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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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GIAO — 708 — GIBR

jHYZEH, villedelaMoyenne-Ëgypte.Voy. djizeh.

GIAC (Pierre de), ministre et favori de Char-les VII , fut élevé au ministère par le crédit deLouvet. Afin de se maintenir à ce poste, Pierre deGiac favorisa les goûts de Charles VII pour le re-pos et la mollesse, et fit échouer les entreprises duconnétable de Richemont en détournant l'argentdestiné aux frais de la guerre ; le connétable,n’espérant pas obtenir justice du roi, fit enleverGiac, et le traduisit devant une commission extraor-dinaire. 11 fut condamné à mort. On le mit dans unsac et on le jeta à l’eau, à Dun-le-Roi , 1426.

GIAFAR ouDJAFAR, sixième imam de la raced’Ali, né à Médine en 702, mort en 765, reçut lessurnoms de vrai et de preux (seid hathal ), pour sesvertus et les exploits imaginaires que les légendeslui attribuent. Les Chyites le vénèrent comme unsaint.

giafar ou djafar , fils d’Yahia, de la famille desBarmécides , l’une des plus illustres et des plus an-ciennes de la Perse , fut d’abord le compagnon etle favori du calife Haroun-al-Raschid ; il est re-présenté sous ce caractère dans les Mille et uneNuits. Après la disgrâce de Fadhl, sonfrère aîné, illui succéda au titre de visir et déploya dans ceshautes fonctions des talents et des vertus ; néan-moins, il ne tarda pas à éprouver une terrible dis-grâce, et il entraîna dans sa chute toute sa famille.Il périt en 803, par l’ordre d’Haroun, et tous lesBarmécides furent exterminés ou exilés. La vérita-ble cause de sa mort paraît avoir été son amourpour Abbassa, sœur du calife. Voy. barmécides.

GIANNI, poète et improvisateur, né vers 1760 àRome, mort â Paris en 1823, parcourut l’Italie , etexcita un enthousiasme généra! par son talent pourl’improvisation. Il improvisa devant Bonaparte àMilan, et celui-ci lui donna plus tard le titre depoëte impérial. Gianni chanta avec exaltation lesvictoires du héros. Ses hymnes guerriers sur lesbatailles de Marengo, d’Austerlitz, d’iéna, etc.,sont des chefs-d’œuvre en ce genre. Il passa lesdernières années de sa vie dans une dévotion mys-tique qui ressemblait beaucoup à la folie.

GIANNONE (Pierre), écrivain italien , né en1676 à Ischitella (Pouille), fut quelque temps avo-cat à Naples , et publia dans cette ville en 1723 uneHistoire civile du royaume de Naples, ouvrage rem-pli de savantes recherches, mais aussi de passageshardis, où il contestait l'autorité temporelle du Saint-Siège . Cette liberté lpi attira dans son pays toutes sor-tes de difficultés de la part des gouv. de Naples etde Rome . L’ouvr. fut mis à l’index, et l'auteur ex-communié se vit forcé de quitter Naples. 11 menalongtemps une vie errante et chercha un asile suc-cessivement à Vienne, auprès de l'empereur Char-les VI, à Venise, à Padoue, à Modène, à Genève .Attiré par trahison en Savoie , il y fut arrêté en1736 par ordre du roi de Sardaigne , et enfermé àTurin ; il mourut dans sa prison en 1748, aprèsavoir fait une rétractation inutile. Son histoire deNaples a été traduite en français dès 1742, en 4 vol.in-4, La Haye (Genève ). Jacques Vernet, ministreprotestant, en avait précédemment extrait les pas-sages les plus hardis contre la cour de Rome, sousle titre A'Anecdotes ecclésiastiques, La Haye , 1738,in-8. Giannone a aussi composé quelques autresécrits contre les papes. Ses Œuvres posthumes ontété publiées 5 Lausanne , 1760, 1 vol. in-4.

G1AOUR, e.-â-d. mécréant, terme injurieux dont lesMusulmans se servent pour désigner les infidèles, àquelque religion qu’ils appartiennent. On le faitdériver d'un mot persan qui veut dire partisan duveau d’or ; il ferait alors allusion aux adorateurs duveau d’or, dont le Coran parle souvent avec mépris.D'autres donnent à ce nom le sens de chien. Ondoit à Byron un poème intitulé : le Giaour.

GIAT, bourg du dép. du Puy-de-Dôme , à 50 kil.O. de Clermont-Ferrand ; 1,950 hab.

GIAVENNO, ville des États sardes, au pied desAlpes Cottiennes, à 28 kil. S. E. de Suse ; 8,000 hab.Soieries, toiles, tanneries, forges.

GIBBON (Edouard), célèbre historien anglais , néen 1737, d'une famille ancienne, à Putney (Surrey ),mort en 1794, montra de bonne heure un goûtprononcé pour l'étude. Fort jeune encore, il chan-gea deux fois de religion ; il passa du protestan-tisme au catholicisme après la lecture de l 'Histoiredes variations de Bossuet ; puis revint du catho-licisme au protestantisme, pour se conformer audésir de ses parents. En 1770, il entra au parle-ment, et y siégea pendant huit ans ; mais il n’yjoua aucun rôle important. En 1761, il publia unEssai sur l’élude de la littérature, qui le fit con-naître dans le monde savant, en France surtout;cet ouvrage était écrit en français . En 1776 parut le1 er vol. Ael’History of the décliné and fall oj tlie ro-man empire [Histoire de la décadence et de la chute del’empire romain); l’ouvrage ne fut achevé qu’en1787. On y trouve une érudition vaste et so-lide, une critique aussi exacte qu’ingénieuse, un in-térêt de narration presque toujours soutenu ; mais onreproche à Gibbon d’avoir rabaissé le christianisme,et d’avoir montré peu de sympathie pour les souffran-ces des premiers Chrétiens. VHistoire de la déca-dence, etc. a été traduite dans presque toutes leslangues de l’Europe . Le premier volume fut traduiten français par Leclerc de Septchênes, secrétairedu cabinet de Louis XVI , ou, assure-t-on, parLouis XVI lui-même ; les volumes suivants le fu-rent par MM. Cantwell, Demeunier et Boulard.Cette traduction a été refondue par M. Guizot , quiy a joint une Notice sur la vie e< le caractère deGibbon , et des Notes sur l’histoire du christia-nisme, Paris , 1812, 13 vol. in-8. Lord Sheiïield,ami de Gibbon , a donné les œuvres diverses [Mis-cellaneous Works ) de Gibbon , en 3 vol. in-4, dontles deux premiers parurent en 1796, et le troisièmeen 1815 seulement ; elles se composent de Mémoiresautobiographiques, d’une vaste Correspondance,A'Extraits raisonnés, de Lectures , etc. Les mémoiresde Gibbon ont été traduits par Marignié, Paris , 1798,2 vol. in-8. Le talent de Gibbon a été fort bienapprécié par M. Villemain dans son Tableau de lalittérature au xviii* siècle.

GIBEL , mot arabe qui signifie montagne. Vou.

DJÉBEI. et ETNA .

GIBELINS , parti politique, partisan de la maisonimpériale de Souabe, et opposé aux Guelfes . Voy■guelfes. ...

GIBERT (Balthasar), professeur de l’umversiiede Paris, né à Aix (1662), enseigna d’abord la philoso-phie au collège dit de Beauvais , puis la rhétoriquau collège Mazarin . En 1740 le roi, mécontent aRéquisitoire de Gibert en faveur de la bulle om-genilus, l’exilâ à Auxerre . Il a laissé : laque ou les Règles de l'éloquence, in—12 ; /asemedes savants sur les auteurs qui ont traité de la ntorique; Observations sur le Traité des étudesRollin, et des Éloges de Lamoignon, de ^ esmes :,,'

gibert (J.-P.), né à Aix en 1660, enseigna la tlogie à Toulon et à Aix , puis s’établit à P ar J s ,mourut en 1736. Il a surtout écrit sur tecanon. On lui doit un Corpus juris canomci,

n GIBRALEON, Ossonoba, ville d’Espagne (Séville ),à 9 kil. N. E. de Huelva , sur l’Odicl 4,000 ha».Petit port. Vieux palais des ducs de Bejar . r 'etc. Commerce d’exportation. . T .n

GIBRALTAR, Calpe des anciens, Oibel-ai-‘ «des Arabes , ville de la péninsule espagn ,

36“ 6’ lat. N., 7° 39' long. O., à 110 Kil.

Cadix sur un cap qui domine la Méditerrané (