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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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quatre qui arrosaient le Paradis terrestre. Voy.EDEN et DJIHOUN.

G1JON, Gigia, ville d'Espagne (Oviedo ), sur l'O-céan, à 35 kil. N. E. d’Oviédo ; 6,260 hab. Bon port,vieux château, batteries. Belle place publique, arode triomphe. Antiquités romaines. Bibliothèque,école de navigation, école des sciences exactes. Fa-briques de vases en grès, chapeaux, toiles, cou-vertures. Patrie de Jovellanos et du sculpteur Luisde Vega. Premier séjour des rois d’Oviédo.

GILA, rivière du Mexique (Sonora ), naît dans laSierra-de-los-Mimbres, et grossit le Colorado, aprèsun cours de 520 kil.

GILBERT (saint). Il y a plusieurs saints de cenom : 1» un évêque de Meaux , élu en 995, morten 1015: on Thonore le 13 février; — 2° un gentil-homme d’Auvergne ; il avait d'abord vécu à la cour,et avait accompagné Louis-le-Jeune à la croisadeen 1146 ; à son retour, il embrassa la vie monasti-que et fonda l’abbaye de Neuf-Fontaines, qui pritdepuis le nom de Saint-Gilbert ; il mourut en 1152,le 6 juin ; on l’hon. Ie6 juinetle 3 oct. ;—3° un religieuxanglais de Sempringham dans le comté de Lincoln,né vers 1084, mort, dit-on,en 1189, à 106 ans; ilfonda plusieurs monastères de filles et d’hommes ;les moines institués par lui prirent le nom de Gil-bertins. On l'honore le 4 février.

Gilbert de la porrée, Porretanus , évêque dePoitiers , né dans cette ville vers 1070, professapendant quelque temps la dialectique et la théologieà Paris , se mit à la tête des Réalistes et attaqua vive-ment les Nominaux. Plusieurs de ses propositionsthéologiques furent condamnées par le concile tenuà Reims en 1148 ; mais il se rétracta, et ne s'occupaplus jusqu'à sa mort (1154) que du soin d’in-struire ses diocésains. On a de lui, entre autres ou-vrages, un traité philosophique Des six Principes,imprimé avec plusieurs anciennes éditions d’Aristote .

Gilbert (Guill.), médecin de la reine Élisabeth,né à Colchester en 1540, mort en 1603, fit de nom-breuses expériences de physique, et fut un des pre-miers à découvrir les propriétés de l’aimant. On ade lui : De Magnete, magnelicisque corporibus, etc.,Londres , 1600, et plusieurs autres écrits qui ont étéréunis par W. Boswell, sous ce titre : De mundinoslri sublunaris philosophia nova , Amsterdam ,1651, in-4. 11 expliquait tout par l’aimant.

Gilbert (Nie.-Jos.-Laurent), poète satirique, néen 1751, à Fontenoy-le-Château (Lorraine ), d’unefamille pauvre, vint à Paris après avoir achevé sesétudes, n’ayant d’autres ressources que son talent. Ils'essaya d’abord dans le genre de l’ode, mais ne re-cevant pas l'accueil qu’il attendait, il devint misan-thrope, et embrassa le genre de la satire ; il attaquasurtout les philosophes avec virulence ; ses attaqueslui firent des ennemis sans le tirer de la misère. Pen-dant qu’il luttait ainsi contre la mauvaise fortune,une chute de cheval le rendit fou ; il fut conduit àl'Hôtel-Dieu : dans un de ses accès, il s’étranglaen avalant une petite clef, et mourut à l’âge de29 ans (1780). La meilleure édition de ses oeu-vres est celle du libraire Dalibon, 1 vol. in-8, Paris ,1822 ; on yremarque surtout Le dix-huitième Siècle,satire ; Mon Apologie , et une Ode imitée des psau-mes, qu’il composa huit jours avant sa mort. Ontrouve dans sa poésie une verve et une énergie quipromettaient un grand poète.

G1LDAS (saint), né en Bretagne vers Tan 494,mort vers 570 ou 580, fonda aux environs de Vannes le monastère de Rhuis, dont Abélard fut abbé.Onl’h.le29janv.—llyeut vers le même temps un autresaint Gildas, né en Écosse , qui a laissé des ouvra-ges de piété;—. et un troisième, dit le Sage, né dansle pays de Galles , que Ton regarde comme le plusancien écrivain de la Grande-Bretagne .

GILDON. comte et gouverneur de l’Afrique au

IV e siècle, dune famille puissante de Mauritanie ,se révolta contre Honorius en 393, et se mit à litête d’une armée de 70,000 hommes. Il fut vaincupar son propre frère Mascezel en 398 et s'étrangla.,

G1LIMER, roi des Vandales en Afrique , descen-'dant du fameux Genséric , s’empara du trône en530, après en avoir précipité le faible Ilildéric. Jus-tinien, empereur d’Orient, voulant venger son allié,ou plutôt saisissant ce prétexte pour attaquer lesVandales, envoya Bélisaire contre l'usurpateur. Bé-lisaire s’empara de Carthage , défit Gilimer à lasanglante bataille de Tricaméron, et s’empara de sapersonne. Justinien fit du royaume des Vandales une province de son empire, mais accorda à Gili-mer un domaine considérable dans la Galatie .

GILJOUN ou GIL10N, une des îles de la Sonde,près de la côte E. de Madura, par 111° 55’ long.E., 6° 25' lat. N.; 6,600 hab.

GILLES (le comte), Ægidius , général romain quicommandait en Gaule au v' siècle. Voy. ægidius .

Gilles (saint), Ægidius , Grec de nation, vint,selon la légende, d'Athènes en Gaule au commen-cement du vi' siècle, aborda près de Marseille ; semit sous la conduite de Césaire, archevêque d’Arles ;fut chargé par ce prélat d’aller à Rome présenterune requête au pape Symmaque , et fonda, dansun lieu nommé depuis Saint-Gilles, un monastèredont il fut le premier abbé. Il mourut en 550. Oncélèbre sa fête le 1" septembre. — Selon une autretradition, saint Gilles aurait vécu au siècle suivant,du temps de Wamba , roi visigoth.

Gilles de paris, Ægidius Parisiensis , poète ethistorien du xm e siècle, était diacre et vivait sousPhilippe-Auguste et Louis VIII ; il enseigna lesbelles-lettres à Paris . 11 composa pour le princeLouis, fils de Philippe-Auguste , un poème latinintitulé : Carolinus, en 5 livres, où il chante Char-lemagne, et le propose pour modèle au jeune prince.

Il a aussi écrit Hisloria primæ expedilionis hiero-solymitanœ , publié par D. Martenne ( Anecdotes ,tom. III).

Gilles (Jean), J, Ægidius Nucerensis, né, à cequ’on croit, à Noyers en Auxois, vers la fin duxv' siècle, était professeur et correcteur d’impri-merie à Paris . On a de lui un recueil de proverbessouvent cité : Proverbia gallicana secitndum onlitunalphabeti reposila et lalinis versiculis traducta , Pa-ris, 1519, trad. en français sous ce titre ; Proverbescommuns et belles sentences, etc., 1602.

Gilles (Nicole), chroniqueur français du xv'siè-cle, fut notaire et secrétaire de Louis XII , puis se-crétaire du trésor jusqu’en 1496, et mourut à Panien 1503. lia écrit: Les Annales et Chroniques tuFrance, de l'origine des Français jusqu’au roi wur-les VIII, Paris , 1492, in-4, souvent réimprimé, ncontinué par dom Sauvage, Belleforest , Cuap-puis, etc. , ....

Gilles (Pierre), en latin Gyllius , naturaufrançais, né en 1490 à Alby , mort en 1535, estdes premiers qui aient fait des recherches uudans les sciences naturelles. Il visita les bordsla Méditerranée et de l’Adriatique, fut envoyéle Levant par ordre de François I, exploraries r ■nos de Chalcédoine , revint dans sa patrie a la sde M. d’Aramont, ambassadeur de France , tut Ppelé en Italie auprès du cardinal d’ Armagna imourut à Rome . On a de lui : Ex Æliant l,tslalini facti, itemque ex Porphyrio, J/elio®”’ 0 : Çpiano, libri XVI; De vi et nalura animahum wunus ; Degallicis et lalinis nominibus pisciiun» „ *Sébastien Gryphe , 1533, in-4, inséré dans 1d’Elien publiée, par Conrad Gesner , Zuricl, '

in-fol.; De Bosphoro Thracio libri très, LJ on ' n ^ ’in-4, Leyde, Elzevir , 1032 et 1635, i n -24; .

pographia Conslantinopoleos et de illitts anuqbus libri IV, Lyon , 1561, in-4.