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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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FROI — 664 — FRON

mairies. Au iv e siècle on les voit compris dans laconfédération des Saxons. Au vi e siècle les conquê-tes des Austrasiens les refoulèrent au nord.

EKIT1I or FOUTU,—OF CLYDE, etc. Y. FORTH, CI.ÏDE.

FRITZ, abréviation usitée chez les Allemandspour Frédéric. Voy. Frédéric.

FR1ZLAR, ville de la Hesse électorale, à 24 kil.S. 0. de Cassel ; 2,300 hab. Fabrique de tabac.

FROBEN, Frobenius (Jean), célèbre imprimeur,né dans la dernière moitié du xv e siècle à Hermel-bourg en Franconie, vint en 1491 s'établir à Bâle et mourut dans cette ville en 1527. Il fut particu-lièrement lié avec Erasme . On lui doit l'impressiondes œuvres de saint Jérôme, saint Cyprien, Tertul-lien, saint Hilaire, saint Ambroise. Il avaitcommencéà publierles Pères grecs,-ses deux fils, Jérôme et Jean,continuèrent cette entreprise, et publièrent saintChrysostôme et saint Basile, etc. On lui doit aussisaint Augustin, les Œuvres d'Erasme, etc.—George-Louis Froben, de la même famille, né en 1566,mort en 1645, a donné Penu Tullianum sive Indi-ces copiosissimi in Ciceronem, Hambourg , 1618.

FROBISHER (sir Martin], célèbre navigateur an-glais du xvi e siècle , né à Doncaster dans le comtéd'York , entreprit trois voyages pour trouver au N. 0.de l'Europe un passage qui conduisît en Chine (1576-78), et forma dans ce but une compagnie qui luifournit des vaisseaux et de l'argent ; mais il n’obtintaucun succès. 11 fit plus tard partie des troupes envoyéespar Elisabetli au secours de Henri IV , et périt en atta-quant le fort de Croyzan près de Brest , qui étaitoccupé par les Ligueurs. La relation de son voyagese trouve dans le recueil d'Hackluyt (tome III), eta été traduite en français dans le recueil des Voyagesau Nord .

FR0DOART, chroniqueur. Voy. flodoart.

FROÜSHAM, ville d’Angleterre(Chester ), à 14kil.N. E. de Chester ; 5,500 hab. Marché; grande cul-ture de pommes de terre.

FROELICII (Erasme), jésuite allemand et savantnumismate, né l'an 1700 à Grætz en Styrie , mort àVienne en 1758, était bibliothécaire du collègeThérésien, professeur d'histoire et d’archéologie àVienne. lia publié de 1733 à 1757 plusieurs ou-vrages importants sur les médailles et monnaies desrois et des villes grecques, romaines et asiatiques,entre autres : Vtililas rei nurnmariæ veteris, Vienne,1733, in-8 ; Annales cornpendiarii regum et rerumSyriæ, nummis veleribus illustrali, deducti ab obiluAlexandri Magni ad Cn. Pompeii in Syriam adven-,lum. Vienne, 1744, in-fol. ; Regum veterum nu-mismata anecdola , aut perrara, notis illustrata,1752, ibid., in-4.

FROILA I, régna de 757 à 768 sur Oviédo , lesAsturies et Léon, et défendit vaillamment ses étalscontre les Maures. Il fut assassiné en 768 par sonfrère Aurèle, qui vengea ainsi le meurtre d'un au-tre frère que Froïla avait fait périr par jalousie.— Froïla 11, roi de Léon, succéda en 923 à son frèreOrdogno, dont il avait tous les vices, mais non lesgrandes qualités. Ses cruautés ayant poussé ses su-jets à bout, ils le chassèrent du trône au bout depeu de mois. Froïla mourut de la lèpre en 924.

FROISSART (Jean), chroniqueur et poète fran-çais, né à Valenciennes en 1333, mort vers 1410,embrassa l'état ecclésiastique, mais sans en remplirles fonctions, et passa sa vie dans les plaisirs, à lacour des princes et des grands, recueillant de leurbouche des récits qu'il s’empressait de consignerdans ses écrits, ou charmant leurs loisirs par la lec-ture de ses chroniques et de ses poésies. 11 menaune vie fort errante, parcourut la France, la Flan-dre, l'Angleterre, l’Écosse , et s’attacha successive-ment à la reine d’Angleterre, Philippe de Hainaut ,femme d'Édouard 111; au prince Noir, au duc deBrabant Venceslas. et au comte de Foix, Gaston

Phoebus. Le grand ouvrage de Froissart , sa Chro-nique de France, d’Angleterre, d'Écosse et d’Espagne. (de 1326 à 1400), a été imprimé pour la premièrefois à Paris vers 1498 en 4 vol. in-fol. M. Dacier enpréparait une édition qu'il n'a pas achevée. L'édi-tion la plus récente et la meilleure est celle deM. Buchon , dans la Collection des Chroniques,15 vol. in-8, 1824 et années suivantes. Cette ehrœnique n'est qu’une suite de récits où il ne règnepas grand ordre, et qui offre beaucoup d’incorrec-tions et de négligences ; mais on y trouve une grâceet une naïveté qui charment. Froissart avait aussicomposé un grand nombre de poésies qui ne con-tiennent pas moins de 30,000 vers. M. Buchon ena publié un choix, 1829, 1 vol. in-8.

FR01SSY, ch.-l. de cant. (Oise ), à 26 kil. N. 0.de Clermont ; 800 hab.

FROME ou FROME-SELVVOOI), ville d’Angle-terre (Somerset), à 31 kil. S. E. de Bristol , sur laFrome et dans l’ancienne forêt de Selwood ; 12,000hab. Draps, casimirs. Assez belle église.

FROMÔND ou FROMONT (Libert), Fromundus,docteur en théologie, né l'an 1587 à Hackoër-sur-Meuse, enseigna d’abord la philosophie à l'univer-sité de Louvain, puis remplaça son ami Jansénius dans la place de professeur d’Ecriture sainte à cettemême université. Il est un de ceux à qui le fameuxévêque d'Ypres Jansénius légua le soin de faireimprimer son Augustinus . Fromont mourut àLouvain en 1653, laissant un grand nombre d'ou-vrages; les plus remarquables sont : Brevis una-tomia hominis, Louvain , 1641, in-4 ; In AclusApos-tolorum commenlarii, Paris , 1670; Clirysippus, sivede libero arbilrio, 1644; Homologia Auguslini Hip-ponensis et Auguslini Yprensis (id est Jansenii), etc.Il a écrit aussi de savants commentaires sur Sénèque .

FROMOND (Jean-Claude), religieux camaldule, néà Crémone en 1703, enseigna la philosophie à l'u-niversité de Pise , et mourut en 1765. Il étudia lesmathématiques pures, la physique, la chimie, l'his-toire naturelle, et fit faire quelques progrès à toutesles parties de la science. Il découvrit que la con-traction du cœur est le résultat d’une force physi-que, opinion qui fut contestée alors, mais dontHaller a prouvé depuis la vérité. II était correspon-dant de l’Académie des Sciences de Paris et mem-bre de presque toutes celles d'Italie . Les plus re-marquables de ses ouvrages sont ; Nova et genera-lis introduclio ad philosophiam, Venise , 1748, in-8 :Délia fluidilà de’ corpi, Livourne , 1754; Examen inprœcipua mechanicœ principia, Pise , 1759.

FRONDE (guerre de la). On nomme ainsi uneguerre civile qui eut lieu en France pendant la mi-norité de Louis XIV (1648-1653) entre le parti dela cour (c.-à-d. la régente Anne d'Autriche et Ma-zarin, son principal ministre) et le parti de la no-blesse et du parlement. Déjà depuis longtemps la fa-veur insigne dont Mazarin était l'objet, le désordredes finances, la création de plusieurs impôts vexa-toires avaient irrité soit les grands, soit le peuple, etavaient excité plusieurs collisions avec la cour;mais ce n’est qu'en 1648 que la guerre éclata ou-vertement. Le parlement venait de rendre un arre.

célèbre, Y arrêt d'union, par lequel il s’engageait a se

réunir au grand-conseil, à la cour des comptes® 1 ®la cour des aides, pour délibérer sur lesaffairesd êta ,et se constituait ainsi en corps politique. Mazarin tai

déclarer cet arrêt attentatoire aux droits de la royau ,

et sur la résistance du parlement, il ordonne 1 arre * "tion de deux des membres les plus factieux de cecoip ,le président de Blancménil et le conseiller Brouss-Le peuple de Paris se soulève, dresse des barncdans les rues, et force la régente à relâcher les prj

niers. Celle-ci se relire alors à St-Germain, ependant plusieurs mois assiéger Paris par le P J ,de Coudé , qui s’était déclaré pour elle. A la le >-