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mom), avec une très belle baie et un vaste port ;20,000 hab. C’est une des places les plus fortes del’univers. Le rocher sur lequel est situé Gibraltar offre de profondes cavernes, qui sont autant d’ar-senaux à l’épreuve de la bombe. Géographiquement,Gibraltar est dans l'Andalousie , mais elle est pos-sédée par l’Angleterre depuis 1704. Elle sert auxAnglais d’entrepôt pour une infinité de marchan-dises d’Amérique et d’Orient, et fait un grand com-merce de contrebande avec l’Espagne. Les Anglais surprirent cette ville en 1704, pendant la guerrede la succession d’Espagne, et le traité d’Utrecht leur en confirma la possession. Gibraltar coûte im-mensément à l’Angleterre ; mais cette place est pourelle la clef de la Méditerranée. La France et l'Espagne réunies ont plusieurs fois tenté de la reprendre, en1704, en 1727, en 1779 et en 1782 (cette dernièrefois à l’aide des fameuses batteries flottantes ded’Arçon) ; mais toujours sans succès. On fait dériverle nom de Gibraltar de l'arabe gibel el Tarik, mon-tagne de Tarik ( le premier général qui ait amenéles Maures en Espagne ), ou de Gibel-el-Teir, mon-tagne de l’oiseau.
Gibraltar ( détroit de ), fretum Gaditanum ouHercuteum des anciens, entre la péninsule hispa-nique et l’empire de Maroc , n’a que 15 k. dans sapartie lapins étroite.Uncourantcontinuel traverse cedétroit et porte les eaux de l’Océan dans la Médi-terranée, dont le niveau est moins élevé. — Selon
les anciens, ce détroit n’existait pas primitivement;d’après la fable, ce serait Hercule qui aurait donnépassage aux eaux de l’Océan, en séparant les deuxmonts Abyla et Calpe , qui depuis portèrent le nomde Colonnes d'Hercule.
GIBRALTAR (le baron de). Voy. elliot.
G1BRAT (J .-B.), doctrinaire , né vers 1727, prèsde Cordes, diocèse de Tarbes , mort en 1803, étaitprincipal du collège de Castelnaudary . Il a écritune Géographie moderne , qui a eu 7 éditions ; et uneGéographie ancienne, sacrée et profane, 1790, 4 vol.in-12, qui mérite d’être consultée.
G1BSON (Edmond), évêque de Londres , né en1669, mort en 1748 , se distingua par une connais-sance approfondie des langues du nord, des anti-quités de son pays, et des droits ainsi que des de-voirs du clergé anglais . 11 a publié, entre autres ou-vrages , une traduction latine du Chronicon saxoni-cum, avec l’original anglo-saxon et des notes, Ox-°- j une traduction anglaise de la Brilan-
nia de Camden, Londres , 1695, et les Œuvres post-humes de sir Henri Spelman relatives aux lois elant W'lés de l'Angleterre, Oxford , 1698.
GIE (Pierre, maréchal de), vicomte de Rohan ,ne en Bretagne vers 1450 , donna à Louis XI deombreuses marques de dévouement, et fut créépar lui maréchal de France en 1475. En 1479 il re-piit en Flandre toutes les places dont MaximilienAutriche s'était emparé , et que Louis avait réu-es a la monarchie après la mort du duc deurgogne, Lharles-le-Téméraire. Il servit avec lameme distinction sous Charles Vlll et Louis XII ;
ay , an r l déplu à la reine Anne de Bretagne ,ifwnv iî cncS u ' 8 ^ d fut en fermé au château deété 1 » i* 508 A ! *! y resta 6 ans et m. en 1513, Gié avaitr.»"*»" 8 du c d’Angoulême (François I ).retl a ’ ““mon en latin moderne, ch.-l. d’arr. (Loi-faenn a d’Orléans ; 5,330 hab. Faïence
a cm m® \ ’ CommCT cç de blé, vins, laines.—Onde rLn , ^ or ^’ t l ue Gtnabum est la ville actuelleles mniiî et non P as Orléans , comme le pensentcanton n rs ^graphes. - L’arr. de Gien a 5Sullv ni, r A are ! Châtillon-sur-Loire , Ouzouer .
GlFiyd Ü len )’ 4 . 9 com ®unes et 43,643 hab.département °, mp ° mana > Petite presqu'île dans leoffreunT»a duV ïï’ au N - de Hle Porquerolles;fade au N. O. Poste militaire, batteries.
G1ER, petite rivière de France , sort des Céven-nes, passe à Rive-de-Gier (Loire ), et tombe dans leRhône près de Givors .
GIERAGE, ville d’Italie. Voy. gerace .
G1ERAP1ETRA, ville de l’île de Candie, côteS. Evêché grec ; petit port, château.
GIER1G (Théophile-Erdmann), philologue al-lemand, né à Wehrau (Haute-Lusace ) en 1753, futrecteur à Lennep dans le duché de Berg, profes-seur de théologie et gymnasiarque à Dortmund, en-fin professeur et recteur au lycée de Fulde, où ilmourut en 1814. On a de lui: Plutarchi institutaelex.cerpta apophlhegmata laconica, etc., Leipsick,1779, in-8; C.Ptinii Secundi panegyricus, Leipsick,gr. in-8 ; la Vie , le Caractère moral et le méritelittéraire de Pline le jeune , Dortmund, 1798, gr.in-8;G. Plinii Cœcilii Secundi epistolarum libri decem, etc.,1806, in-8.
GIESSEN, ville du grand-duché de Hesse-Darm-stadt, sur la Lahn et la Wieseck , à 8 kil. E. deWetzlar ; 7,300 hab. Université luthérienne, fondéeen 1607 ; biblioth. riche en mss. Filature de laines ;étoffes de coton, etc. Ville jadis fortifiée.
G1FFEN (Hubert van). Voy. giphanius.
GIFFORD (André), né à Bristol en 1700, morten 1784, fut bibliothécaire du Musée britanniqueet se distingua comme antiquaire. Il possédait uneriche bibliothèque, qu’il légua à la ville de Bristol .
Gifford (William), critique anglais distingué,né à Ashburton (Devonshire ), vers 1755, mort en1826, fut d’abord mousse, puis apprenti cordonnier,et dut à son talent naturel pour les vers la protec-tion du chirurgien Cookesley qui le fit entrer à l’u-niversité d’Oxford . Gifford est surtout connu commerédacteur du Quarterlij Review, revue écrite dansl’esprit des Tories, qu’il fonda à Londres en 1809pour l’opposer à YEdinburgh Review; il avait pré-cédemment rédigé le journal The Anti-Jacobin. Sesprincipaux ouvrages sont la Baviade et la Mœviade,satires contre le mauvais goût du temps, 1794 et 1795:une Traduction de Juvènal , 1802, in-4.0n lui doitla publication des Œuvres de Massinger , 1808, 4vol. in-8, et de Ben-Johnson, 1816, 9 vol. — Unautre Gifford, Jean, né en 1758, mort en 18 1 8, semit aux gages des Tories, publia de nombreux pam-phlets de circonstance, et écrivit sur l’histoire deFrance quelques ouvrages qui eurent du succès lorsde leur publication. Il a laissé une Histoire de Will.Pill et de son époque, 1809, 3 vol. in-4, qui con-tient de précieux renseignements.
G1GEL, G1GELLI, GIGERI . Voy. djigelli.
GIGL1 (Jérôme), littérateur italien, né à Sienne en 1660, mort à Rome en 1722, professa avec ungrand succès la littérature toscane dans sa ville na-tale, et y jouit pendant quelque temps d’une grandefaveur; mais son penchant à la satire lui attira ungrand nombre d’ennemis ; on le perdit dans l’espritdu grand-duc Cosme III , et il se vit bientôt dis-gracié, dépouillé de ses fonctions et de sa fortune.On a de lui des Drames (en musique) sacrés et pro-fanes, représentés avec le plus grand succès sur diffé-rents théâtres d’Italie ; des Comédies, les unes tra-duites ou imitées du français (surtout de Molière !,les autres originales ; une édition des Œuvres desainte Catherine avec un vocabulaire, 1717, in-4, etc.Gigli avait été admis dans les academies des Inlor-nati à Sienne, des Arcades à Rome , et dans celle dela Crusca à Florence .
GIGLIO, Igiiium, île delà mer Tyrrhénienne , surles côtes de la Toscane , par 8° 35’ long. E., 42° 21'lat. N. : 1,200 hab. Mont., beau marbre. Pêche etagriculture.
GIGNÂC, ch.-l. de cant. (Hérault ), à 19 kil. S. E.de Lodève ; 2,500 hab. Savon. Commerce d'amandes,eau-de-vie, huiles.