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dont elle jouissait et ses talents littéraires lui at-tirèrent beaucoup d'envieux; elle fut même accuséed'être la maîtresse du père de ses élèves. Elle paraîtavoir puissamment contribué à lui faire prendreparti contre la cour. Quoi qu’il en soit, madame deGenlis fut forcée d’émigrer en 1792; mais elle re-vint en France pendant le consulat et reçut unepension de Napoléon, avec lequel elle entretenaitcorrespondance. A la Restauration, elle perdit toutcrédit ; néanmoins elle reçut jusqu'à sa mort unepension de la maison d'Orléans. Madame de Genlisa laissé de son mari deux filles ; elle avait perdu unfils mort en bas âge. On regarde aussi comme safille lady Paméla, qui épousa lord Fitz-Gérald. Lesouvrages de madame de Genlis ne s'élèvent pasà moins de quatre-vingts; ils se rapportent pres-que tous à l'éducation et consistent en comé-dies, fables, romans, etc. Les principaux sont :Théâtre d'éducation à l’usage des jeunes personnes,Paris , 1771-80, 4 vol. in-8 ; Annales de la venu,1782, 2 vol. in-8; Adèle et Théodore, ou Lettres surl'éducation, 1782,3 vol. in-8 ; Les TeiUées du château,1784, 4 vol. in-12; les Petits émigrés, 1798, 2 vol.in-8 ; Les Vœux téméraires ou T Enthousiasme, 1799,3 vol. in-12; Contes moraux, 1802 et 1803, 4 vol.in-8. Elle a aussi composé de nombreux romans histo-riques, parmi lesquels on remarque: Mademoiselle deClermont, 1802; La Duchesse de la Vallière, 1804; Ma-dame de Maintenon, 1806 ; le Siège de La Rochelle ,1808. Elle publia en 1825 des Mémoires (10 vol. in-8),qui offrent des révélations curieuses, mais qui firentgrand scandale. Madame de Genlis se montra dansses premiers écrits fort hostile aux philosophesdu xvni' siècle. Dans ses ouvrages d'éducation,écrits pour la plupart avec élégance et remplis d’in-térêt, elle enseigne une morale pure, et parle à lafois au cœur et à la raison ; il est fâcheux qu'ellen ait pas toujours prêché d’exemple.
GENNADE,prêtre (etnon évêque) de Marseille , m.\ers495. On a de lui De Dogmatibus, De Viris illus-l ™us, où il traite des écrivains ecclésiastiques (impr.a la suite d'un ouvr. analogue de St Jérôme ; et à part,parJ.Fuchte, Helmst., 1612). Ecrivain érudit, maisne peu de jugement ; on suspecte son orthodoxie.
gennabe (George scholarius, plus connu souslenom de), né à Constantinople vers 1400, lut juge-général des Grecs et secrétaire de Jean Vil, et suivitcet empereur au concile général de Florence (1439).j 1 y appuya d'abord la réunion des deux églises; maisn changea ensuite de système et fut un des plusardents adversaires de l'union. A son retour enrece, il se lit moine. Après la prise de Constan-mopie: par les Turcs, il fut nommé patriarche etÇÇut 1 investiture de Mahomet II; il abdiqua en 1458t mourut vers 1464. Dans les disputes philosophiqueson t° n î? m P, s ’ *1 prit parti pour Aristote et écrivitfïmAon' 6 Pléthon , défenseur du platonisme,«nu a (J° se Ph~Aurèle de), avocat et juriscon-
onÂt A , a P les - né en 1701, mort en 1761, unit le” 1 "f® lettres à celui de la jurisprudence. Il futdo i. m .„ en par le roi Charles VIII magistratmin-t Vr^ e ^?P le8 > chargé en 1741 parlenistre lanucci de préparer un code uniforme
élovA t0Ut • j°y aurae ) et remplit diverses fonctionsnisw’ S01 À t * an . s Renseignement, soit dans l'admi-Rotr,, iw- n ' • lui < ^ 0 * t Prieurs ouvrages ingénieux :iu21tVX r j sconsuUorum , 1131, in-4 ; Feriœ au-mke 17J>2 >.°ù l’on trouve une partie du DigesteGEnmÏo 8 atlns ay ec assez de bonheur.
Loire a , P* 1 -: 1 - âe cant. (Maine-et-Loire ), sur laN à J 4 kü - N - O. de Saumur ; 1,500 hàb.
GENOILHÂc
ou GENOU1LLAC (Jacques galiot
de), seigneur d’Acier, grand-maître de l'artilleriede France , né vers 1466, lit ses premières armesen Italie, sous Charles VIII ; se trouva à la bataillede Fornoue et s'y distingua, ainsi qu’à celle d’Agna-del ; fut placé en 1512 à la tête de l'artillerie ;assista à la bataille de Marignan , et à celle de Pa-vie, où ses sages conseils ne furent pas suivis parFrançois I ; fut nommé gouverneur de Languedocen 1545, et mourut l’année suivante, âgé de plusde 80 ans. — Son fils (François) Galiot d’Acier, néen 1516, mourut avant lui, en 1544, des blessuresqu’il avait reçues à la bataille de Cérisoles.
GENOLA. v. des Etats Sardes (Coni ), à 17 k. E.de Saluces . Mêlas y battit Championnet, 1799.
GENOVEFA1NS, chanoines de l’abbaye de Sainte-Geneviève, connus aussi sous le nom de Congréga-tion de France , remontent aux premiers temps dela monarchie ; on pense qu'ils furent institués parClovis vers 500 pour desservir l’église de Sainte-Geneviève que le roi de France venait de fonder;ils suivaient la règle de Saint-Augustin. Ils subi-rent plusieurs réformes, notamment en 1626, où onleur donna pour supérieur le P. Ch. Faure, hommed'une piété exemplaire. Les Génovéfains desser-vaient les paroisses, administraient les hôpitaux etles maisons de charité, dirigeaient les séminaires;plusieurs se sont illustrés dans les lettres. Ils avaientpour chef - lieu l'édifice qui forma depuis labibliothèque de Sainte-Geneviève et le collège Hen-ri IV . A la fin du xvm' siècle, ils comptaient 107maisons et plus de 1,300 membres.
GENOVESE (le), peintre. Voy. strozzi.
GKNOVES1 (Antoine), philosophe italien, né en1712 à Castiglione, près de Salerne , reçut les or-dres, mais préféra l'étude de la philosophie à cellede la théologie. Il fut d'abord professeur extraordi-naire de métaphysique à l’université de Naples ,puis fut nommé professeur ordinaire de morale.En 1754, Bartolomeo Intieri , homme riche, et amides sciences, fonda pour lui à Naples une chaired’économie politique ; il la remplit avec le plusgrand succès et l'occupa jusqu'à sa mort, 1769.Genovesi fut éclectique en philosophie, et tâcha deconcilier Bacon et Descartes, Locke et Leibnitz ; ilcréa en Italie l'économie politique, et exerça parses écrits une grande influence ; mais il mérita d’êtrecensuré pour ses opinions théologiq. 11 écrivit d'aborden latin et donna dans celte langue des Éléments demétaphysique, 1743, et une Logique, 1745. Mais de-puis il adopta dans ses écrits la langue vulgaire : ilpublia en 1758 des Medilazionifilosofiche; en 1766,une Logica per gli giovanetti, et Scienze melafisiche;en 1767, Diceosina , traité de morale.
GENSER1C, roi des Vandales (428-477), était le 2"fils du roiGodégisile, et succéda à Gundéric , son frère.Il passa d'Espagne en Afrique , l’an 429, à la sollici-tation du gouverneur romain de ce pays, le comteBoniface, qui s'était révolté contre l’empereur d'Oc-cident., Valentinien . Boniface, rappelé au devoir parsaint Augustin, voulut plus tard repousser l’ennemiqu’il avait appelé ; mais il fut vaincu par le roi bar-bare. Genseric s'empara de Carthage en 439, y éta-blit le siège de son royaume, et força l’empereur à luiaccorder la paix. Quelque temps après, Valentinien ayant été tué par Pétrone Maxime , Eudoxie, sa veuve,appela Genséric en Italie pour venger la mort de sonmari. Genséric accourut aussitôt, prit Rome (455),la pilla pendant 14 jours, en emporta des trésorsimmenses, et emmena Eudoxie elle-même en cap-tivité. Après son retour en Afrique , il agranditencore ses états. II mourut redouté en 477.
GENSONNË (Armand), né à Bordeaux en 1758,était en 1789 avocat au parlement de cette ville. Ilfut envoyé en 1791 à l'Assemblée législative , et s’vfit remarquer en provoquant la déclaration de guerrecontre l’Autriche . Député à la Convention par la