FRIS — 6G3 — FRIS
dionale de l’empire d’Autriche, sur l'Adriatique ,6e divisait en deux parties : le Frioul autrichien , àl’E., ch.-l. Trieste; et le Frioul vénitien , à FO.,ch.-l.Udine.—LeFrioul formait jadis unduché (créépar les Lombards ) ; il fut érigé en marche au com-mencement du ix« siècle en faveur d’Eberhard,père de Bérenger, empereur, et roi d'Italie , pouropposer une digue aux incursions des Slaves. Aux' siècle, cette marche devint la propriété des pa-triarches d’Aquilée. Ceux-ci le cédèrent à Venise en 1420; mais au xvi' siècle, l’Autriche en conquitune partie: on commença dès lors à distinguer leKrioul autrichien et le Frioul vénitien ; ce dernierfut cédé à l'Autriche par le traité de Campo-For-mio, 1797; mais en 1806 tout le Frioul fut réuniau royaume d'Italie . En 1814, ce pays fut rendu àl'Autriche ; mais le nom de Frioul ne reparut plus;le Frioul vénitien forma la délégation d'Udine , dansle roy. Lombard-Vénitien ; et le Frioul autrichien,compris dans le roy. d'illyrie , forma le cercle deTrieste et celui de Goritz .
FRIOUL Mue de). Voy. duroc.
FK1SCH (Jean-Léonard), savant allemand , né àSulzbach en 1666, était ministre protestant; il passala première moitié de sa vie à voyager en Allema-gne, en France, en Suisse, en Italie, en Hollande ,en Turquie, etc.;se fixa vers 1700 à Berlin , y en-seigna la langue russe à Leibnitz ; fut reçu membrede l'Académie de Berlin en 1706, y fut chargé en1731 de diriger la classe historico-philologico-ger-manique, et mourut à Berlin en 1743. Frisch a laissé
un grand nombre d'ouvrages ; Dictionnaire allemand -latin, Berlin , 1741, in-4 ; Nouveau Dictionnaire despassagers, français-allemand et allemand-français ,Leipsick, 1712, in-8; Programma de origine charac-teris slavonici, vitlgo dicti cirulici , Berlin ; Descrip-tion des insectes de l’ Allemagne, Berlin , 1730-1738;Description des oiseaux de l’Allemagne , 1735-1765,in-fol. — Son fils, Josse-Léopold Frisch, ministreprotestant à Grünberg, a laissé de bons ouvragessur l’histoire naturelle.
FRISCHE-HAFF et FRISCHE-NEHRUNG , dansles États prussiens (Prusse), sur le bord de la merBaltique . Le Frische-Ilaff est une lagune longue etétroite (95 kil. sur 20), unie à la mer par un gouletet recevant la Pregel, la Passarge et un bras de laVistule. —Le Frische-Nchrung est la langue de terrecomprise entre le Haff et la mer; 88 kil. sur 10.
FR1SCHL1N (Nicodème ), Frischlinus , philologueallemand, né en 1547 dans le duché de Wurtem-berg , fut à 20 ans professeur de belles-lettres àTubingen ; reçut de l’empereur Rodolphe la cou-ronne poétique avec le titre de chevalier, et fut faitcomte palatin quelques années plus tard pour avoircomposé trois panégyriques des empereurs de lamaison d’Autriche . Iles envieux le firent chasserdeux fois de Tubingen ; il se retira 5 Mayence, d’oùil écrivit au duc de Wurtemberg, un de ses anciensprotecteurs, une lettre pressante pour obtenir des se-cours; n’ayant rien obtenu, il s’emporta au pointd insulter le prince. 11 fut aussitôt arrêté, conduitau château de Wurtemberg , puis enfermé dans laforteresse d’Aurach ; il ténia de s'échapper par lafenêtre de sa prison , mais il tomba sur des rochers,et y périt, en 1590. On a de lui entre autres ouvra-ges : Comœdiœ Y et tragœdiœ II, Strasbourg , 1585,m-8, etl604,in-8 ; De astronomicœ artis cum doctrinacœlesti et nalurali philosophia congruenlia, libri V,Francfort , 1586, i tt-8; Facetiœselectiores, IG03,in-i2;Oraiiones insigniores aliguot, 1605 et 1618, in-8.
FRISE. On désigne actuellement sous ce nom ;
1° La frise proprement dite, Friesland , ou Vries-land en hollandais, une des prov. du roy. do Hol-lande , bornée à l’E. par celles de Grœninguc et debrenthe, au N. et au N. O. par la mer du Nord , au*■ par la province d’Over-Yssel, au S. O. par le Zut-
derzée: 65 kil. sur 60; 200,500 hab. Ch.-l., Leeu-warden; trois arrondissements: Leeuwarden , Heeren-veen, Sneek . Soi plat, bas (souvent plus bas que lamer); beaucoup de lacs et de petits canaux; bruyè-res, pâturages. Lin, chanvre, froment, navette.Toiles, les plus belles de l’Europe , genièvre, bière,etc. — La Frise fut longtemps disputée par les com-tes de Hollande et les ducs de Saxe jusqu'en 1498,époque où l'empereur Maximilien nomma Albert,duc de Saxe, gouverneur perpétuel de ia Frise . LesFrisons se révoltèrent sous son successeur et sedonnèrent à Charles, duc de Gueldre . Celui-ci cédala Frise en 1515 à Charles-Quint ; mais en 1579 laFrise entra dans l’union d'Utrecht, et depuis ellesuivit le sort des Provinces-Unies .
2° La frise orientale ou ostfrise , dite aussigouvernement d'Aurich, province du royaume deHanovre, entre la Hollande à l'O., le grand-duchéd'Oldenbourg à l’E., la mer du Nord au N., et legouvernement d'Osnabrück au S. ; 80 kil. sur 65;130,000 hab. Ch.-l., Aurich . Pays plat; sol maréca-geux et argileux, fertile au S.; grains, légumes,colza et lin. On y élève beaucoup de chevaux et debêles à cornes. La pêche y est très active. — LaFrise orientale fut gouvernée par des comtes parti-culiers jusqu’en 1744. A cette époque elle passa sousla domination de la Prusse . Napoléon la réunit auroyaume de Hollande, et ensuite à la France , dontelle forma alors le dép. de l’Ems-Oriental . En 1814elle fut rendue à la Prusse qui la céda au Hanovre .
Le nom de Frise a souvent changé de significa-tion. Primitivement ce nom désignait tout le payssitué le long de la mer depuis la Meuse jusqu'auWeser, pays divisé en Westfriesen (Frise occidentale ),s'étendant de l'embouchure de la Meuse au Vliet ; etOstfriesen (Frise orientale), du Vliet au Weser . Dansla suite le nom de F’rise fut restreint à l’espace com-pris entre le ruisseau de Kinhem près d’Alkmaar à l’O.et le Weser à l’E. Plus tard, la Frise fut encore di-minuée : 1° de la Hollande septentrionale , qui futjointe au comté de Holl. (mérid.) ; 2° du pays deGrœningue depuis le Lauvver jusqu'à i’Ems ; la Frise se trouva alors divisée en 2 parties non contiguës,nommées Frise orientale ou Ostfrise, à l’E. del’Ems ; et F’rise occidentale ou F’rise propre, à l’O.du Lauwer. — La Frise ne fut entamée que faible-ment par les Romains, qui toutefois y firent passerleur Valium Romanum; elle fut la demeure princi-pale des Francs Saliens , c’est-à-dire de la Sala(l’Ysseiactuel), et se trouva indépendante sous les premiersMérovingiens ; mais vers la fin du vi e siècle elle futsoumise par l’Austrasie , et, bien que souvent en ré-volte, devint une annexe de cette monarchie ; ellefut ensuite comprise dans l'empire de Charlemagne,puis dans le royaume de Germanie; fut assignée pourdemeure au pirate northman Gotlfried en 882, et de-vint ainsi une première Normandie (antérieure de 30ans à la seconde); forma, à la chute des Carlovin-giens germains, en 911, un des 6 grands-duchés del'Empire, mais ne prit que peu de part aux affairesgénérales et fut insensiblement divisée en comtés,seigneuries et petites républiques. ( Voy. hollande,ZÉLANDE , UTRECHT, GRŒNINGUE, FRISONS, et ci-deSSUSFRISE PROPRE Ct FRISE ORIENTALE .)
FUISIUS (gemma, dit). Voy. gemma.
FRISONS, Frisii , peuplade germanique fort an-cienne, habitait entre le Rhin, la mer du Nord etl’Ems ; ils avaient au S. O. les Ilataves, au S. lesBructères et les Marses qui plus tard furent rempla-cés par les Angrivariens et les Chamaves ; à l’E. lesGlauques. On pense que les Frisons avaient habitéprimitivement File des Balavos et qu’ils en furentchassés au temps de César. Drusus et Gcrmanicus lessoumirent et conclurent même une alliance aveceux ; mais bientôt ces peuples se révoltèrent et sousle règne de Néron ils défirent quelques légions ro-