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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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né à Anvers en 1600; il n'eut pas le talent ni laréputation Je son père.

GALLEC1E, Gallœcia. Voy. GALICE .

GALLES, prêtres de Cybèle , ainsi appelés d'uncertain Gallus leur fondateur, qui parait n'être autrequ’Atys {Voy. ce nom ). En se faisant initier, ilsse mutilaient eux-mêmes. Ces prêtres fanatiqueset vagabonds, dont la Phrygie et la Galatie furent loberceau, se répandirent dans tout i'empire romain ;ils couraient de ville en ville portant l’image de ladéesse, jouant des cymbales et chantant des versappelés galliambes. lis prédisaient l'avenir et rece-vaient en échange de nombreuses aumônes. Leurchef se nommait archigalle.

GALLES (principauté de), Wales en anglais , Bri-tannia secunda, puis Cambria des anciens, contrée si-tuée dans la partie occidentale de la Grande-Bretagne ,a pour bornes au N. la mer d'Irlande,àl 'O. le canalde St-Georges, au S. le canal de Bristol, et à l'E. lescomtés de Monmouth, de Hereford , de Shrop et deChester qui font partie de l'Angleterre proprementdite : 65 kil. sur 140 ; 805,000 hab. (717,408 en 1821).La principauté de Galles se divise en 12 comtés ( Voy.Angleterre ). Le pays est partout hérissé de hautesmontagnes qu'entrecoupent des vallées profondes etqui s'étendent du S. O. au N.O. ; l'air y est vif et froid,mais le climat est fort salubre. Ces montagnes ren-ferment des mines de houille inépuisables; les métauxs'y trouvent également en abondance: l’argent et lecuivre à Caernarvon, le plomb à Cardigan , le ferdans tout le sud. L'agriculture est peu avancée dansle pays de Galles ; l’industrie consiste surtout dansla métallurgie et dans la fabrication de flanelles re-nommées. Les habitantB des montagnes parlentencore un idiome particulier, issu de l'ancien celteou gaélique {Voy. gaélique). — La principauté deGalles fut probablement peuplée par une colonie deGallo-Kymris sortie de la Bretagne , d'où lui vint lenom moderne de Galles ou Wales , et celui de Kym-bery ou de Cambria qu’on lui donnait anciennement.Les Romains firent de vains efforts pour soumettreles Cambriens. Suetonius Paulinus occupa uninstant le nord de cette contrée; mais au S. lesSilures attaquèrent les Romains , et, sous la conduitede Caractacus , ils résistèrent courageusement auxefforts d’Agricola. Lorsque les Romains quittèrentk» Grande-Bretagne (411 ), les Cambriens formèrentune sorte de monarchie fédérative, qui dans les joursde danger obéissait à un chef unique nommé pen-aragon.— Ces peuples opposèrent une barrière in-'uneible A touB les conquérants de la Grande-Bre-tagne . Ils repoussèrent également les Danois et lescasons. Guillaume-le-Conquérant essaya vainementaussi de les réduire ; ils ne furent soumis que parEdouard 1 (1282) ; çelui-ci donna le titre de prince, ^ son fils Édouard, et depuis cette époque

es lus aînés des rois d’Angleterre ont toujours portér*" 0 ! 11 ' ^ a fanion définitive du pays de Galles àAngleterre eut lieu en 1536 sous Henri YHI.galles (nouvelle-), Neui-Wales ou Wesl-Main, vas-e contrée de la Nouvelle-Bretagne, dans l’Amérique w Word (possessions anglaises), par 47» 30'-64» lat.l ' ® 83 “-i 08» long. O. Elle eBt bornée à l'E. parà Vif i ” u< ? son , au N. par le golfe de Chesterfield ,K . • et au S. 0. par des ramifications des montsle Han’ a , par le Haut-Canada , au S. E. parnu , ai ) a d a •• 2,200 kil. sur 450. Le Churchilllas,s * 1 Pi } a divise en deux parties, dites Nouv.-i, »! m , erl< n° na le et Nouv.-Galles septentrionale,le S ■ sélève à P eine à 89,000 individus:très établissement est le Fort-York. Climatson • n/’ 9ur .* ou ^. sur les bords de la mer d’Hud-dans ipanmoins il est fort sain; végétation maigreGalles «u? 1 P 13 ' 3 développée au S. — La Nouv.-le mononole a <h. 1S l aU S ouverneur du Canada : maispu uu commerce, qui consiste principale-

ment en fourrures, appartient à la compagnie de labaie d'Hudson.

GALLES DU SUD (NOUVELLE-), New-Soulh-Wales ,vaste colonie anglaise située dans la partie orien-tale de la Nouv.-Hollande, s'étend depuis le capYork jusqu'au cap Wilson, par 10° 39’-39° 11' lat. S.Ses limites à l'O. sont incertaines et s'étendent au-delà des montagnes Bleues. Sa longueur du capYork au cap Wilson est de 310 myriamètres. Lacolonie ne comptait que 13,000 liab. en 1802; en1821 elle en comptait 37,068; en 1842 on portaille nombre des hab. à I30,000,dont25,000 criminelsdéportés. La Nouv.-Galles est divisée en 10 comtés:Cumberland , Campden, Argylc, Westmoreland, Nor-thumberland, Roxburgh, Londonderry, Durham ,Ayr et Cambridge. Il faut y joindre l'ile de Norfolk où l'on relègue les déportés récalcitrants. Aullesprincipales : Sydney ou Port-Jackson (ch.-l.), dans lecomté de Cumberland; Botany-Bay , Paramaia, Ba-thurst, Port-Macquarie. — L'intérieur de la Nouv.-Galles est peu connu ; les côtes sont découpées par ungrand nombre de baies et baignées par le golfe Car-pentarie. Les rivières principales sont le Macquarie,le Castlereagh, le Hastings, l'York , etc. Le climatest très chaud; néanmoins 11 est très salubre. Lavégétation y est puissante et originale; ou y atrouvéplusieurs animaux jusqu’alors inconnus, entreautres le kangourou, le wombat, le phascatomis, etl’ornithorinque. Les indigènes appartiennent àla race nègre et ont l’intelligence fort peu déve-loppée. La population européenne se compose decolons, la plupart anglais , et de déportés {convicts).— La colonie de la Nouv.-Galles fut fondée dans lebut d’en faire un lieu de déportation. Cook l'avaitdéjà visitée en 1770; en 1788 le capitaine Philips yaborda avec 800 condamnés et fonda l'établissementde Botany-Bay ; mais bientôt après il transféra lacolonie à Port-Jackson ou Sydney . La colonie reçutde rapides accroissements. En 1823 on adjoignit augouverneur un conseil législatif de cinq membres.Une banque, des cours d’assises, des églises, desthéâtres y furent établis; de nombreuses routes fu-rent tracées. La prospérité de la col. s’accroît de jouren jour. Depuis 1848 , on n’v envoie plus de convicts.

GALLES (prince de)", titre que porte l’héritierprésomptif de la couronne d'Angleterre . Voy.Édouard, et galles (principauté de).

GALLES (îledu prince-de), ou Poulo-Penang, îlede l’Asie, située à l'entrée du détroit de Malacca ,a pour ch.-l. Penang . En 1822 elle comptait 45,127hab.. Malais, Chinois, Bengalis et Européens (cesderniers au nombre de 400 seulement). Cette îleappartenait jadis aux Malais; elle fut donnée en doten 1766 au capitaine anglais Light qui avait épouséla fille du roi malais; celui-ci lui donna le nomqu'elle porte auj. et la vendit à la compagnie desIndes qui fit de cette île un lieu de station pour lesvaisseaux qui commercent avec la Chine .

GALLET, chansonnier, né à Paris vers 1700,était épicier droguiste. D'un caractère jovial, il vé-cut dans l'intimité de Piron, Collé , Panard, et fitde société avec eux plusieurs pièces fort gaies quieurent du succès ; mais il négligea en même tempsses affaires, fit banqueroute, et mourut dans la mi-sère, 1757.—Un autre Gallet, joueur célèbre du xvii*siècle, est mentionné dans les satires de Régnier (sa-tire xiv), et dans celles de Boileau (sat. vm). Ilperdit toute sa fortune d’un coup de dés.

GALL1A. Voy. gaule.

GALLICANE ( église ), c.-à-d. église des Gaules et de France . Cette église , tout en étant sincèremen*attachée à la foi catholique et au Saint-Siège , a con-servé avec plus de fidélité certaines franchises et li-bertés qui lui venaient des premiers temps. Elle areconnu plus hautement et enseigné plus constam-ment la distinction des deux puissances et leur indé-