GALL — 676 — GA LL
France en 585; se retira plus tard en Suisse , y fonda,à 8 kil. du lac de Constance , le célèbre monastère quiprit son nom ( Voy. saint-g au.) ; devint évêque de Con-stance, et mourut en 646. On le fête lel6octobre.
gall (François-Joseph ), fondateur de la crànio-scopie, né en 1758 à Tiefenbrunn près de Pforzheim (grand-duché de Bade), mort en 1828 à Montrouge près de Paris , était fils d’un marchand. Après avoirétudié à Bade et à Strasbourg , il se lit recevoir mé-decin à Vienne en 1785 et exerça quelque tempsdans cette ville. 11 y jeta aussi les fondements de ladoctrine à laquelle son nom est attaché, cherchantdans l'homme, et surtout dans la structure du crâne,les signes extérieurs des facultés et des capacitésnaturel les, et commença, en 1796, des cours par-ticuliers où il exposait ses idées nouvelles. Inquiétéà Vienne pour ses opinions, il vint à Paris en 1807,et y reçut un si bon accueil qu’il sè fit naturaliserFrançais (1819). Il fit pendant longtemps à l’Athénéedes cours publics qui popularisèrent sa doctrine, etpublia plusieurs ouvrages. On doit à Gall d'impor-tantes découvertes sur la structure du cerveau etsur les fonctions de cet organe. Il prétendit que lesinstincts, les facultés et les qualités intellectuellesou morales étaient attachés chacun à quelquepartie du cerveau, et chercha à découvrir le Biégeou l'organe de chaque faculté. Cette doctrine nou-velle a été nommée crâniologie , crânioscopie ; sespartisans la nomment aujourd’hui phrénologie. Lesfacultés fondamentales que Gall admettait sont aunombre de vingt-sept : 1° l’instinct de la repro-duction ; 2° l’amour de la progéniture ; 3° l’attache-ment; 4° le courage ou l’instinet de la défense;5° le penchant à la destruction et au meurtre;6» la ruse; 7° l’instinct de la propriété et le pen-chant au vol ; 8° l’orgueil; 9» la vanité; 10° Ja cir-conspection ; 11° la mémoire des choses; 12“ lesens des localités; 13° la mémoire des personnes;14“ la mémoire verbale; 15» le sens du langage;16° le sens de rapport des couleurs et le talent dela peinture ; 17° le sens des rapports musicaux oule talent de la musique ; 18° le sens du rapport desnombres ou talent mathématique ; 19° le sens de lamécanique et le talent de l'architecture ; 20° la sa-gacité comparative ; 21“ l’esprit métaphysique ;22“ l’esprit caustique ou de saillie ; 23“ le talentpoétique ; 24“ la bienveillance et le sentiment dujuste ; 25“ la mimique ; 26“ le sentiment religieux ;27“ la fermeté. Il assigne aux facultés animales etgrossières les parties postérieure et latérales de latête, aux facultés intellectuelles la partie antérieure,aux qualités morales le sommet. La doctrine de Galla trouvé de nombreux partisans et d’ardents con-tradicteurs ; on l’a attaquée avec l'arme du ridiculeet avec celle de la raison ; les métaphysiciens et lesthéologiens l’ont accusée de conduire au matéria-lisme et au fatalisme ; d'ailleurs, ses partisans ne sontpas d'accord sur l'emplacement des organes, surleur nombre, sur la classification des facultés {Voy.SPURZ3E1M). Quoi qu'il en soit, on ne peut contesterque Gall ait fait faire un grand pas à l’anatomie età la physiologie du cerveau. L’ouvrage fondamentaldu docteur Gall est le suivant : Anatomie et physio-logie du système nerveux en général et du cerveau enparticulier, 1810-20,4 vol.in-4 et in-fol.,et 1822-25,6 vol. in-8, avec un atlas de 100 planches in-fol.
GALLA1S (J.-Pierre), écrivain politique, né en1756 à Doué près de Saumur , mort en 1820, étaitentré jeune chez les Bénédictins . 11 combattit larévolution au péril de sa vie dans des brochureshardies, concourut à la rédaction de la Quotidienne,puis du Journal de, Paris ; et fut nommé en 1800 pro-fesseur d’éloquence et de philosophie à l'Académiede législation. 11 fut un des premiers à attaquer Na-poléon en 1814. L'empereur Alexandre le choisitpour son correspondant littéraire. Outre plusieurs
écrits de circonstance, on lui doit une suite deVHistoire de France d’Anquetil , Paris , 1820,2 vol. in-8.
GALLAND (Ant.), orientaliste et antiquaire, néen 1646, près de Montdidier en Picardie, mort en1715, accompagna en 1670 M. de Nointel , ambas-sadeur h Constantinople ; fit depuis deux autresvoyages en Orient, pendant lesquels il se perfec-tionna dans l’étude du grec et de l’arabe, et exé-cuta, avec le titre d 'antiquaire du roi , un grandnombre de recherches archéologiques ; fut admisen 1701 à l’Académie des Inscriptions , et devint en1709 professeur d’arabe au collège de France . Gal-land est surtout connu par le charmant recueil decontes intitulé : les Mille et une Nuits , qu’il tra-duisit de l'arabe, 1704-8, 12 vol. jn-12, souventréimprimé ; on a encore de lui les Contes et fablesdePidpaï et Lokman , publiés après sa mort, 1724,2 vol. in—12; Paroles remarquables, bons mots etmaximes des Orientaux, 1694, et une foule de sa-vantes dissertations sur des médailles grecques ouromaines et sur divers points d'archéologie.
galland (André), théologien, né à Venise en 1709de parents français , mort en 1779, entra chez lesOratoriens , et employa la plus grande partie de savie à publier une précieuse collection des Pères del’Église : Ribliolheca græco-latina veterum pulrumanliquorumque scriplorum ecctesiœ, Venise , 1765-81,14 vol. in-fol. On y trouve 380 écrivains des sept
premiers siècles.
GALLARATE , ville du roy. Lombard-Vénitien,à 35 kil. N. O. de Milan ; 3,800 hab. Fondée sui-vant les uns par les Gaulois, selon les autres parune légion romaine nommée Gallerita. Elle étaitflorissante au x' siècle; mais ses fortifications ontété détruites au xui”.
GALLAS, -peuple nomade de l’Afrique , répandusur les confins de l’Abyssinie méridionale, jusqu'auxfrontières occidentales des états situés le long de lacôte, entre Mélinde et Magadoxo. Les Gallas domi-nent exclusivement dans les états de Gondar, An-kober, Amhara , Angot, etc.; ils sont féroces et belli-queux; ils se distinguent des autres nègres par uneteinte moins foncée et par leurs cheveux qui sontlongs et non crépus.
GALLAS (Mathias), feld-maréchal d'Autriche , nédans le comté de Trente en 1589, mort à Vienne en 1647, servit d'abord sous Wallenstein ; il refusad’entrer dans les projets ambitieux de ce généralcontre l’empereur Ferdinand II , et les dénonça a ceprince dont il se concilia ainsi la faveur. Nommégénéral en chef de l’armée envoyée contre la France en 1636, Gallas s’avança sans obstacles jusqu a laville de Saint-Jean-de-Losne en Bourgogne ; maisil ne put prendre cette place, que ne défendaitqu'une faible garnison, et dut bientôt battre «retraite à l'approche du grand Condé . En l6u4, 1lit également contre les Suédois une campagne ma "heureuse, qui lui mérita, dit Puffendorf,la réputationd'être le premier général du monde pour perdreune armée.
GALLE, nom d’une famille hollandaise quifourni plusieurs graveurs distingués ; * ““WGalle, né à Harlem en 1537, mort à Anvers 1612, qui grava les chefs-d’œuvre de Breugi ,Stradan, etc.; — Théodore Galle , fils aîné de rmlippe, né à Anvers en 1560, qui grava d après nbens, Martin Vos ; — Corneille Galle , dit le V 1fils puîné de Philippe, et le plus célèbre de ceux qportèrent ce nom ; il naquit à Anvers vers yvisita l’Italie, grava d’après Van Dyck , P iarra ' rtou tRubens, Raphaël, Carrache , etc., et de »esremarquer par la correction et le bon n ou -dessins; _ Corneille, dit te Jeune, dis du précédent,