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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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FEUI — G

servaient dans des sanctuaires particuliers le feusacré qui ne devait s’éteindre jamais. Behvam, filsd'Ormuzd et l’un des 28 Izeds, était le génie dufeu. Chez les Perses actuels, les Guèbres , qui habitentdans le Kerman et le Guzzerat, ont conservé en-core auj. toutes les cérémonies des anciens Persesà l’égard du feu. Le pur asbeslon des Grecs qui brû-lait sans cesse à Athènes et à Delphes , le feu qu’en-tretenaient à Rome les prêtresses de Vesta ( Esiiaou Feslia des Grecs), le culte de Vulcain ( Héphestios),rappellent encore la déification du feu, communedu reste à tous les peuples de race pélasgique. Onen retrouve également des traces dans la religiondes Péruviens et dans le fétichisme.

FEU (terre de), Terra-do-Fogo en portugais , ouarchipel de Magellan , à la pointe S. de l’Amériquemérid., se compose d’une infinité d’îles et d’écueilssitués par 52» 30 -55» 59’ lat. S. et 67° 10’ long. O.C’est un pays effroyable, hérissé de montagnes vol-caniques et couvert de neiges éternelles. Les natu-rels de ces îles sont dans un état de misère et d’a-brutissement profond. Ils se nourrissent de poisson,surtout de la chair des phoques et des loutres qu’ilsprennent sur les côtes. L’île principale ou Terre-de-Feu proprement dite (King Charles Soutliland desAnglais ), située à l’E. des autres, est remarquablepar son étendue: on y remarque le mont Sarmientoet un volcan quiluiavalu son nom. Ensuite viennentles îles Occidentales (ou South-Desolation), Clarence,des Etats, et Horn (que termine au S. le cap Horn,la pointe la plus mérid. de l’Amérique). La Terrede Feu est séparée du continent par le détroit deMagellan dont la navigation est très périlleuse. —Cet archipel fut aperçu pour la première fois en1520 par le navigateur portugais Magellan ; Cooken 1768, et peu après sir Banks et Solander le visitè-rent. Les capitaines Weddel et King l’ont récemmentexploré. Les Anglais y ont formé un établissement.

feu (île de), une des îles du Cap-Vert . Voy. fogo.

FEUDATA1RE. Voy. féodalité et fief.

FEU1LLADE, village du dép. de la Charente , à25 hil. S. E. d’Angoulôme ; 800 hab. Mines de fer.

FEU1LLADE ( Franç . d’aubusson , vicomte dela), maréchal de France , issu de la famille du grand-maître d’Aubusson , fut un des plus zélés serviteursde Louis XIV . 11 fit avec distinction la campagnede Flandre (1651-54); alla, après la paix des Pyré-nées, servir sous Montécuculli contre les Turcs; ac-compagna Louis XIV en 1674 dans la conquête dela Franche-Comté; prit Salins (1674), et emporta,l’épée à la main, le fort St-Etienne qui défendaitBesançon . 11 fut fait maréchal en 1675, gouverneurdu Dauphiné en 1681, et mourut en 1691. Courtisanflatteur, il avait fait ériger à ses frais en 1686 sur laplace des Victoires une magnifique statue de Louis XIV couronné par la victoire, et tenant à ses pieds qua-tre esclaves enchaînés représentant autant de na-tions vaincues ; cette statue a depuis été détruite.—Son fils, Louis de La Feuillade, fut aussi maréchal(1724), mais il était loin d’égaler son mérite. 11 selaissa battre en Piémont par le prince Eugène.

FEUILLANTS , Folielani, ordre religieuxde la règledeCîteaux, fut institué en 1577 par Jean de La Bar-rière à l’abbaye de Feuillant près de Toulouse. Us de-vaient avoir la tête et les pieds nns, dormir surdes planches, manger à genoux, s’impos. des pri-vations surhumaines ; l’austérité de cette règle futbientôt adoucie. Les Feuillants prirent une grandepart aux troubles de la Ligue, surtout un Bernardde Montgaillard , dit le Petit Feuillant, qui se signalapar la véhémence de ses sermon». En 1630, Ur-bain Vlll sépara les Feuillants d’Italie, sous le nomdeRéformés de Saint-Bernard, des Feuillants de France qui, en 1789, comptaient 24 maisons. — Feuillan-tines, religieuses qui suivaient la réforme des Feuil-lants et dont le premier couvent fut établi en 1590

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à Montesquiou prè3 de Toulouse. En 1622, Anned’Autriche fonda une maison de Feuillantines aufaubourg St-Jacques à Paris .

feuillants (club des), société formée de la scis-sion de la partie modérée du elub des Jacobins quis'appela d'abord Société de 1789, tint ses premièresséances au Palais-Royal , et prit le nom de Feuil-lants quand elle vint s’établir au couvent des Feuil-lants près des Tuileries. On comptait parmi lesprincipaux membres de ce club Lafayette, Bailly,Duport, les frères Lameth . Leurs adversaires leuravaient donné le nom de club monarchique. 11 nefut plus question de ce club a®-ès le 10 août.

FEUILLÉE (Louis), minime, de l'Académie desSciences , néàMane, près de F’orcalquier, en 1660,mort en 1732, voyagea par ordre du roi dans les dif-férentes parties du monde, visita en 1709 et 17101cPérou et le Chili , et détermina avec exactitude laposition des côtes de ce pays. 11 a laissé : Journaldes observations physiques, mathématiques et botani-ques, Paris , 1714 et 1725, 3 vol. in-4; Voyage auxCanaries , pour la fixation du premier méridien;Histoire des plantes médicinales du Pérou et duChili , etc.

F’EUILLET (Nicolas), chanoine de Saint-Cloud ,nè en 1622, mort en 1693, se fit un nom par sesprédications et son esprit de prosélytisme, et litplusieurs conversions remarquables, entre autrescelle de M. de Chanteau ; il a écrit l’histoire de cetteconversion, 1712, in-12. Il a laissé une Oraisonfunèbre de Henriette d’Angleterre.

FEUQU1ÈRES, village du dép. de l’Oise , à7 kil. O. de Grandvilliers ; 1,300 hab. Etoffes delaine, bonneterie. Commerce de grains et bestiaux.

FEUQU1ÈRES (Manassès de vas, marquis de),lieutenant-général sous Louis XIII , né àSaumuren1590, contribua puissamment à la prise de La Ro-chelle, fut chargé en 1633 d’une mission en Al-lemagne pendant la guerre de Trente-Ans, et fit en1639 le siège de Thionville ; il y fut blessé et pris,et mourut quelques mois après. Il a laissé des mé-moires sur ses négociations en Allemagne , pu-bliés en 1753, 3 vol. in-12.

féuquières (Antoine de pas, marquis de), pe-tit-fils du précédent, né en 1648, mort en 1711,6esignala sous Louis XIV par une bravoure extraor-dinaire; servit sous Luxembourg, Turenne et Ca-tinat, et contribua beaucoup au gain de la batailledo Nerwinde (1693), où il commandait avec le titrede lieutenant-général. Disgracié pour avoir parlétrop librement, il occupa ses loisirs à écrire desMémoires sur la guerre, qui sont très estimés ; ilsont été publiés par son neveu en 1770, 4 vol. in-4.

F'EURS, Forum Segusianorum, ch.-l. de cant. (Loi-re), sur la Loire, rivedroite, à 19 kil. N. E. de Mont-brison ; 2,600 hab. Restes de construction romaine(digues qui resserrent la Loire , etc.).— F’eursaétela capitale du F’orez jusqu’en 1441. Les Calvinistesla prirent en 1562. C’est de cette époque que dateSti décadence.

FEVE, riv. des Etats-Unis (Arkansas ), naît à 310kil. S. O. de Cadron, et grossit l’Arkansas , après350 kil. de cours.

FEVEDA, île de l’Amérique du Nord , sur la côteN. O., entre le continent et l'île Quadra-et-Yan-couver ; 68 kil. sur 6. Elle fut découverte en 1791par des Espagnols .

FEVERSHÂ.M, ville d’ Angleterre.Vog. faversham .

FEYJOO (Benoît-Jérôme), écrivain espagnol , neà Compostelle en 1701, mort en 1764, abbé dumonastère Saint-Vincent à Oviédo, avait de bonneheure renoncé au monde pour se livrer tout entierà l’étude des langues, de l'histoire, des belles-let-tres. II fît paraître en 1726 son Théâtre critiqueuniversel, espèce de revue satirique des opinons,des hommes et des principales professions de la vie.