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vanie, morlen ISIS, se livra d'abord à la peinture,puis se voua exclusivement à l'étude de la méca-nique, et fit plusieurs inventions utiles, telles qu'unmoulin pour scier et polir le marbre, une machine àfaire des cordes, un bateau pour naviguer sous l'eau,une machine pour faire sauter les vaisseaux enl’air, etc.; enfin il perfectionna le bateau à vapeur ; onlui attribua même cette invention, qui appartient à laFrance ( F.marq. deJouFFROY,au Sï^o/.);c’estàPa-risqu’il fit, en 1802, l’essai de son nouveau modedenavigation; mais la France eut le tort de n’y pasaccorder assez d'attention. L’Amérique l’accueillitavec empressement, et, en 1807, il lança le premierbateau à vapeur sur l’Hudson pour la navigationentre Albany et New-York . Fulton a laissé entreautres ouvrages un Essai sur les canaux.
FULV1A gens, illustre famille de Rome , se divi-sait en cinq branches ; les Curvus, les Nobilior, lesFlaccus , 'es Pœtinus et les Cenlumalus. Elle fournità la république plusieurs consuls et plusieurspréteurs. Voy. fulvius.
FULV1E, courtisane romaine, avait pour amantle chevalier Quintus Curius, complice de Catilina ;elle lui arracha le secret de la conspiration , ledécouvrit à Cicéron , et sauva ainsi la république.
fulvie, femme du tribun P. Clodius , puis deMarc-Antoine. Après le meurtre de Clodius , elle fitplacer son cadavre devant sa maison, et souleva lepeuple qui s’était assemblé autour d'elle. Ayantépousé Antoine , elle le seconda dans ses proscrip-tions, et ne montra pas moins de cruauté que lui :elle se fit apporter la tête de Cicéron , et lui perçala langue avec un poinçon d'or. Pendant qu'Octaveet Antoine faisaient la guerre contre les meurtriersde César, elle exerça dans Rome la souveraine au-torité ; s'étant ensuite liguée avec L. Antoine, frèredu triumvir, elle forma contre Octave un parti trèspuissant, et le força à en venir aux mains. Obligéede quitter Rome , elle s’enferma avec L. Antoinedans Pérouse, où elle soutint un long siège : la fa-mine seule put la déterminer à se rendre (41 av.J.-C.). Elle alla rejoindre son époux en Asie ; maisle chagrin que lui causa la passion de celui-ci pourCléopâtre la conduisit au tombeau (40).
FULVIUS NOBILIOR (M.), préteur en Espagne ,l'an 196 av. J.-C., y fit de grandes conquêtes, ets’empara de Tolède , place qui avait été regardéejusqu’alors comme imprenable. Consul l’an 189 av.J.-C., il fit la guerre en Grèce , soumit les Ëtoliens,et s'empara d'Ambracie et de l'ile de Céphalénie.Nommé censeur dix ans après avec Emilius Lepidus,son ennemi mortel, il renonça généreusement à sonressentiment pour le bien de la république.
fulvius flaccus (M.), consul l'an 125 av. J.-C., se-conda les tentatives des Grecques , fit exécuter la loiagraire et voulut faire obtenir à tous les peuples d'I-talie le droit debourgeoisie. Cité devant le peuple avecCaïus Gracchus par le consul Opimius pour rendrecompte de sa conduite (121), il refusa de répondre, ets'empara du mont Aventin ; mais il y fut poursuiviet égorgé avec un de ses fils par ordre du consul.
FUMAY, cli.-l. de cant. (Ardennes ), à 5 kil. N.de Rocroy ; 2,500 hab. Aux environs, nombreusesardoisières.
FUMÉE (Martin), sieur de Genillé, d’une famillede robe, originaire de Touraine , est auteur de plu-sieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : His-toire générale des troubles de Hongrie et de Tran-sylvanie, etc., Paris , 1594, in-8 ; Histoire des guerresfaites par l’empereur Justinien contre les Vandales etles Golhs , traduite du grec de Proeope, Paris , 1587,in-fol. ; Du vrai et parfait amour, contenant les amourshonnêtes de Théag'enes et de Charicle, 1599, romanqu'il annonça, par une supercherie encore nouvellealors, comme traduit du grec d’Athénagoras.
kil. N. E. de Yilleneuve-d'Agen : 2,000 hab. Deuxpapeteries.
FUMONE , ville de l'État ecclésiastique, à 11 kilN. O. de Frosinone ; 1,800 hab. Château où fui em-prisonné le pape Célestin V après son abdication.
FUNCHAL, capitale de l’île de Madère , par 19»16’ long. O., 32° 37’ lat. N.; 15,000 hab. Bonne»fortifications du côté de la mer ; baie peu sûre, oùpourtant se ravitaillent une foule de vaisseaux ; grandcommerce de vins avec les Anglais . Ënvirons déli-cieux. — Une rivière du Brésil se nomme aussiFunchal ; elle se jette dans l’Andayo, après un coursde 200 kil.
FUNCK . Ce nom a été porté par un grand nombrede savants allemands, dont le principal est Jean-Nic. Funck, né en 1693 à Marbourg , mort en 1)71,professeur d'éloquence, puis bibliothécaire à Rliin-tel. Il a fait sur la langue latine un ensemble detravaux qui offrent une histoire complète de cettelangue ; ce sont; De Origine linguae lannœ, Giessen ,| 1720; DePueritia ling. lat., Marbourg , 1720 et 1735:De Adolescentia ling. lat., Marbourg , 1723; De Vi-rili Ætate ling. lat., 1737 ; De Ser.ectute ling. lat.,en 3 parties, 1736, 1744, 1750. 11 fait dériver lelatin de l'ancienne langue des Germains.
FUNDI, auj. Fondi, ville du Latium , chez les Yola-ques, sur une baie dite lac de Fundi, était renom-mée par ses vins.
FUNDY (baie de)., dans l'Amérique du Nord ,entre la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick ;460 kil.de long. Plusieurs grandes îles; courants
FURCA, m. des Alpes Bernoises , à 12 k. 0. duSt-Gothard , se termine par deux pointes en fourche;2,532 mètres. Le Rhône prend sa source auprès.
FUNFKIRCIIEN, v. de Hongrie . V. cma-écusES
FURENS, ruisseau qui passe à Saint-Etienne etdont les eaux sont favorables pour la trempe desfers et aciers. 11 naît à 13 kil. S. E. de Saint-Etienne, traverse l'ancien Forez, et joint la Loire à 4 kil. N. de Saint-Rambert . Cours, 35 kil.
FURETIÈRE (Antoine), né à Paris en 1G20, morten 1688, s’attacha d'abord à l’étude du droit et futpendant quelques années procureur fiscal de Saint-Germain-des-Prés ; il prit ensuite les ordres et futnommé abbé de Chalivoy . 11 fut admis, en 1665. al’Académie Française ; mais cette compagnie l'exclutde son sein vingt-trois ans après, sur l'accusationd'avoir profité du travail commun pour composer ledictionnaire qui porte son nom. Furetière s’en vengeaen déclarant la guerre à l’Académie , et il ne cessad'écrire contre elle des factums et des libelles envers et en prose. 11 n’a paru du vivant de Fure-tière qu'un extrait de son dictionnaire, sous ce titre •Essai d’un Dictionnaire universel, etc., 1684. m-”.ce n'est qu'en 1690 qu’en furent données simulta-nément les deux premières éditions qui parurent aRotterdam ; la dernière édition de cet ouvrage a eipubliée par Brutel de la Rivière et Basnage ueBeauval, Amsterdam , 1725, 4 vol. in-fol. Réim-primé plus lard à Trévoux, le Dictionnaire de r "retière cessa de porter son nom, et ne fut desigque sous le titre de Dictionnaire de Trévoux , ru •tière est encore auteur du Roman bourgeois , 1».in-8 ; de Fables et de quelques autres écrits en pret en vers. 11 avait été avant son procès lié avec Bleau, Racine et La Fontaine , et il eut quelque Pà la parodie de Chapelain décoiffé (qui . .dans les Œuvres du satirique) et à la comédie
Plaideurs de Racine. »
FURGAULT (Nie.), helléniste, né enSaint-Urbain près de Châlons-sur-Marne , m01795, professa longtemps avec distinction la gmaire et les humanités au collège Mazarm. u .lui les ouvrages suivants : Nouvel abrégé de la S ,maire grecque, Paris , 1746, ïn-S, cmvrage apar l’ancienne université et qui resta classiqn J