FULB — 667 — FULT
du portrait et du paysage ; mais il est surtout connucomme écrivain. On lui doit VHistoire des meilleurspeintres de la Suisse, Zurich , 5 vol.in-4, 1755-1780 ;et un Catalogue des meilleures gravures, 1771. 11était lié avec Mengs et Winckelmann : il publia dupremier le Traité sur le beau et le goût en peinture,1762, et du second les Lettres de Winckelmann,1778.—11 eut plusieurs enfants qui tous cultivèrentla peinture avec succès; le plus connu est Jean-Henri (qui suit).
fuessli (Jcan-llenri), 2* fils de Jean-Gaspard,né à Zurich en 1738, mort à Londres en 1825. 11étudia la théorie de l’art sous Sulzer à Berlin , selia étroitement à Zurich avec Lavaler, visita Rome où il s'enthousiasma pour Michel-Ange , puis allaen 1776 se Hier en Angleterre , où il fut quelquetemps précepteur dans une famille. Consacrant sesloisirs à la peinture, il prit bientôt rang parmi lesplus grands artistes de l'époque; il succéda à Westdans la chaire de professeur à l’Académie de Pein-ture , et devint directeur de cet établissement. Ad-mirateur de Shakespeare, de Milton, de Klopstock ,il porta dans la peinture le genre romantique, etexcella dans la reproduction des sentiments les plusintimes, dans les scènes effrayantes, et dans l'art dedonner un corps aux idées métaphysiques ; mais onlui reproche des bizarreries qui l’empêchèrent long-temps d'être apprécié. Fuessli a prodigieusementproduit; la plus grande partie de ses tableaux a étéfaite pour la Galerie de Shakespeare et pour la Ga-lerie de Milton , collections célèbres qui reprodui-saient sur la toile les nombreux sujets qu’offrentles œuvres de ces deux grands poètes.
fuessli (Jean-Rodolphe), frère de Jean-Gaspard et oncle du précédent, fut également habile commepeintre, comme dessinateur et comme graveur. Onlui doit un grand Dictionnaire des artistes , publiéà Zurich de 1763 à 1777, et qui depuis a été con-sidérablement augmenté.
FUGGER (famille des), riche et illustre famillede Souabe, issue d'un tisserand des environs d'Augs-burg , qui vivait vers 1300. Cette famille acquitd abord dans le commerce des toiles, puis dans lehaut négoce, une immense fortune. Arrivée à sonapogée à la fin du xv* siècle, elle rendit de grandsservices aux empereurs d'Allemagne , notamment àMaximilien et à Charles-Quint , en leur faisant desavances considérables ; elle en obtint des titres denoblesse et s'allia aux familles les plus anciennes de1 Allemagne . Promus aux plus hautes dignités deempire, les Fugger ne dédaignèrent pas pour cela lecommerce. Ils employèrent leurs richesses tou-jours croissantes à doter Augsbourg , leur patrie, demonuments magnifiques et d'établissements phi-lanthropiques. Les plus connus sont les trois frèresOlric, Jacques et Georges Fugger; puis Raimond etAntoine, tous deux fils de Georges.—Ulric reçut ennantissement de l'empereur Maximilien, pour les'ances qu'il lui avait faites, le comté de Kirchbergla seigneurie de Weissenhorn , qui restèrent depuisa propriété de sa famille ; il encouragea les sa-ants et soutint les efforts de Henri Etienne Iors-qu il publiait son Trésor de la langue grecque. —An-,. ,ne Raimond firent en grande partie les frais deexpédition de Charles-Quint contre Alger , et ob-mrent de lui le droit de battre monnaie. Antoinengger, recevant un jour l'empereur, brûla devantprince, pour le fêter dignement, tous les titresÇ créance qu'il avait contre lui. — Il existe encore1® leur8 branches de cette famille en Allemagne ,1 , mc . r ‘t celle de Kirchberg qui possède aujourd'hui
ci lioi na l n0s au ‘ ire f°i s engagés par Maximilien ; et. .. Ues nabenhausen, qui a été élevée au rang de** KiiM>|, c t ! l LP' re I ,ar l'empereur François II en 1803.UUJERT (saint), évêque de Chartres , fut élevésicge en 1007 ; il eut pour maître Herbert (de-
puis pape), et pour protecteur le roi Robert. C’étaitun des plus savants hommes de son temps. Il mou-rut en 1029. On le lcte le 10 avril. Ses Œuvres,qui contiennent des sermons, des hymnes, etc., ontété publiées en 1595 par Papire Masson . — Un au-tre Fulbert, chanoine à Paris, et oncle d’Héloïse ,n'est connu que par la cruelle vengeance qu’il exerçasur Abélard. Voy. abélard .
FULDE, Fulda, riv. d’Allemagne , naît dans leRhœngcbirge, près de Reusbach en Bavière ; de-vient navigable à Ilersfeld, et se joint près d llanœ-verisch-Mmden à la Werra , avec laquelle elle formele Weser . Cours, 140 kil.
FULDE, ville d'Allemagne , dans l'électorat deIlesse-Cassel, à 8 kil. S. de Hesse-Cassel, sur laFulde ; 9,270 hab. Cathédrale, église Saint-Michel,château avec jardins, gymnase et bibliothèque.Lainages , toiles, faïence, porcelaine, etc. Aux envi-rons, beau château, dit de la Faisanderie. Abbayecélèbre, fondée en 744 par saint Bonit'ace. — Fulde a dans le dernier siècle donné son nom à un petitétat qui eut d'abord le titre d'évêché (1752-1803),puis de grand-duché (1803), et qui fait aujourd'huipartie de la Hesse électorale; il est borné au N. parle Rhccngebirge, au S. par le Yogclsberg : 60 kil.sur 17 ; 122,000 hab. La province de Fulde futformée en 1821 de l'ancien grand-duché de Fulde ,de la principauté d'Hersfeld, et du comté de Smal-calde.— L'abbaye de Fulde fut sécularisée en 1803.Son territoire passa successivement au prince deNassau-Orange, au grand-duc de Francfort (Dal-berg), appartint un instant à la Prusse (1817), etfut enfin partagé entre la Hesse et la Bavière .
FULGENCE (saint), Fabius Claudius Fulyenlius,évêque de Ruspc ou Ruspina en Afrique , né vers468 à Lcplis dans la Byzacène, était intendant dudomaine dans sa province, lorsque la lecture dequelques ouvrages de saint Augustin le déterminaâ entrer dans la vie religieuse. Après avoir fait unvoyage à Rome en 500, pour visiter le. tombeaudes apôtres, il fut nommé évêque de Ruspina ; ilfutexilé peu après parThrasimond, roi des Vandales ,qui favorisait les Ariens. Rappelé par Hildéric , suc-cesseur de Thrasimond, Fulgence mourut en 533. Ila laissé plusieursouvragesde polémique dans lesquelsil combat les Ariens, les Nestoriens, les Eutychéens,les Pélagicns, et il mérita tant par son stylesquepar son zèle d'être surnommé Y Augustin de son siècle.Ses œuvres ont été publiées à Paris , 1 vol. in-4,Paris, 1684 et Venise , 1742, in-fol. Il a aussi laisséquelques écrits littéraires, entre autres Enarrationesallegoricte fabularum. On fête saint Fulgence le1" janvier.
FUI.CENCE. Voy. TLANCIADE et GOTESCALC.
F'ULHAM, bourg d’Angleterre (Middlesex), surla Tamise, à 9 kil. S. O. de Londres ; 17,000 hab.Beau château, à l'évêque de Londres .
FULLEBORN (Georges-Gustave), né à Glogau en1769, exerça les fonctions de ministre évangélique:professa l'hébreu, le grec et le latin à Breslau , etmourut en 1803, à 34 ans. Quoique enlevé si jeune,11 a laissé des travaux utiles sur la philologie et laphilosophie; le plus Important est intitulé : Frag-ments pour l'hist. de la philosophie, Zultichau, 1791.
FULMINANTE (lfîc.ion). Voy. melitene.
FULRADE, abbé de Saint-Denis au vin* siècle,d’une puissante famille d'Alsace , contribua beau-coup à placer Pépin sur le trône des Mérovingiens.Chargé de missions importantes par ce prince prèsdu souverain pontife, et par le souverain pontife prèsdes rois lombards, il les termina toutes heureuse-ment, obtint de grands honneurs pour lui-même etde grands privilèges pour son abbaye, où il mouruten 777. Alcuin lui fit une magnifique épitaphe.
F'ULTON (Robert), célèbre mécanicien, né vers1767 aux États-Unis , à Little-Britain en Pensyl-