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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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FRON — 665 — FRUM

parti opposé, qui reçut le nom de la Fronde, étaientle coadjuteur de Paris, Paul de Gondi (depuis car-dinal de Retz), le prince de Conti, frère de Condé ,le maréchal de Turenne, égaré un moment, les duesde Beaufort, de LaRochefoucauld.Un premieraccom-modement, conclu àRueil le 11 mars 1649, suspenditles hostilités; mais elles recommencèrent bientôt.Cettefois Condé, mécontent de la cour, s'était joint auxFrondeurs ; il fut arrêté par surprise avec Conti et Lon-gueville (18 janvier 1650), et fut enfermé à Vincennes .Gaston d’Orléans , frère du dernier roi, se mit alors àla tête des mécontents ; l’insurrection gagna lesprovinces et devint bientôt si redoutable que lareine se vit obligée de céder : elle rendit la libertéaui princes et sacrifia Mazarin, qui se retira à Co-logne (1651). Mais la discorde s'étant mise entre leschefs de l'insurrection, Condé et Gondi, Anne d'Au-triche profita de ce moment pour rétablir son au-torité et rappeler Mazarin (1651). Condé, proscritpar le parlement, quitte Paris et va soulever laGuienne et le Poitou ; Turenne , au contraire, ren-tre dans le devoir et offre ses services à la courdont il devient le ferme appui. Le 26 juin 1652, lesdeux rivaux se livrent, aux portes mêmes de Pa-ris , dans le faubourg St-Antoine, un combat san-glant, qui ne décide rien. Condé se réfugie chez lesEspagnols; cependant Mazarin se retire à Liège et la reine se rapproche du coadjuteur. Celui-cis’engage à ménager une réconciliation. En effet, larégente put, peu de jours après (21 ocfobre 1652),rentrer sans obstacle dans Paris avec le jeune roiLouisXIV, qui venait d'atteindre sa majorité. Apeinemaîtresse du pouvoir, elle fait arrêter le coadjuteuretrappelleMazarin; celui-ci, redevenu tout-puissant,fait condamner à mort par le parlement le princedeCondé (qui ne rentra en grâce qu'en 1659), exile Gas-ton d’Orléans à Blois , s'assure des autres chefs de lafaction et met ainsi fin à la guerre civile (1653). LaFronde eut cela de singulier que plusieurs femmes yjouèrent le rôle le plus important, notamment ma-demoiselle de Montpensier, fille de Gaston et niècede Louis XIII ; la duchesse de Montbazon, maîtressedu duc de Beaufort, et la duchesse de Longuevillequi égara Turenne ; en outre tout s’y faisait avecune frivolité et une gaielé sans exemples, et quirendirent cette guerre plus ridicule que sérieuse.

L Histoire de la Fronde a été écrite par M. le comteî t à nle " Au ' aire ’ P aris > 1841,2 vol. in-8.—Mont-|ç.lat dorme du nom de Fronde une explication cu-rieuse. a II y avait, dit-il, dans les fossés de Paris ,une troupe de jeunes gens qui se battaient à coups,de pierre avec des frondes. Le parlement rendit unrret pour défendre cet exercice ; et un jour qu’on;pinait, un président parlant selon le désir de la;our, son fils, qui était conseiller, dit ; « Quand ce« ri™ mo 2, tou . r ’ je fronderai bien l’opinion de monpere. » Depuis, on nomma ceux qui étaient contrila cour frondeurs. »

4 FFONSAC, Franciacum, ch.-l. de cant. (Gironde ),a 2 kil. N. 0. de Libourne ; 500 hab.—C’était au-tietois le titre d’un duché considérable créé par«enn IV pour le comte de St-Paul, de la maisond flrleans-Longueville, et qui passa ensuite danselle de Richelieu. L’aîné des Richelieu portait le^ uc Fronsac du vivant de son père,mi ™ I E1RA ’ ‘ville de Portugal (Alentéjo ), à 49" a ,9’ 'FElvas; 2,500 hab. Schomberg, com-J battit les Espagnols , 1663.FRON1IGNAN, ch.-l. de cant. (Hérault ), à 20v n'o üe Mon ‘pelüer; 1,800 hab. Hôtel-de-Vi„c remar< Tuable. Aux environs, eaux minérales.

' 'S? nmscats renommés.

U» . N ™, ^extus Julius Frontinus . écrivain la-fnt’nrZi Vei ' 3 j 1 a ? *9 de mort vers l’an 106,

marni- ? Ur , a v ’l' e ’ trois fois consul, et com-tes armées romaines en qualité de procon-

sul dans l’expédition d’Agricola en Bretagne (78). Ilreste de lui deux ouvrages principaux : Stratagèmesde guerre, imprimés dans les Meleret de re militariscriptores, Wesel , 1670, in-8, et plusieurs fois séparé-ment, Leyde , 1731, in-8, Leipsick, 1772, in-8, avecnotes, traduits en français, Paris , 1772, in-8; Deaquœduclibus urbis Romœ , Padoue , 1722, in-4, Altona, 1792, in-8, avec les notes de J. Poleni. M. Ron-delet a publié une traduction de cet ouvrage sousce titre : Commentaire de Fronlin sur les Aqueducsde Rome , traduit avec le texte en regard, et précédéd’une Notice sur Fronlin, 1820, 1 vol. in-4 et atlas.Tous ses ouvrages sont réunis dans l’édition deBologne , 1694, in-fol.

FRONTON, ch.-l. de cant. (H.-Garonne), à 26kil. N. de Toulouse ; 2,200 hab.

FRONTON, M. Cornélius Fronlo, orateur latin duil' siècle,est égalé par Aulu-Gelle â Cicéron . Il eut pourélèveMarc-Aurèle qui lui conserva toujours une vivereconnaissance et le nomma consul (161 de J.-C.).On lui attribue un traité De vocabulorum differenliis,Vienne, 1509, Milan , 1815. M. AngeloMai a retrouvédans les palimpsestes des fragments de Fronton, eta publié à Rome en 1823 une correspondance decet écrivain avec Marc-Aurèle . Ces lettres ont ététraduites en français et publiées avec le texte enregard sous le titre de Lettres inédites de Marc-Aurèle et de Fronton , par A. Cassan, 1830, 2 vol.in-8. Elles n’ont point justifié le jugement portésur cet auteur par les anciens. — 11 ne faut pasle confondre avec un autre Fronton, d’Emèse , oncledu célèbre Longin .

FROS1NONE, Frusino, ville de l’Etat ecclésiasti-que, ch.-l. de délégation, sur la Cosa, à 76 kil.S. E. de Rome ; 6,000 hab. Bon vin.— La déléga-tion de Frosinone est située sur la Méditerranée, àl’O. et au N. 0. du roy. de Naples; 164,000 hab.C’est là que se trouvent les fameux Marais Pontins .

FROSOLONE, ville du roy. de Naples (Sannio ),à 18 kil. E. d’Isernia; 3,900 hab. Coutellerie.

FROSSAY , village du dép. de la Loire-Infér., à2 kil. S. E. de Paimbœuf ; 2,700 hab.

FRUCTIDOR (dix-huit). On nomme ainsi un fa-meux coup d'état exécuté le 18 fructidor an v (4 sep-tembre 1797), parla majorité du Directoire , composéede Barras, Laréveillère-Lepaux et Rewbell , contre lesdeux autres directeurs, Barthélemy et Carnot, et con-tre ceux des membres du Conseil des Cinq-Cents etdu Conseil des Anciens qu’on accusait d'être favorablesà la royauté. Les résultats de cette révolution furentla condamnation à la déportation des deux directeurs,de onze membres du Conseil des Anciens , et de qua-rante-deux membres du Conseil des Cinq-Cents .

FRUGES, ch.-l. de canton (Pas-de-Calais ), à26 kil. N. E. de Montreuil ; 3,200 hab. Draps com-muns, bas.

FRUGONI (Charles-Innocent), poète italien , né àGênes en 1692, mort à Parme en 1768, était entrédans la congrégation des Frères Somasques ; mais,dégoûté d’un état pour lequel il n’avait nulle vo-cation, il obtint en 1733 du pape Clément XII lapermission de se séculariser. Après avoir professé larhétorique avec succès à Brescia, à Rome, à Gênes ,à Bologne, il fut, par le crédit du cardinal Benti-voglio, admis à la cour du duc de Parme, FrançoisFarnèse . Il suivit la fortune de ce duché, sujet de tantde querelles et de combats au xvni' siècle, et ter-mina heureusement sa vie à la cour de l’infant donPhilippe. Il a composé des sonnets, des odes oucanzoni, des épîtres, des satires, et un grand nom-bre de pièces de circonstance pour naissances, ma-riages, victoires, etc.; ses Poésies forment 9 vol. in-8,Parme, 1779; on en a fait un choix en 4 vol., Bres-cia , 1782.

FRUMENCE (saint), Frumentius, apôtre de l’E-thiopie au iv' siècle, né à Tyr, fut élevé par Méru -