GASS
— 685
GATA
Pépin el Charlemagne les soumirent et les remi-rent sous la dépendance des ducs d'Aquitaine . LaGascogne formait alors un duché comprenant sixcomtés : Bigorre, Bordeaux, Agen , Fezensac, Lec-toure, et le comté de Gascogne propre, qui avaitpour ch.-l. la ville de St-Sever , nommée pour cetteraison Cap-dc-Gascogne. Le titre de duc de Gasco-gne passa en 1036 à la mais, de Poitiers par suite dumariage de Brisque, fille de Sanche 111, duc deGascogne, avec Guillaume, comte de Poitiers etd'Aquitaine ; en 1137 le mariage d’Eléonore, héri-tière des comtes d’Aquitaine, avec Louis VII , réunitun instant la Gascogne à la couronne de France ;mais le second mariage de cette princesse (avecHenri Plantagenet, 1152) mit la Gascogne sous ladomination anglaise. Elle resta aux Anglais jus-qu’en 1453, époque à laquelle Charles Vil la réunitdéfinitivement à la France .
GASCOGNE (golfe de), Aquitanicus sinus. On dé-signe sous ce nom la partie de l’Océan Atlantique comprise entre les côtes occidentales de la France et les côtes septentrionales de l'Espagne .
GASCONS, VASCONS ou BASQUES. Voy. bas-ques et Gascogne . — On étend vulgairement ladénomination de Gascons à tous les habitants dupays compris entre les Pyrénées et la Garonne . LesGascons ont l’esprit fin, délié, adroit, fécond eninventions; mais ils ont aussi la réputation defanfarons.
GASSENDI (Pierre), philosophe français , né àChamptercierprès de Digne, en 1592, mort à Paris en 1655, se fit remarquer par sa précocité, obtintau concours une chaire de rhétorique dès lage de16 ans, et enseigna la philosophie et la théologie àAix à 2i ans. 11 embrassa l'état ecclésiastique, de-vint en 1623 prévôt de la cathédrale de Digne, etfut pourvu d’un bénéfice avantageux qui lui permitde bonne heure de quitter l’enseignement pour laculture des sciences. En 1624, il publia une criti-que d'Aristote ( Exercitaliones paradoxicæ adver-sus Aristolelem) qui souleva beaucoup d'adversaires,mais qui attira sur lui l’attention. En 1645, il futappelé à Paris et nommé professeur de mathéma-tiques au collège de France . 11 se lia avec les sa-vants les plus distingués, tels que Galilée, Képler ,Hobbes, Mersenne, Pascal, Lamothe-le-Vayer , etdevint le centre de leurs réunions. Gassendi fut unsavant universel et se distingua à la fois commephilosophe, physicien, mathématicien, astronome,historien, antiquaire ; mais c’est surtout commephilosophe qu’il est célèbre. Il fut un des premiers«sentir le vide de la philosophie d'Aristote et il l’at-taqua hardiment dans ses Exercilationes ; il luipréférait celle d’Epicure , et il fit des travaux d’uneérudition admirable pour restaurer et réhabilitercette doctrine si longtemps oubliée et condamnée." P u Mia dans ce but trois ouvrages importants :
. p !a et moribus Epicuri , 1647; Animadversioncsl » horum X Diogenis Eaerlii , 1649 ; Syntagma philo-sophies Epicuri , 1649; il y rassemblait tous lespassages des anciens où il est parlé d’Epicure , ex-posait etconfirmait plusieurs des opinions de ce phi-osophe, tout en combattant avec force ses dog-es impies. Gassendi se forma en outre une doc-nne à lui, sorte d’éclectisme qui avait le sensua-isme pour base; il l’exposa dans son Syntagmain,\ OÎ °i * cum ; ouvra g e posthume, où il traitees les parties de la science. 11 eut avec Descartesté» jv** ,' scuss ' ons et écrivit contre lui deux trai-nl) v 'metaphysica adversus Cartesium, 1 642;i et . inslanl iœ adversus Cartesii metaphy-idpps '■ ^ attaquait surtout la doctrine des
Hem, » 1 * a 8 ’ et ense igmtit que toutes nos idéesa .. sens, les unes immédiatement, les
Unupt 1 ?! d S t ? ,iaent * Enûn u réfuta ïe s folies mys-4 de Roueri Fludd et de Morin. Outre les
ouvrages que nous venons de citer, on doit à Gas-sendi plusieurs traités d’astronomie, d’importantesdécouvertes sur cette science, et d’excellentes bio-graphies de TychoTBrahé, Copernic, Peyresc , etc.Toutes ses œuvres ont été réunies à Lyon , 1658,et Florence, 1728, en 6 vol. in-fol., avec sa viepar Sorbière. — Gassendi a laissé des disciples nom-breux ; les plus célèbres sont : Bernier, qui a donnéun excellent Abrégé de sa doctrine, le poète Mo-lière et Bachaumont, tous épicuriens.
Gassendi (J.-J. bàsilien de), général de brigade,issu de la même famille que le précédent, né àDigne en 1748, mort en 1828, se distingua à Ma-rengo et surtout au passage du St-Bernard, puisentra dans l’administration, et devint sénateur sousl’empire. On lui doit un bon manuel d’artillerie.GASSICOURT. Voy. cadet de gassicourt.GASSION (Jean de), maréchal de France , né hPau en 1609, servit d’abord en Piémont sous le duode Rohan, passa ensuite en Suède, près de Gustave-Adolphe ; se signala à la bataille de Leipsick, gagnéepar ce prince en 1631 ; revint en France après lamort de Gustave, et commanda l’aile droite del’armée française à la fameuse journée de Rocroi (1643). La même année, après s’être signalé denouveau à la prise de Thionville , il fut créé maré-chal de France. En 1647 il reçut un coup de mous-quet au siège de Lens , et mourut 6 jours après.
GASSNER (J.-Joseph), célèbre eiorciste, né en1727 àBratz.sur les frontières de la Souabe , morten 1779, fut d'abord curé de Klœsterle dans le paysdes Grisons , et se lit une grande réputation par desguérisons que l’on regarda comme miraculeuses.Plein de foi et croyant que les maladies étaientl’effet de la possession, il prétendait les guérir enchassant les démons au nom de Jésus . Il parcourut,à partir de 1773, la Suisse et une partie de l’Allema-gne , suivi d’une foule da malades, et séjourna sur-tout à Elwang, à Sulzbaoh, à Ratisbonne . A la fin,l’autorité ecclésiastique et l’empereur Joseph 11,alarmés de l’influence qu’exerçait ce thaumaturge ,le forcèrent b. cesser ses exorcismes et à se renfer-mer dans sa cure (1777). On a écrit une foule devolumes, soit pour raconter, soit pour discuter lesmiracles de Gassner . 11 a écrit lui-même une Ins-truction pour combattre le Diable (en allemand ), 1774.
GASTE1N, Gastanium en latin moderne, bourgdes Etats autrichiens (Autriche ), à 40 kil. S. O.de Rastadt . Aux environs, eaux thermales trèsfréquentées: plomb aurifère et argentifère. On croitque cette ville occupe l’emplacement de l’ancienneAugusla Antonini.
GASTINAIS. Voy. gatinais.
GASTINE, petit pays du Haut-Poitou, avait pourch.-i. Parthenay . 11 fait auj. partie du dép. desDeux-Sèvres .
GASTON, poète, né à Rhodez en 1767, mort en1808, servit dans l’armée de Condé, puis se réfugiaen Russie ; revint en France sous le consulat et fut.fait proviseur du lycée de Limoges . On a de lui unetraduction de Virgile en vers, Paris , 1808. Elleest bien inférieure à celle de Delille.
GASTON DE FOIX, D’ORDÉANS. VoiJ. FOIX, ORLÉANS .
GASTOUNI, ville de l’état de Grèce (Elida), à110 kil. N. E. de Tripolitza; 3,000 hab. Petit port,château. Aux environs, ruines de l’ancienne Elis.—L’ancien fleuve Pénée se nomme aussi Gastouni ;—ilse jette dans un golfe dit pareillement de Gastouni .
GATA, ville d’Espagne (Badajoz ), sur lariv. Gata,au pied des monts de Gata, à 50 kil. S. O. de Yalen-cia; 2,400 hab. Châtaignes, porcs.
gata (monts de), montagnes d’Espagne , font par-tie de la chaîne carpétano-vettonique, et lient lesmonts de Grédos à la sierra Estrella ; la Gala (af-fluent de l’Alagon ) y prend sa source. Ces monta-gnes tirent leur nom des carrières d’agates qui s’ytrouvent en abondance.