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quable par sa beauté que par son esprit, avait étéélevée avec les filles du duc d'Orléans par Mad. deGenlis ; elle épousa en secondes noces M. Pitcairn ,consul américain à Hambourg , dont elle se séparabientôt; elle mourut presque dans l'abandon en 1831.
F1TZ-JAMES (maison de), noble famille, origi-naire d’Angleterre , mais française à partir du ma-réchal de Berwick, a pour tige lames ou JacquesStuart, duc d'York, roi d’Angleterre sous le nomde Jacques II, dont le fils naturel, Berwick , fut lepremier duc de Fitz-James. ( Voy. berwick ).
fitz-james (François de), 2' fils du maréchal deBerwick, embrassa l'état ecclésiastique, et devint en1727 abbé de Saint-Victor, puis évêque de Sois-sons (1739). Il mourut en 1764. On a de lui: In-struction pastorale contre le P. Berruyer. — Char-les, duc de Fitz-james, 3' fils du maréchal, et frèredu précédent, né en 1712, mort en 1787, devint pairet maréchal de France . 11 est l’aïeul d'Edouard,pair, puis député (après 1830), m. en 1838.
FITZ-JAMES, village du dép. de l’Oise , à 2 kil.N. E. de Clermont ; 400 hab. Ce village, nomméd’abord Warli , était le cli.-l. d'une seigneurie quifut érigée en duché-pairie en 1710, en faveur deFitz-James, duc de Berwick, fils naturel de Jac-ques II ; il porta depuis le nom de ce prince.
F1UME, Sl-Veil-am-Flaum en allemand , Reka encroate, ville maritime des Etats autrichiens, sur legolfe de Quarnerolo , à l’embouchure de la Fiumara,ch.-l. du district littoral hongrois , à 65 kil. S. E.de Trieste , par 45° 19' lat. N., 12° 6’long. E.;7,600 hab. ou 9,000 suivant d'autres. Port franc.Siège de l'évêché de Modrufs. Lazaret, bibliothèque,gymnase, etc. Toiles, drap, potasse, tabac; rosoglio,raffinerie de sucre; etc. Commerce très actif avecles états d'Hulie, la France, l'Algérie et Tunis .
fiome-freddo, ville du roy. de Naples (CalabreCitérieure), à 17 kil. S. 0. de Cosenza ; 3,700 hab.
FIUMESINO, l’ancien Rubicon , riv. de l’Étatecclésiastique, naît à 3 kil. N. K. de Sogliano, ettombe dans l’Adriatique à 13 kil. S. E. de Cervia ,après un cours de 20 kil.
F'IUMICINO, port de l'État ecclésiastique, à 25 kil.S. O. de Borne, à l'embouchure du bras septent.du Tibre , approvisionne Borne de poisson.
FLACCUS (q. horatius). Voy. horatius.
FLACCUS (C. VALÉRIUS). Voy. VALÉRIUS.
FLACCUS (VERRIUS). Voy. VERRIUS.
FLACIUS (Mathias), théologien protestant, né en1520, à Albone en Illyric, mort en 1575, était élèvede Luther et de Mélanchliion. 11 fut d’abord profes-seur de langue hébraïque à Wittemberg (1544), puisprofesseur de théologie à léna (1557). Il eut en 1560de longues discussions avec Strigelius sur le péchéoriginel, et fut pour cette raison forcé de quitterl'université (1562). 11 professa depuis dans différen-tes villes d'Allemagne et de Hollande. Flacius estsurtout célèbre comme auteur d’une histoire ecclé-siastique, écrite en latin et connue sous le nom deCenturies de Maydebourg , parce que Flacius la com-mença dans la ville de ce nom. Elle a été impriméeà Bâle , 13 vol. in-fol., 1559-74. On en a publié unextrait en 9 vol. in-4, Tubingue , 1592-1604. Cetextrait a été traduit en allemand tout entier, etpartiellement en français et en suédois .
FLAGELLANTS, pénitents qui allaient en pro-cession par les villes, nus jusqu’à la ceinture etarmés d'un fouet dont ils se flagellaient publique-ment pour expier leurs péchés. Les premiers Fla-gellants apparurent au xi' siècle. En 1268 ils for-mèrent une véritable secte, et Beinier, dominicainde Pérouse , fut déclaré leur chef. La peste qui dé-sola l’Allemagne en 1348 redoubla leur ferveur, etils se multiplièrent, malgré les censures et les ana-thèmes du clergé. En 1574, le roi de France ,Henri III , s’enrôla dans cet ordre avec toute sa cour.
Il n’y a pas un siècle qu’on trouvait encore de cesfanatiques en Italie et dans le Midi de la France .J. Boileau a écrit VHistoire des Flagellants , Paris 1701. — On les nommait aussi Blancs-Battus. ’
FLAHACT, famille noble de Picardie, possédai!dès la fin du xvi' siècle la seigneurie de la Billar-derie en Boulonnais , et reçut le titre de comte àla fin du dernier siècle. Elle a fourni à la France plusieurs officiers distingués. ■— C’est à cette fa-mille qu’appartient le comte de Flahaut, ancienaide-de-camp de Napoléon , auj. pair de France.
flahaut (madame de), comtesse de Souza. Voy.SOUZA.
FLAMAND (François), sculpteur. Voy. düquesnqy(F rançois).
FLAMBOBOUGH, ville d’Angleterre (York ), à26 kil. S. E. de Scarborough ; 1,400 hab. Pêche.A 4 kil. E. se trouve le cap Flamborough, sur lequelon a élevé en 1806 un phare de 83 mètres de haut.
FLAMEL (Nicolas), écrivain-juré de l’universitéde Paris au xiv' siècle, mort en 1413, a été lesujetdes fables les plus absurdes. Il avait acquis par desmoyens qui n’étaient pas connus une fortune con-sidérable; on prétendit qu’il avait trouvé le secretdéfaire de l’or. On l’a fait aussi auteur de quelquesouvrages d’alcliimie. Quoi qu’il en soit, on lui attri-bue la fondation de quatre hôpitaux, entre autrescelui des Quinze-Vingts , des églises St-Jacques-la-Boucherie et des Innocents.
FLAMINE DIALE , grand poniife de Jupiter àBorne, avait la chaise curule, la robe de pourpre, etse faisait précéder d’un licteur. H était, soumis àune foule de pratiques bizarres et ridicules ; ainsiil lui était défendu de toucher des fèves, ou de la fa-rine levée; il ne pouvait porter sur lui aucun nœud,ni coucher trois jours de suite dans le même endroit,etc. Si sa femme venait à mourir, il perdait sa di-gnité de ftamine.
FLAM1NES, prêtres romains institués par Romu-lus ou par Numa, ainsi nommés du flammeum,espèce de voile couleur de feu qu’ils portaient surla tête, et dont ils enveloppaient leurs cheveux. Ilsse divisent en deux classes, les Flamines majeurset les Flamines mineurs. Parmi les premiers, ondistinguait le Flamine diale ou de Jupiter (Voy.ci-dessus), celui de Mars et celui de Quirinus .
FLAM1NIE, Flaminia, une des sept provinces dudiocèse d’Italie, allait de Modène à l’Adriatique , etavait pour bornes à l’O. l’Emilie, au N. la Vénétie ,au S. la Yalérie. Ch.-l., Bavenne. Elle correspon-dait à la partie orientale de la légation de Bologne ,aux légations de Ferrare et de Bavenne, et à unepartie de celle de Forli . Elle devait son nom à lavoie Flaminienne qui la traversait.
FLAMINIENNE (voie), Flaminia via, une desgrandes voies romaines, conduisait de Borne à Art-minum par la Sabine, TOmbrie, le pays des Senones ,et avait 360 milles de long. Elle fut commencéepar le consul Flaminius , l’an 222 av. J .-C. On la pro-longea depuis jusqu’à Aquilée .
FLAMIN1NUS (T. quintius ), général romain,consul Tan 197 av. J.-C., fut envoyé contre Philippe,roi de Macédoine, et contre la Ligue Achéenne.battit Philippe sur l’Aoils, détacha de son partiAchéens avec lesquels il fit alliance, le ^ént oom-plétement lui-même à Cynoscéphales, et peu approclama libres toutes les villes grecques, mes ■qui charma les Grecs, mais qui préparait leur a® 'vissement. Il réduisit ensuite Nabis sansl anéan iet souleva les Etoliens . De retour à Borne, ilY°"“les honneurs du triomphe: la cérémonie dura ijours. Dix ans après, il fut envoyé à la .Prusias où Annibal avait trouvé un asile, et ace prince à livrer son hôte aux Bomains, ce qunibal ne put éviter qu’en s’empoisonnant. Fluia qa écrit sa vie. Fiorus l’appelle Flaminius .