qm eut un succès prodigieux : cet ouvrage, succes-sivement augmenté, a été traduit en français pard'Hermilly, Paris , 1742-1740, 4 voi. in-12. On aencore du même auteur des Lettres curieuses et in-structives, Madrid , 1748, 8 vol. in-8. La meilleureédition des œuvres de Feyjoo est celle qu'a donnéeCampomanès avec une Vie de l'auteur, Madrid ,1780, 33 vol. in-8.
FEYZ-ABAD, ville de l'Inde tributaire des An-glais (Aoude), sur la rive droite de la Gograli, par20” 47’ lat. N., 79° 43' long. E. Ville grande etpeuplée, mais en partie ruinée. Elle fut au xvm' siè-cle la résidence des nababs d'Aoude, qui l’ont aban-donnée pour Lacknau en 1775.
FEZ, ville de l'empire de Maroc , eh.-l. delaprov.,et jadis du roy. de Fez, à 375 kil. N. E. de Maroc ,par 7° 18’long. O., 34” 6’lat. N.; 80,000 hab. (bienqu'ordinairement on ne lui en donne que 20,000).C'est la ville la plus importante de l'empire, et laplus belle de la Barbarie ; mais elle n'a pas debeaux monuments. On y fabrique des couverturesde laine, des armes blanches et à feu, du maroquin,de la poudre à canon, etc. Son commerce est actif.Elle a eu des écoles renommées parmi les Maho-métans; elle possède une bibliothèque considéra-ble pour le pays. Elle fut fondée en 807 parEdris II; prise en 1459 par Alphonse de Portugal .
fez (roy. de), au N. E. du Maroc proprement dit,au N. O. du roy. de Taület, a pour bornes au N. laMéditerranée, à l’O. l'Atlantique. Il a 520 kil. sur450. Ch.-l., Fez . Autres villes princip., Meksanah(Méquinez), Telouan, Tanger, Rabat . Ses montsprincipaux sont les monts Errifs qui réunissent legrand et le petit Atlas. Le climat est brû-lant dans les lieux bas, tempéré dans les mont.Le sol est très fertile. — Ce pays, après avoir forméla plus grande partie de la Mauritanie Tingitane , futannexé sous lesderniers empereurs au diocèsed’His-panie, devint ensuite et successivement la proie desVandales et des Arabes (678). Ceux-ci lui donnè-rent le nom d’Aessay (éloigné). Le royaume de Fezfit d’abord partie du grand califat de Damas; maisil s’en démembra de bonne heure, et devint lecentre de la puissance des Edrisites en 782. Il futensuite annexé par Abdérame 111 (931-960) aucalifat de Cordoue ; mais il lui échappa en 960 pourpasser sous les lois des califes fatimites. En 1070,les Almoravides s’emparèrent du royaume de Fez ,et en firent une dépendance de leur empire. LesAlmohades leur succédèrent en 1145, mais ils établi-rent leur résidence à Maroc. Sous les Mérinites (1248),Fez reprit sa prééminence, soumit les royaumesvoisins de Sous, de Maroc et de Tafilet ; mais en1536, il perdit toutes ces provinces ; depuis ce temps,il fut sans cesse en guerre avec l’empire de Maroc ;il fut subjugué en 1730 par les souverains de cettedernière ville, et finit par devenir partie intégrantene cet empire dont il n’est plus auj. qu’une province.
FEZENSAC (comté de). Voy. vic-fezensac .
FEZEIN’SAGÙET (vicomté de), apanage formé en1163 par Bernard IV, comte d’Armagnac , pourson 4' fils, Roger. Gérard V, fils de Roger, devinten 1256^ comte d’Armagnac par l’extinction deslignes aînées; mais en 1285, son fils cadet fondaune nouvelle branche de comtes de Fézensaguet .
FEZZAN, Phazania, prov. de l’état de Tripoli ,s étend de 23” 55’ à 30” 50’ lat. N., et de 10” 15’a 17“ 5’ long. E.: 576 kil. sur 310; 90,000 hab.Lh.-l., Mourzouk. Autres villes, Ghermah, Sebha ,Bangem, Tesaouah. Le Fezzan se compose de plu-sieurs oasis séparées par d’immenses plaines deuable. Le sol est très fertile dans les oasis; lesdattes y sont les meilleures connues. C’est le grandmarché intérieur de l’Afrique septentrionale, et lerendez-vous des caravanes du Caire, de Tripoli , delums, de Ghadamès. — Le Fezzan était primitive-
ment habité par les Garamantes , dont la ville ac-tuelle de Ghermah rappelle le nom. Au temps dePline, ce pays portait le nom de Phazanie , d’où estdérivé le nom moderne. Conquis par les Arabes , leFezzan devint, grâce à sa position au milieu dessables du désert, un état indépendant; cependant,cet état finit par payer tribut au bey de Tri-poli , tout en conservant ses chefs indigènes ; mai»en 1811 Mohammed-el-Mokuy, envoyé par le boyde Tripoli pour percevoir le tribut, s'empara deMourzouk pour son propre compte, massacra lafamille régnante, et se fit confirmer par le bey danssa nouvelle conquête en lui offrant un tribut triplede celui qu’il recevait précédemment.
FIACRE (saint), patron des jardiniers, né en Ir-lande vers 600, vint en France , établit dans laBrie, près de Meaux , à l’endroit où se trouve au-jourd’hui un village de son nom, un hospice pourles pèlerins, et mourut en 67 0. On dit que les voitu-res de louage appelées fiacres ont pris le nom desaintFiacre parce qu’elles avaient servi d’abord à trans-porter les voyageurs à l’hospice fondé par ce saint.On célèbre la Saint-Fiacre le 30 août.
FIBONACGI (Léonard), nommé aussi Léonard dePise , du nom de sa patrie, né à Pise au xn' siècle,voyagea parmi les Arabes d’Afrique, et en rapporta,dit-on, la connaissance des chiffres arabes, dontd’au-tres attribuent l’introduction à Gerbert . On a de luien manuscrit: Liber Abaci , écrit en 1202.
F1CAROLO, ville du roy. Lombard-Vénitien, à27 kil. S. O. de liovigo ; 3,000 hab. Port, pontvolant sur le Pô. Commerce de soie.
F1CHTE (J. Gottlieb), philosophe allemand, né en1762àlîamenau en Lusace , fils d’un marchand mer-cier, fut d’abord précepteur particulier à Kœnigsberg ,où il se lia avec Kant ; se fit connaître de bonneheure par la Critique des Révélations (1792), et parun écrit sur la Révolution française (1793), et de-vint en 1793 professeur de philosophie à léna où ilexcita un grand enthousiasme par son éloquence etpar la nouveauté de ses idées. Accusé d’athéismedans cette ville, il se démit de ses fonctions en 1799et se retira à Berlin . 11 fut nommé en 1805 profes-seur à Erlangen , et peu après professeur et en mêmetemps recteur à l’université de Berlin . Lors de l’in-vasion des Français en Prusse , il prononça des Dis-cours à la nation allemande, qui ranimèrent vive-ment l’esprit public, il mourut à Berlin en 1814,attaqué d’une épidémie que la guerre avait faitnaître. Fichte voulut compléter le système de Kant et donner une base inébranlable aux connaissanceshumaines; il imagina pour cela une théorie qu’ilappelle la doctrine de la science. Partant de la seuleidée du moi, il prétend en faire sortir la notion dumonde et celle de Dieu même. Ce système est connusous le nom d 'idéalisme transcendental. II le modi-fia lui-même considérablement dans la suite, ettomba dans une espèce de panthéisme. 11 reconnutenfin la vanité de la spéculation et la nécessité des’en rapporter aux convictions naturelles de la con-science. Fichte eut un grand nombre de disciples,entre autres Schelling , qui devint ensuite son ad-versaire. Ses principaux ouvrages sont : Idée de laDoctrine de la science, 1794; Principes fondamen-taux de la Doctrine de la science, 1794 ; Destinationde l’homme de lettres, 1794; Droit naturel, 1796;Système de morale, 1798; Destination de l’homme,1800 (traduit en français par Barchou de Penhoén,1832); Théorie de ta religion, 1806. 11 a en outreexposé ses opinions dans un Journal philosophique,publié à léna, 1797 et années suivantes. Une Viede Fichte a été publiée par son fils, aujourd'hui prof,à Bonn , 1830, 2 v. in-8. M. Grimblot traduit ses Œu-vres choisies, 1843,in-8.
F1CI1TELBEKG ou F1CHTELGEBIRGE (c.-â-dle mont aux sapins), montagne de Bavière (Haut-