Buch 
Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
Entstehung
Seite
694
JPEG-Download
 

GENE — 694 — GENL

gbnève (cantonde), le 22" de la confédération suisse (incorporé depuis 1815), entre le canton de Vaud auN., la France au N. O., la Savoie au S. et à l'E.,28 kil. sur 9 ; 62,000 h. dont 34,000 Calvinistes.Ce canton a été formé de l’ancienne république deGenève, plus quelques districts de la Savoie et dupays de Gex. 11 possède, outre Genève , deux villes,Versoy et Carouge; il a deux enclaves dans le can-ton de Vaud. On y parle français .

Genève ( lac de ) ou lac Léman , Lemanus lacus ,Genfer-see des Allemands, au S. O. de laSuisse, entrele canton de Vaud et le Valais : 70 kil. de long sur 13de large. Le Rhône le traverse. Ses eaux nourrissentdes poissons exquis ; ses côtes offrent des sites dé-licieux et célèbres (entre autres la Meillerie ). 11 estexposé à des crues subites; les tempêtes y sontaussi très fréquentes. Néanmoins la navigation yest fort active.

GENÈVE (robert de). Voy. Robert.

GENEVIÈVE (sainte), Genovefa, patronne de Paris ,née à Nanterre près de Paris vers l’an 423, n'était,selon l’opinion commune, qu’une simple bergère.D’après le conseil de saint Germain d'Auxerre , elleconsacra sa virginité à Dieu . Après la mort de sesparents, elle vint demeurer à Paris chez sa mar-raine, et y mena une vie toute de piété et d’absti-nence. Lors de l’invasion d’Attila dans les Gaules (45l), les Parisiens effrayés voulurent abandonnerleur ville : Geneviève les retint en leur prédisant queParis serait épargné, et la prédiction s'accomplit. Aune autre époque elle procura des vivres aux Pari-siens affligés d'une disette. A sa prière, Clovis litbâtir en l'honneur de saint Pierre et saint Paull'église qui depuis porta le nom de la sainte elle-même (au haut de la montagne de Sainte-Gene-viève, à Paris ). Elle mourut le 3 janvier 512. Sesreliques étaient exposées à la vénération des fidèlesdans l’église qui lui était consacrée ; depuis la des-truction de cette église, eties le sont dans celle deSaint-Etienne-du-Mont. l'ne neuvaine, commençantchaque année le 3 janvier, jour de la mort et dela fête de la sainte, attire une foule considérabledans cette église.

Geneviève de Brabant , fille d’un duc de Brabant,épousa, vers l’an 710, Siffroy, châtelain de Hohen-Simmeren, au pays de Trêves , et fut accusée d’adul-tère auprès de son mari par l’intendant Golo, qui avaiten vain essayé de la séduire. Siffroy, alors absent, or-donna de la faire périr, ainsi qu'un enfant qu’ellevenait de mettre au monde, et dont elle était en-ceinte au départ de son époux sans que celui-ci lesût. Les hommes chargés d'exécuter l’ordre bar-bare ne purent se résoudre à le faire , et abandon-nèrent la mère avec l’enfant dans une forêt, où,selon la légende, une biche les nourrit de son laitpendant six ans. Au bout de ce temps (737), Siffroyretrouva fortuitement son épouse dans une chasseoù il poursuivait la biche nourricière ; il reconnutl’innocence de Geneviève, lui rendit tous ses hon-neurs, et fit mettre à mort le perfide Golo. Gene-viève , à l’endroit même où elle fut trouvée, bâtità la Vierge la chapelle de Frauenkirchen , dont lesruines existent encore et attirent beaucoup de pèle-rins. Cette aventure a fourni le sujet d'un grandnombre de légendes, romans, complaintes, drameset tragédies; les tragédies de Tieck et Muller sontles seuls écrite remarquables qu’elle ait inspirés.

GENEVOIS (comté, puis duché, de), Gebennensisducalus, ancienne province des États sardes, dansle duché de Savoie, entre la prov. de Carouge auN. O., le Faucigny au N. E., la Savoie supé-rieure au S. E., la Savoie propre au S. 0. Ch.-l.,Annecy . Ce pays appartint d’abord aux comtes deGenève (d'où le nom qu’il a retenu, quoique la villede Genève n'en fasse nullement partie); il passa en-suite à Humbert et Othon de Villara, puis à la mai-

son de Savoie qui l’érigea en apanage avec le titrede duché, en 1564. Le Genévois fut de nouveau in-corporé à la Savoie en 1659. De 1792 à 1815, il futcompris dans l’empire français et forma une partiedu dép. du Mont-Blanc . Il fut rendu aux États sardesen 1815.

GENÉVOIS (Charles-Félix , duc de), depuis roide Sardaigne , mort en 1831. Voy. charles-félix.

GENÈVRE (mont), Janus mons, montagne quiappartient à la chaîne des Alpes Cottiennes , sur lalimite de la France et des États sardes, dans le dép.des II.-Alpes ; hauteur, 3,686 mètres. La Duranceet la Doire Ripaire ont leurs sources près de cemont. Quelques auteurs croient que c’est sur cepoint qu’Annibal franchit les Alpes .

GENGA (della), pape. Voy. Léon xii .

GENG1S-KHAN (TÉMUDJiN,dil),e.àd JePam, Khan,célèbre prince mongol , né l'an 1164 de J.-G., morten 1227, était d’abord simple chef d’une hordemongole, tributaire des Tartares Khitans , qui étaientalors maîtres de la Tartarie orientale. En peu d’an-nées, il agrandit prodigieusement son faible héri-tage ; il conquit le pays des Mongols Naimans, celuides Tartares Oïgours (1209) et la Chine septentrio-nale (1213); soumit la Corée (1219), la Transoxane(1221), le Khoraçan et l’Irak -Adjémy (1222), leKharism et plusieurs provinces de la Perse orientale,enfin le Kandahar et le Moultan (1224). Il était alorsmaître d’un territoire de plus de 6,000 kil. en lar-geur, s’étendant de la ville de Tauris, sur la merCaspienne, à Pékin . En mourant, il partagea cesvastes états entre ses quatre fils, qui lui avaientservi de lieutenants dans toutes ses conquêtes;Tchouchi-Khan (ou son fils Batu-Khan ) eut le Kap-tchak et la Russio mérid.; Tchagataï, le Turkestan et l'Asie centrale ; Mangou, la Perse; et Oktaï-Khan,la Chine , où il régna sous le nom de Taïtsoung etfonda la dynastie des Yen ou Mongols. Gengis-Khan se montra souvent conquérant inhumain et barbare.Par ses ordres, les villes de Boukara et de Samarcandfurent détruites, et une foule de monuments desarts et des lettres furent anéantis dans Pékin .

GENGISKHAN1DES, nom sous lequel on désigneles princes mongols descendants de Gengis-Khan,qui régnèrent sur les principaux états de l’Asie , du xii*au xiv' siècle. Voy. gengis-xhan.

GÉNIE, Genius chez les Romains, Dœmoncheiles Grecs, dieu subalterne, espèce d’ange gardien,qui, dans les croyances des Grecs et des Romains,présidait à la vie de l’homme. On lui offrait du vin,de l’encens, des fleurs, jamais de victimes sanglantes;ce qu’on pouvait faire de plus agréable pour métait de se livrer soi-même au plaisir • aussi lesRomains disaient-ils genio indulgere (satisfaire songénie) pour s'abandonner au plaisir.— On nommaiJunones les génies des femmes.

GENIL, rivière d’Espagne . Voy. xenil.

GENLIS ou JENLIS, ch.-l. de cant. (CÔte-dOr ),à 15 kil. 8. E. de Dijon ; 860 hab. — H y » a “'

tre Genlis dans le dép. de l’Aisne , à 6 kd. W.Chauny ; il a 745 hab.

GENLIS (Félicité-Stéphanie ducrEST de saint-Aubin, comtesse de), née au château de Onumpcprès d’Autun en 1746, d’une famille noble,pauvre, morte en 1830, reçut une éducation -lante, qu’elle dut en partie à la générosité du rifinancier La Popelinière , et fut mariée des lagquinze ans au comte Bruslart de Genlis ( u Imarquis de Sillery). Nièce de madame de Monte >qui avait épousé en secret le duc d'Orléans, jeobtint par son crédit la place de dame d nonnla duchesse de Ghartres et fut bientôt cha gl’éducation de la fille de cette princesse (depdame Adélaïde) et des trois princes ses fils■ lPhilippe, duc d’Orléans, auj. roi de,Fr, , n > e J f-veurde Montpensier et le comte de Beaujolais ), b»