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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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GATAKER (Thomas), théologien et critique an-glais, né à Londres en 1574, mort en 1654, futsuccessivement instituteur particulier, prédicateur,et recteur de Rotherhithe (Surrey ). On a de luiplusieurs ouvrages de controverse et d’autres écritsdont les plus remarquables sont : un Discours surla nature et l’usage des loteries , 1619, in-4; unebonne édition, avec traduction, de Marc-Aurèle , pré-cédée d’un discours préliminaire sur la philosophiedes Stoïciens, qui renferme de savantes recherches,et six livres de remarques critiques sous le titred ' Adversaria miscellanea, 1651. Une partie des écritsde Gataker a été publiée sous le titre d’Opéra cri-tica, Utrecht , 1678, in-fol.

GATES (monts), dans l'Hindoustan . Voy. chattes.GATES (Horace), général américain, né en An-gleterre vers 1728, s'établit dans la Virginie vers1763, et prit les armes en faveur de sa nouvellepatrie lors de la guerre de l’indépendance. Chargédu commandement de l’armée américaine du norden 1776, il battit le général Burgoyne en plusieursrencontres et le força à mettre bas les armes à Sa-ratoga le 17 octobre 1777. Nommé en 1780 généralen chef de l’armée américaine du midi dans la Ca-roline, il s’efforça vainement de résister à lordCornwallis . H mourut en 1806.

GATESHEAD, ville d'Angleterre (Durham ), surla Tyne , est considérée comme un des faubourgsde Newcastle, dont elle n’est séparée que par unpont de pierre; 15,000 hab. Fer fondu, etc.

GATJEN (saint), évêque de Tours , un des apôtresdes Gaules, vint d’Italie en ce pays vers 250, fit ungrand nombre de prosélytes, et souffrit le martyreplusieurs années après. On le fête le 18 décembre.

GATINAIS, Wastiniensis Comitatus, pays doFrance, divisé en Gâtinais français (dans l’Ile-de-France ) et Gâtinais Orléanais. Le premier avait pourcapitale Nemours , et forme auj. la partie S. O. dudép. de Seine-et-Marne . Le second avait pour ca-pitale Montargis , et renfermait le petit pays dePuisaye; il forme auj. l’E. du dép. du Loiret etquelques portions de ceux de la Nièvre et del’Yonne . — Le Gâtinais eut dès le xi* siècle descomtes particuliers. Geoffroy-le-Barbu, l’un deux,fils d’Hermengarde, sœur de Geoffroy-le-Martel,comte d’Anjou, succéda à son oncle dans le comtédeTouraine,maisfut dépouillé par Foulques, son frèrecadet. Celui-ci, craignant la colère du roi de France ,Philippe, lui céda le Gâtinais pour conserv. ses conq.

GATTEL, lexicographe, né à Lyon en 1743, mort en1812, enseigna la philosophie à Lyon , la grammairegénérale à Grenoble , et devint sous l’Empire pro-viseur du collège de Grenoble . On a de lui un Dic-tionnaire espagnol-français et français-espagnol ,Lyon, 1790, et un Dictionnaire portatif français ,Paris , 1797 , réimprimé avec des augmentations en1819, 2 vol.in-8 : c’est un ouvrage estimé.

GATTES (cap de), énorme rocher situé en Espa-gne sur la côte de Grenade, a environ 35 kil. decircuit, et 80 mètres de haut.

GAU , ancien nom qui désignait une circonscrip-tion territoriale, en usage en Germanie vers le tempsdu démembrement de l’empire romain . Les gausétaient administrés par un comte dit gaugraf. Ilreste encore beaucoup de vestiges de eet ancienusage dans les noms de Brisgau, Thurgau ( d’oùThurgovie), Nordgau, Sündgau , etc.

GAUBlL (Antoine), savant missionnaire jésuite,né à Gaillac (Languedoc) en 1689, fut envoyé à laChine en 1723 , y apprit parfaitement les langueschinoise et mantchoue, devint interprète de la courimpériale, exerça cette charge pendant 30 ans, etmérita l'entière confiance de l’empereur. Il mourutà Péking en 1759. C’est peut-être celui de tous lesEuropéens qui a le mieux connu la littératurechinoise . On a de lui ; Traité historique et critique

de l’astronomie chinoise; Histoire de Gentckiscan(Gengis-Khan ), et de toute la dynastie des MonyouxParis, 1739, in-4 ; Traité de la chronologie chinoise';une traduction française du Chou-King , livre quirenferme les traditions historiques de la Chine etde ses souverains, Paris , 1771 ; des notices et deslettres, insérées dans le recueil des Lettres édifiantestom. 16, 26 et 31.

GAUBRESTIÈRE (la), village de France (Ven-dée), à 9 kil. des Herbiers ; 1,630 feux. Forges, mi-nes de fer.

GAUCHER DE CHATILLON. Voy. chatillon.

GAUDEN (J.), évêque anglais , était chapelain deWarwick lors du commencement de la guerre ci-vile sous Charles I " r , et se déclara d'abord pour leparlement (1643) ; mais à la vue des excès que com-mettait ce parti, il changea d’opinion, et publia peude jours après l’exécution du roi un ouvrage qui eutun grand succès, 1 ’Éikôn basilikè , Portrait du rodans ses souffrances, qu'il fit paraître sous le nomdu roi lui-même. Au retour de Charles II , il futfait évêque d’Exeter , puis de Worcester (1662).

GAUDIN DE SAINTE-CROIX. Voy. Brinvil-liers .

GAUGAMELA, vaste plaine de l’Assyrie , à l'O.du Tigre et à peu de distance d'Arbèles ( auj. Er-bil). C’est là que se livra la fameuse bataille vulgai-rement dite d'Arbèles. (Voy. arbèles ).

GAULANITIDE , petit pays de Palestine, s'éten-dait depuis le mont Hermon au S. jusqu’au fleuveHiéromax. Il avait pour ville principale Gamala.

GAULE. On désignait sous ce nom ; 1° la Gauleproprement dite ou Gaule Transalpine (France ac-tuelle); 2° la Gaule Cisalpine (Italie septentrionale);3» la préfecture des Gaules, qui comprenait les îlesBritanniques, la Gaule Transalpine et l’Hispanie ,et qui prenait son nom de la Gaule , son principaldiocèse.

I. gaule proprement dite, GalliaTransalpina.mtrée de l’Europe ancienne, comprenant à peu près laFrance actuelle, plus la Belgique , avait pour limitesau N. et à l’E. le Rhin et les Alpes , au S. la Médi-terranée et les Pyrénées , à l’O. l’Océan. Elle était ha-bitée, avant l'arrivée des Romains, par des peuplesde quatre races différentes : 1 » des Celtes ou Galls ;2° des Germains (Kymris ou Cimbres, Belges etVolques, Volcœ); 3° des Ibères ou Ligures ; 4” desGrecs (les Massiliotes et leurs colonies). La Gaulen’avait pas de nom général, pas de division géogra-phique avant la conquête de César. Les Grecs 1 ap-pelaient vaguement Celtique. Les Romains, qui enpossédaient depuis l'an 121 av. J.-C. une portionau S. E. qu'ils appelaient Provincia (la Provencemoderne), ne connaissaient pas les limites et 1 étendue du reste.

Lor3 de la conquête de César (59 avant J.-C.).on distinguait dans la Gaule deux parties ; la Pro-vince romaine , dite aussi Gallia braccata , à causedes braies ou hauts-de-chausses que portaient leshabitants; la Gaule libre, ou chevelue (Gallia co-mata ), ainsi nommée à cause des longs cheveux queportaient les Gaulois; celle-ci se subdivisait: r eBelgique , alors bornée au N. et à l'E. par le Km(Bhenus ), au N. O. par la mer do Germanie, aS. O. par la Marne (Matrona)e t la Seine (Sequanaj,2° en Aquitaine, entre l’Océan, la Garonne et lesryrnées ; 3° en Gaule propre ou Celtique, entre le Un n ?la Garonne, l’Océan, la Seine, la Marne , et la par-tie inférieure du Rhin . A cette époque la Gauicomptait, dit-on, 400 peuples et 800 villes, m rD ™_des confédérations où les plus faibles étaient grpés à divers titres comme sujets ou comme ch e “autour des plus puissants. Ceux-ci étaient ; ‘Belgique, les Betlovaci, Suessiones , Bemt, ira <Nervii ; 2° en Celtique, les Helvetii , Sequatn, >Arverni, Aremorici, Carnules, Senones ; 3° en Aq