
FESCH (Joseph), cardinal, archevêque de Lyon ,né à Ajaccio en 1763, mort en 1839, était onclematernel de Napoléon. 11 fut nommé archevêque deLyon en 1802, cardinal en 1803, puis envoyé commeambassadeur à la cour de Rome. En 1805, il futélevé aux dignités de grand-aumônier de l'Empire,de comte et de sénateur. 11 refusa l'archevêché deParis et ne craignit pas, dans le concile tenu àParis en 1810, des'opposer auxvolontésde Napoléonà l'égard de Pie Vil. Tombé en disgrâce, il se reliradans son diocèse où il resta jusqu'en 1814. Aprèsl'abdication de l'empereur, il alla vivre à Rome oùilpassases derniers jours dans l'étude des lettres et desarts, sans vouloir jamais consentir à se démettre deson archevêché. 11 avait formé une riche collectionde tableaux : il en a légué 1200 à la ville d'Ajaccio .
FESTUS (Sext.-Pomp.), écrivain latin, qui vivaitvers la fin du m e siècle ou au commencement duIV' siècle de J.-C., abrégea le traité De Verborumsignifications de Verrius Flaccus , et fut lui-mêmeabrégé par Paul Diacre . Il ne reste que des frag-ments de Festus ; ils ont été publiés par Ant.-Au-gustin, Venise, 1559; par Fulvius Ursinus , Rome,1581 ; par Dacier, Paris , 1681, ad usum delphini ;l’édition la plus récente et la plus complète est celled Egger, Par.,1839; trad. en fr. par A.Savagner, 1846.
FESULES, Fœsulœ, auj. Fiesole , ville de l’Etrurieseptent., près de l'Apennin , devint colonie romainesous Sylla , et fut en 63 le centre dos tentatives demallius en faveur de Catilina .
FÊTE-DIEU, ou FÊTE DU SAINT-SACRE-MENT, festum Corporis Chrisli, fête religieuse qui apour but d'honorer la présence réelle de Jésus-Christdansle sacrem. de l'eucharistie, est célébrée le jeudifini suit la Trinité. Celte fête fut instituée le 8 sep-tembre 1204 par le pape Urbain IV , qui fit à cet effetcomposer des prières par saint Thomas d’Aquin. Cene fut néanmoins qu'en 1312 que la bulle d'Urbain IV lut confirmée au concile de Vienne sous Clément V etque ^^célébration de la Fête-Dieu devint générale.
ette fêle était autrefois accompagnée de processionsPubliques où I hostie sainte était portée en grandepompe â travers les rues ; depuis 1830,ces processions
îfBTiru 11 ' 1 plus ^ P:lris et ^ ans ( l ue ' < I- g r - ailles.»Tn» .*. l ’ ourle5 anciens : Voy. méualésies, pan-
HENEeS, BACCHANALES, LUPERCALES, SATCRNAI.ES,
| etc., etc. Pour les modernes ; Voy. paques, ascf.n-
| SION, ASSOMPTION , FÊTE-DIEU, NOËL, etc.’— VoiJ. aussi
! carnaval, fête des fous, etc.
fêtes fêtées ou fêtes chômées, dites aussi fêtescarillonnées, fêtes obligatoires, pendant lesquelles ilétait défendu de travailler ou d'ouvrir boutique.Avant 1789, on comptait, avec les dimanches, 82 fêteschômées ; le concordat de 1802 ne conserva en de-hors des dimanches que quatre fêtes d'obligation :l'Ascension, l'Assomption, la Toussaint et Noël .
fêtes mobiles. L'Église chrétienne distingueparmi les fêtes annuelles des fêtes mobiles et desfêtes non mobiles. Parmi les fêtes mobiles 6e trou-vent Pâques , l’Ascension, la Pentecôte , la Trinité,la Fête-Dieu . C'est le jour auquel on célèbre lafête de Pâques qui décide de toutes les autres {Voy.paques). Les fêtes non mobiles reviennent tous lesans au même jour du mois ; telles sont : la Cir-concision (1" janvier), l’Epiphanie f6 janvier), l’As-somption (15 août), la Toussaint (1" novembre),Noël (25 décembre).
FETH-ALI-SCHAH ou RARAKHAN, roi de Perse ,2 e prince de la dynastie turcomane des Kadjars , né en1762, mort en 1834, fut d’abord gouverneur duFarsistan pour son oncle Aga-Mohammcd, et montasur le trône de Perse en 1797 après la mort de cedernier. Après avoir triomphé de plusieurs compé-titeurs, il tourna ses armes contre la Géorgie (1803),mais ne put soumettre le prince George qui avaitappelé les Russes à son secours. En 1805, il fit al-liance avec Napoléon contre la Russie ; mais aprèsla paix de Tilsitt, il abandonna cette alliance pourcelle de l'Angleterre . En 1813, il conclut à Gulistanun traité de paix avec les Russes , en abandonnantses prétentions sur la Géorgie . La môme année,Feth-Ali enleva au roi de Kaboul la province d’Hé-rat; mais la mésintelligence qui éclata entre ses filsAbbas-Mirza et Mohammed-Ali l'empêcha de laconserver. En 1821, il déclara la guerre à la Porteet obtint pour la Perse un traité avantageux (1823).Après la mort de l'empereur Alexandre, Feth-Aliconçut le projet de reconquérir sur les Russes lesplaces qu’il avait perdues. D'abord vainqueur, ilfut ensuite défait en plusieurs rencontres par legénéral russe Paskevitch et signa en 1828 une paixonéreuse ; l'Araxe devint alors la frontière entre laRussie et la Perse . Felh-Ali mourut six ans après,laissant le trône à son petit-fils Mohammed-Mirza,fils d'Abbas-Mirza , qui était mort peu de tempsavant lui.
FÉTICHISME, adoration des fétiches, religionainsi appelée du nom donné par les nègres d'Afri-que à leurs idoles (fetisso) ; c’est la religion despeuples les moins civilisés. Elle s'étend depuis leshordes sauvages du continent austral jusqu'auxpeuples moins barbares du centre de l’Asie et del'Afrique ainsi que de l'Amérique septentrionale . C’estdans les éléments, surtout le feu, c’est dans les arbres,les fleuves, et parmi ces êtres invisibles, ces géniesbienfaisants ou malfaisants, créés par la superstitionet la crainte, que tous ces peuples ont été chercherleurs fétiches. Tels sont les yrisgris de l'Afriquecentrale, les manitous et les ockis de l'Amérique ,les burkhans de la Sibérie . Des sacrifices humains,des actes atroces, distinguent la plupart de ces reli-gions barbares. Les prêtres de ces idoles sont ap-pelés griots en Afrique, jongleurs en Amérique ,chamanes dans l’Asie centrale .
FEU (culte du). Le feu a été l'objet de l'adora-tion d’un grand nombre de peuples. Chez les an-ciens, les Perses regardaient le culte du feu commela partie fondamentale de leur religion, et les cé-rémonies de ce culte sont retracées avec détail dans leZend-Avesta . Les Perses saluaient tous les matins lusoleil levant, symbole du feu le plus pur; ils regar-daient le feu comme le protecteur des états, et cou-